mercredi 12 septembre 2012

[JDR] MM&M: Basic Rules



Après quelques déboires (et un mois plus tard), je viens de recevoir le jeu de rôle fantastique sur l'Antiquité Man, Myth & Magic (par James Herbert Brennan, 1982). Comme l'indiquait le faible prix, ce n'est en fait qu'un des trois livrets de règles, des règles d'introduction très lacunaires (24 pages seulement).

L'idée originale de Herbie Brennan (qui fut imitée ensuite dans bien des jeux) était d'introduire les règles peu à peu en entrant directement dans une partie. Le premier livret ne porte donc absolument pas sur l'Antiquité en général et n'a pas encore la règle la plus célèbre du jeu selon laquelle on se réincarne en un nouveau personnage aléatoire à chaque aventure nouvelle.

La règle de base suppose que vous créez obligatoirement un Gladiateur romain (à une époque impériale complètement indéterminée) et que vous allez explorer un camp d'entraînement (présenté vraiment comme un Donjon et un Labyrinthe qui a l'air de se trouver en plein milieu de Rome) et ensuite vous battre dans l'Arène en utilisant une version simplifiée des règles.

On tire six caractéristiques avec un d100 : Force, Vitesse, Habileté (Skill), Endurance, Intelligence et Courage (mais les règles de base excluent la caractéristique Habileté pour l'instant). L'Initiative est la somme de Vitesse et Courage. Les Points de vie sont la somme des 6 caractéristiques (donc autour de 300 points en moyenne, mais on n'a pas additionné l'Habileté dans les règles de base). Voilà, ce n'est pas un résumé. Ce sont toutes les règles.

Chaque personnage a un score de combat en pourcentage mais de manière très confuse, Brennan a décidé qu'il fallait obtenir le résultat le plus élevé sur le dé et non pas en dessous de son score. Ce score de combat devrait donc s'appeler score de ratage. Un personnage qui progresse a donc son score de combat qui diminue puisqu'il faut faire plus (mais selon les caractéristiques, il faut faire plus ou moins, Brennan a l'air de ne pas avoir de principe systématique). On commence avec une base 80%, l'entraînement va améliorer ce score en le réduisant de 5% par combat victorieux (ce qui permet ensuite de se spécialiser en devenant Rétiaire, Secutor, Samnite, Sagittaire - je n'ai pas compris pourquoi il distingue le Thrace avec épée et le Thraex avec javelot, c'est le même mot normalement ).

Les dégâts ne dépendent pas encore du détail de l'arme : on commence avec la marge de réussite, le résultat du dé moins son score. Donc un personnage débutant (score : 80%) qui fait un 97 au dé fera 17 points de  dégâts et un Champion (score : 40%) aurait fait 57 points de dégâts (en rappelant qu'il y a environ 300 points de vie et que l'armure légère d'un Thrace n'absorbe que 30 points). Un "00" tue aussitôt l'adversaire. Donc un coup ne fait généralement que des blessures légères ou la mort immédiate.

A la fin de ce module assez ingrat, si les joueurs ont exploré toute l'Arène et ne sont pas découragés du jeu de rôle, ils peuvent enfin passer aux Règles avancées, abandonner leur Gladiateur et se réincarner en un nouveau personnage créé aléatoirement, qui peut être Romain, Grec, Egyptien, Hébreu, Celte (Hibernien) ou Wisigoth (on doit donc jouer dans l'Antiquité tardive, j'imagine). Ils garderont certaines caractéristiques intellectuelles mais changeront de caractéristiques physiques.

Ce dernier aspect de grand mélange absurde pseudo-historique continue de m'attirer (malgré le côté difficilement compatible des groupes qui seraient obtenus) et je vais donc continuer à chercher une version complète au risque d'avoir deux fois ces règles de base si médiocres. Cela doit quand même être mieux que le plutôt raté Oráculo. On a certes maintenant beaucoup d'autres jeux historiques comme Oikouménè (sur l'époque hellénistique) et beaucoup d'autres.

6 commentaires:

David Macauley a dit…

I recently purchased this game and some of its supplements, but I haven't had an opportunity to read them yet. It was good to read your perspective on the game.

賈尼 a dit…

Il y a eu un très beau jeu de rôle italien « antico-fantastique » appelé Lex Arcana.
Le présupposé était le suivant : l'Empire romain a découvert la Magie, ce qui lui a donné un avantage sur tous les autres peuples et lui a permis de demeurer éternel (pas de chute de l'Empire romain, donc...). Cependant les dangers, s'ils sont plus discrets, n'en restent pas moins nombreux. Les PJ sont les membres d'un corps d'élite ayant accès à la Magie et œuvrant pour le bien de l'Empire. En fait, c'est comme si on jouait des Coders dans Glorantha :)

Le jeu a eu un certain succès en Italie, et a eu deux suppléments (des campagnes, je crois, je n'ai que la boîte de base).

La boîte de base, cartonnée, luxueuse, contenait les livrets de règles, des fiches de persos pré-tirés, des dés polyhédriques.

Étrangeté du jeu, il était publié par Teodomiro dal Negro, le spécialiste italien des jeux de cartes, qui normalement ne publiait ni jeux de rôle, ni jeux de société/plateau.

http://it.wikipedia.org/wiki/Lex_Arcana

Anonyme a dit…

Si c'est le même Brennan que celui des livres dont vous êtes le héros, ton constat ne m'étonne guère ; ses livres étaient très bien écrits (par rapport aux autres, s'entend) et inspiré, mais les règles, en dépit d'idées vraiment intéressantes, les rendaient quasi-injouables : le combat dans Loup Ardent était très dur (même avec le clone de Stormbringer) et fastidieux, tandis qu'il devenait ridiculement facile dès la fin du tome 1 de la quête du Graal (une fois les principaux artefacts ramassés). Je le soupçonne de n'avoir jamais essayé les règles avant de les publier (et je soupçonne plein d'autres créateurs de jdr de la même improvisation) :)
Goodtime

Phersv a dit…

> David Macauley
I still hope the Advanced Rules will be better.

The supplements look interesting, especially the Irish adventures (Setanta, Kingdom of the Sidhe).

> Gianni
Ah, oui, c'est en effet très joli (et c'est bien le même auteur que The One Ring, n'est-ce pas ?).

> Goodtime
Oui, c'est le même auteur. Il a eu une carrière intéressante en publiant des tonnes d'autres livres, de la fantasy (son cycle Faerie Wars) mais aussi des bouquins de New Age qui ont l'air un peu idiots (du genre "les Aliens ont construit les pyramides mayas" ou bien "Comment développer vos pouvoirs parapsychologiques").

賈尼 a dit…

c'est en effet très joli (et c'est bien le même auteur que The One Ring, n'est-ce pas ?)

En fait Lex Arcana a été développé par la « dream team » du jeu italien..... à savoir :
Leo Colovini, auteur de nombreux jeux de plateau orientés famille/grand public
Dario De Toffoli, idem
Marco Maggi, auteur de nombreux jeux de plateau orientés stratégie/réflexion, et notamment Age of Conan, Marvel Heroes, War of the Ring
Francesco Nepitello, idem : également auteur de jeux comme Age of Conan, Marvel Heroes, War of the Ring ; ainsi que du célèbre jdr The One Ring

Il ne manque plus que Roberto Di Meglio à cette liste et on a vraiment le top du top des designers italiens :)

Desméïl a dit…

Merci pour cet article.