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jeudi 14 mai 2026

Gryphon : The Unquiet Grave (1973)

Le groupe Gryphon  a été actif de 1972 à 1977, fondé par Brian Gulland & Richard Harvey (avec le guitariste Graeme Taylor et le batteur Dave Oberlé). Ils fusionnent musique de la Renaissance et rock progressif. J'aime bien leur reprise des Beatles, Mother Nature's Son. Ils se sont reformés depuis 2008. 

Dans leur premier album de 1973, ils avaient repris cette vieille chanson The Unquiet Grave, sur le thème élégiaque, où la défunte se plaint d'être perturbée par le deuil de son amant. Il en existe bien des versions, dont certaines où les genres sont inversés. 

Cold blows the wind to my true love and gently drops the rain
I only had but one true love and in greenwood she lies slain
I'll do as much for my true love as any young man may
I'll sit and mourn along her grave for a twelve-month and a day
When the twelve months and one day was past the ghost began to speak:


"Why sit thou'st here along my grave and will not let me sleep?"
"There's one thing that I want sweetheart, there's one thing that I crave
And that is a kiss from your lily white lips then I'll go from your grave"
"My lips they are as cold as clay my breath smells earthy strong
And if you kiss my cold clay lips your days they won't be long
Go fetch me water from the desert and blood from out of stone
Go fetch me milk from a fair maid's breast that a young man never had known"


'Twas down in Cupid's Garden where you and I would walk
The finest flower that ever I saw is withered to a stalk
The stalk is withered and dry sweetheart the flower will ne'er return
And since I lost my one true love what can I do but mourn?
"When shall we meet again sweetheart? When shall we meet again?"
"Ere the oaken leaves that fall from the trees are green and spring up again"

mardi 19 août 2025

Os Mutantes : Panis Et Circenses (1968)

Les Mutants étaient un groupe brésilien fondé en 1966, en pleine dictature militaire. Leur nom vient d'un roman de l'auteur français Stefan Wul, La Mort Vivante (1958), qui venait d'être traduit en portugais sous le titre O Império dos Mutantes. A l'origine, Os Mutantes est un trio de rock psychédélique, les deux frères Arnaldo Baptista (né en 1948), et Sérgio Dias (né en 1950) et la chanteuse américano-brésilienne Rita Lee Jones (1947-2023 - elle fut renvoyée du groupe en 1971 par Arnaldo Baptista parce qu'il ne la trouvait pas assez "virtuose" mais elle eut une carrière solo plus éclatante après les avoir quittés au point d'être surnommée la Reine du Rock Brésilien). 

Cette chanson Panis et circenses, qu'ils interprètent fut écrite par Gilberto Gil & Caetano Veloso (tous les deux nés en 1942). L'album représente dans la musique brésilienne une rupture qu'on a appelée en 1968 le "Tropicalisme" qui considérait que la Bossa Nova d'Antonio Carlos Jobim et les autres s'était enfermée dans un passéisme folk apolitique. Gil et Veloso furent arrêtés par la dictature et exilés peu de temps après (bien que ce soit sans doute plus pour leurs prises de position politique que pour le forme ou le contenu de l'album lui-même). 

mardi 4 mars 2025

Épithalame

Anatole France a 32 ans quand il écrit un de ses premiers longs poèmes Les Noces corinthiennes en 1876. France se fonde sur un poème de Goethe, Die Braut von Korinth (1797) mais l'histoire est modifiée. C'est une tragédie quasiment nietzschéenne dans la Grèce christianisée du IVe siècle après JC, sur l'ascétisme et le paganisme, un conflit entre une mère chrétienne (Kallista) et sa fille (Daphné) qu'elle a juré de consacrer à Dieu. La vierge Daphné désire épouser son amant, Hippias, resté païen et elle va finir par se tuer à cause du voeu de sa mère. Dans la version de Goethe (comme dans l'original chez Phlégon), la jeune fille corinthienne revenait des morts comme Vampire et tuait son amant, bien qu'elle en soit toujours amoureuse - mais France ne garde pas cet élément fantastique ou gothique (Théophile Gautier s'était déjà inspiré des mêmes sources antiques dans sa nouvelle La morte amoureuse, 1836, où un prêtre tombe amoureux d'une spectre qui le vampirise). 

Fils d'un libraire légitimiste, Anatole a du mal à faire accepter son oeuvre et il est alors proche de Leconte de Lisle (1818-1894) - il vient de rejoindre le mouvement des Parnassiens et n'a que deux ans de moins que d'autres membres comme José-Maria de Hérédia et François Coppée. L'année suivante, Anatole épouse Valérie Guérin et leur mariage ne sera jamais heureux - ils finiront par divorcer après 16 ans de mariage en raison de ses nombreuses liaisons avec ses "Muses" et des actrices. 

L'épithalame est un chant pour un mariage. La musique de l'Épithalame est du compositeur Camille Benoît (1851-1923) et le deuxième paragraphe du texte a été retiré dans le livret d'Anatole France. 

Hymen, Hymen aux beaux flancs !
Hespéros se lève.
Viens à nous, la nuit est brève;
Hâte tes pieds blancs!

Hymen, Hymen, prince aux sandales d'or,
Hymen, Hyménée !
Reçois la vierge amenée
Qui te craint encor.  

La beauté qui brille en elle
Sied à ton dessein
Hymen, tire de son sein
La vie éternelle !

 Anatole France, Les Noces corinthiennes (1876)

 

dimanche 18 août 2024

Extra Life - The Refrain


Extra Life, un des groupes de Charlie Looker qui mélange Math Rock et Musique médiévale (il a mis en ligne son nouvel album de 2024 Sacred Vowel).

 

lundi 21 février 2022

Cardiacs - Odd Even

Cette chanson du très regretté virtuose Tim Smith (1961-2020) des Cardiacs, "Odd Even" (de leur album Sing to God, 1996), pourrait être à propos de Dune

No moist just dry fire
Midas feet were ruined
Merry Jesus brew in sent her soul by wire

One hand in mouth she dug into the sandy soil
All gently down she goes
And you were all fine dry worlds

All the wells are useless
And the thirsty omens don't smile on your kind

samedi 1 janvier 2022

Saint-Saëns: Bacchanale


Camille Saint-Saëns a séjourné longtemps en Orient, avec des douzaines de voyages en Egypte et Algérie (et il mourra d'ailleurs à Alger en 1920). Cette "Bacchanale" des adorateurs de Dagon dans l'opéra biblique Samson et Dalila (1877) est certes moins envoûtante et plus caricaturale que la célèbre Шехераза́да de Rimsky-Korsakov (1888) dans ce genre "orientalisant". 

La toison d'or - Jacques Brel

lundi 27 septembre 2021

Fleur de Lune



Les paroles de Fleur de Lune sont de Françoise Hardy d'après la chanson Song of Winter de Mick Jones des Foreigners (1969, elle l'a aussi refaite par la suite en allemand, Höre auf den Nachtwind). 

C'est extrait de l'album Soleil (1970), qui contient d'autres chansons aux titres aussi platoniciens que Soleil comme L'Ombre ou bien Mon Monde n'est pas Vrai. Le son a une réminiscence d'un contexte gainsbourgien. 

Et ici, "viens dans ma cage, ma prison, mon mirage, (...) mon nid" est une référence claire au mythe platonicien, alors que sa voix devient celle des Sirènes

Or on sait depuis Proclus, Commentaire de la République II, 239, qu'il y a une ambiguïté platonicienne sur la Sirène
En effet on peut opposer, comme pour les deux Aphrodite du Banquet, des Sirènes Infernales, Muses inversées qui nous attachent dans les "Faux-semblants" du Sensible, les Sirènes de l'Eau qui dort (la Lorelei qui vient ici d'Hyperborée) et les Sirènes Ouraniennes qui nous pourraient nous élever dans la Musique des Sphères supra-lunaires, entre le végétatif et l'âme du monde, entre l'Algue et l'Etoile (Etoile de Mer/du Ciel, effet de reflet entre le microcosme et le macrocosme), entre les Vagues de Sang (allusion à Ouranos engendrant Aphrodite et en même temps aux Sirènes chthoniennes des abysses qui dévorent les marins) et le Ciel de Pluie (passage à Zeus), voir aussi Plutarque, Propos de table, 9, 14, 6 qui est perplexe sur cette obliquité divine des Sirènes chez Platon, presque identifiées aux Moires et aux Muses ; Jamblique, Vie de Pythagore 82 "l'Oracle de Delphes (...) est la Tetractys, l'Harmonie où séjournent les Sirènes". 

Suis-je la fleur de lune
Ou bien l'eau qui dort?
Je suis née dans une brume
Là où le vent vient du nord
Suis-je l'herbe sauvage
Ou le ciel de pluie?
Viens te prendre à mon mirage
Te noyer dans mes yeux gris
Où que tu sois je t'appelle
Je sais que tu m'entends
Je sais qu'il faudra que tu viennes
Ma cage est grande ouverte
Et ma prison t'attend
Suis-je l'étoile ou l'algue?
Suis-je le faux semblant?
Viens t'enrouler dans mes vagues
Elles ont comme un goût de sang
Où que tu sois je t'appelle
Je sais que tu m'entends
Je sais qu'il faudra que tu viennes
Ma cage est grande ouverte
Et ma prison t'attend
Suis-je la fleur de lune
Ou bien l'eau qui dort?
Suis-je l'herbe sauvage
Ou le ciel de pluie?
Viens dans mon mirage
Au fond de mon nid


En revanche, non, je ne crois pas que les yeux gris soient une allusion à Athéna et donc à la sagesse des chouettes en conflit avec ces sirènes d'ici-bas. 

dimanche 16 mai 2021

Elis Regina & Tom Jobim - "Aguas de Março" - 1974


É o pau, é a pedra, é o fim do caminho É um resto de toco, é um pouco sozinho É um caco de vidro, é a vida, é o sol É a noite, é a morte, é um laço, é o anzol É peroba no campo, é o nó da madeira Caingá candeia, é o matita-pereira É madeira de vento, tombo da ribanceira É o mistério profundo, é o queira ou não queira É o vento vetando, é o fim da ladeira É a viga, é o vão, festa da ciumeira É a chuva chovendo, é conversa ribeira Das águas de março, é o fim da canseira É o pé, é o chão, é a marcha estradeira Passarinho na mão, pedra de a tiradeira É uma ave no céu, é uma ave no chão É um regato, é uma fonte, é um pedaço de pão É o fundo do poço, é o fim do caminho No rosto um desgosto, é um pouco sozinho É um estepe, é um prego, é uma conta, é um conto É um pingo pingando, é uma conta, é um ponto É um peixe, é um gesto, é uma prata brilhando É a luz da manha, é o tijolo chegando É a lenha, é o dia, é o fim da picada É a garrafa de cana, o estilhaço na estrada É o projeto da casa, é o corpo na cama É o carro enguiçado, é a lama, é a lama É um passo, é uma ponte, é um sapo, é uma rã É um resto de mato na luz da manhã São as águas de março fechando o verão É a promessa de vida no teu coração É uma cobra, é um pau, é João, é José É um espinho na mão, é um corte no pé São as águas de março fechando o verão É a promessa de vida no teu coração É pau, é pedra, é o fim do caminho É um resto de toco, é um pouco sozinho É um passo, é uma ponte, é um sapo, é uma rã É um belo horizonte, é uma febre terça São as águas de março fechando o verão É a promessa de vida no teu coração Pau, erda Im, inho Esto, oco Oco, inho Aco, idro Ida, ol Oite, orte Aço, zol São as águas de março fechando o verão É a promessa de vida no teu coração

vendredi 14 mai 2021

Une chanson chez les Cannibales

 

(Sur l'air de La Complainte de Mandrin, ou à peu près, mais je répète le refrain contrairement à la chanson originale. Cela marche très bien aussi comme berceuse)

Ils étaient trois Indiens, par-delà l'Océan
Au corps ornementé, vous m'entendez, vous m'entendez, 
Au corps ornementé, dénudéz comme Adam. 

Ils franchirent l'Océan, pour venir à Rouan,
Pour rencontrer le Roy (prononcez roè), vous m'entendez, vous m'entendez, 
Pour rencontrer le Roy, qui était un enfant. 

Ils sont peu policéz, n'ont pas de vêtements,
Mais ils ont l'équité, vous m'entendez, vous m'entendez,
Mais ils ont l'équité et n'ont pas de Tyran. 

Ils ont très peu de biens, mais ne manquent de rien.
N'ont pas de pauvreté, vous m'entendez, vous m'entendez,
N'ont pas de pauvreté, ni d'Roy ni de mendians

Heureux Tupinambas, ignorans nos croyans
Qui versent tant de sang, vous m'entendez, vous m'entendez
Qui versent tant de sang, de tous les innocents. 

vendredi 11 septembre 2020

Un peu de stoïcisme

Par Neil Cicierega (Lemon Demon)

vendredi 1 décembre 2017

Le Banquet par Leonard Bernstein (1954)



1. Phaedrus. Pausanias (Lento-Allegro) 00:00 2. Aristophanes (Allegretto) 6:44 3. Eirximachus (Presto) 11:00 4. Agathon (Adagio) 12:32 5. Socrates. Alcibiades (Molto Tenuto-Allegro Molto Vivace) 20:28

vendredi 5 mai 2017

P'edon war bont an Naoned

"Quand j'étais sur le Pont de Nantes" repris par les Sonerien du.

P'edon war bont an Naoned - ge maluron lure (bis) 
An deiz all o kanañ - maluron lurette 
An deiz all o kanañ - maluron lure 

Le rythme entraînant est en désaccord avec le contenu sinistre des paroles (où le malheureux se noie en tentant de ressortir l'Anneau d'Or (walenn aourperdu par la jeune fille dans les eaux). Le son de la vidéo n'est pas très bon mais je n'ai rien trouvé de mieux.

 

jeudi 28 mai 2015

Pot au Feu


Dom Duff, "Kig ha Farz" ("Pot-au-feu" en breton).

mercredi 6 mai 2015

God Help the Girl


Le musicien écossais Stuart Murdoch (ancien membre du groupe Belle & Sebastian) a fait ce drame musical, God Help the Girl, avec Emily Browning dans le rôle d'Eve et le jeune chanteur Olly Alexander (plus Hannah Murray, devenue plus célèbre par son rôle de Gilly dans Game of Thrones). Et à mon grand étonnement, comme c'est un genre que je trouve presque toujours raté (sauf Tommy des Who, On connaît la chanson de Resnais et Dr. Horrible's Sing-Along Blog de Joss Whedon), cela me paraît assez réussi. J'ai déjà cette musique en Ohrwurm après une seule audition.

mercredi 23 juillet 2014

Fusion musicale

Un jeu d'arrangement, hybrides ou collages (mash-up) de Neil Cicierega que j'avais manqué dans Mouth Sounds, fusion de la musique d'Imagine (1971) de John Lennon et des paroles de All Star (1999) de Smash Mouth (qui est surtout, dans les références clins d'oeil de Cicierega, la musique de Shrek). Imagine est devenue tellement inaudible à force d'être omniprésente qu'elle devient plus mystérieuse avec ces paroles faussement enjouées, transformées par le pathos de l'air.


Daft Mouth, fusion de Daft Punk (?) et de Walkin'on the Sun (avec quelques morceaux d'All Star) des mêmes Smash Mouth est pas mal aussi, rendant même Smash Mouth supportable.

En revanche, j'ai été très déçu par Love Psych, sa fusion de Bernard Herrman (Psycho) et de Loveshack des B52 dans son nouvel album, Mouth Silence peut-être parce que je les apprécie séparément.

dimanche 4 mai 2014

May the 4th

mardi 21 janvier 2014

οὐδεὶς προφήτης δεκτός ἐστιν ἐν τῇ πατρίδι αὐτοῦ

Dans l'album Poodle Hat (2003), Weird Al Yankovic rend un long hommage (9 minutes) aux chansons de Frank Zappa (mort en 1993). Il fait même jouer son fils Dweezil Calvin Euclid Zappa au début de "Genius In France".


Peut-être qu'Al pense aussi en partie à In France (1984) de Zappa (qui s'était inspiré d'Edgard Varèse et de la musique concrète de Pierre Schaeffer). Mais le titre est surtout un gag sur la réputation de goût étrange que nous avons acquise aux USA à cause de la popularité de Jerry Lewis.

vendredi 19 juillet 2013

I'll wrap myself in cities I travel

En hommage à la Bonne Ville de Detroit (avant qu'OCP ne la rachète), par un petit groupe obscur qui semble attirer les Spams.

Il n'y a pas consensus clair sur la prononciation du "t" final de Detroit. Le Merriam-Webster affirme que c'est bien [di-ˈtrȯit] mais l'humoriste Lewis Black se moquait récemment de l'habitude locale d'élider le t.

lundi 27 août 2012

Le Passeur


Si j'ai du temps, j'ai envie de me mettre sérieusement à Hermann Hesse, à cause de mon indomanie. L'ennui est que je n'aime vraiment plus autant les Bildungsromane et que Hesse a l'air obsédé par cette structure du Roman Initiatique. Le genre paraît vraiment épuisé, didactique et le XXe siècle l'a plagié tellement de fois que cela devient encore plus figé et cliché que le parcours du Héros campbellien :
(1) le héros veut devenir un artiste (ou chez Hesse un Prophète, c'est pareil).
(2) Il échoue en devenant un disciple inauthentique ou trop peu individuel. Il se compromet avec les tentations du Monde (généralement la Femme, ou l'alcool ou d'autres drogues).
(3) Finalement, il finit par évoluer et rompre avec le Monde pour devenir un vrai artiste (ou un Prophète).

Comme Hesse, malgré tout son nietzschéisme et donc un peu d'humour, a une lourdeur mystique germanique (et j'aime beaucoup sa philanthropie universaliste mais elle est lourde), on suit ses étapes avec une certaine prévisibilité, même si la Voie est censée être plus importante que le Résultat et que ce dernier ne pourrait pas s'obtenir en faisant économie du Chemin.

Voici quelques musiques inspirées de son roman Siddhartha, où le héros doit apprendre de Vasudeva, un Passeur de la Rivière, que l'Absolu doit être retrouvé de manière individuelle, comme chaque gouttelette tumultueuses du courant.

D'abord, le regretté Nick Drake, vers 1969, mort d'une overdose quelques années après, avec "l'Homme de la Rivière", où le Passeur enseigne le flux.


Et ensuite, Ralph McTell, The Ferryman (1971).



La version de Peter Townshend (des Who), The Ferryman, rappelle d'ailleurs que l'opéra-rock Tommy de Roger Daltrey est aussi un roman hessien qui suit à peu près la même structure (1 Tommy est violenté par le Monde, 2 Il devient un Faux Prophète, 3 Abandonné de tous, il devient enfin Illuminé).