dimanche 3 mai 2009

Ethnos et démos



Dans Haaretz, Shulamit Aloni, 80 ans et ancienne leader du Meretz, le parti laïc de gauche (qui n'a plus que 3 députés à la Knesset aujourd'hui) rappelle à quel point l'expression d'Etat juif n'a rien d'évident pour Israel :


It's heartbreaking, but the State of Israel is no longer democratic. We are living in an ethnocracy under "Jewish and democratic" rule.

In 1992 it was determined in the Basic Law on Human Dignity and Liberty that Israel is a "Jewish state." There is no mention in this law of the promise that appears in the state's formative document, the Declaration of Independence, to the effect that "The State of Israel will ensure complete equality of social and political rights to all its inhabitants, irrespective of religion, race or sex." The Knesset ratified the law nonetheless.

And so there is a "Jewish state" and no "equality of rights." Therefore some observers emphasize that the Jewish state is not "a state of all its citizens." Is there really a democracy that is not a state of all its citizens? After all, Jews living today in democratic countries enjoy the full rights of citizenship.


On pourrait s'étonner que Mme Aloni considère ce texte sur les droits fondamentaux comme plus décisif que toute la loi du Retour depuis 1950 mais c'est bien l'expression "Etat juif" qui n'avait pas encore de statut constitutionnel (il y avait déjà eu "Etat de la nation juive"). Israel n'a pas strictement une Constitution mais un ensemble de Lois fondamentales, et c'est donc celui de 1992 qui a entériné la phrase "Israël en tant qu'Etat juif et démocratique".

Le texte sur les Droits fondamentaux avait été passé en mars 1992 par le gouvernement Shamir, avant le retour de la gauche au pouvoir en 1992-1996 (qui s'effondra après l'assassinat de Rabin en 1995 et la désintégration du processus de paix).

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