vendredi 10 octobre 2014

Le Combat en armure au XVe siècle

Via Sciences et Avenir, cette reconstitution par Daniel Jaquet, un historien des combats médiévaux.


Donc en résumé, d'après cette recherche :
(1) les armures résistent vraiment très, très bien aux coups directs de taille à l'épée, sans trace de choc (si ce n'est si on réussit à passer par une fente en estoc et surtout que le choc peut faire vaciller).

(2) il est tout à fait possible de se relever relativement vite même quand on est sur le dos et il y a plus de mobilité que je ne le pensais grâce à la répartition du poids sur le corps. Je pensais que c'était avant tout le manque de mobilité qui avait fini par faire décliner l'armure mais cela doit plutôt être les armes à feu. La grue pour mettre les chevaliers sur un cheval est une légende du XIXe siècle sans preuve historique !

(3) En revanche, le corps à corps lui-même ne laisse pas beaucoup de place à de l'escrime ou de l'élégant iaijutsu et ressemblerait presque plus à une sorte de lutte de Sumo où il s'agit de faire tomber l'adversaire pour ensuite l'empêcher de se relever et donner le coup de grâce.
En sens, la différence entre ces armes de taille et des armes de concussion paraît donc être en partie de degré (sauf pour la Hache à la fin de l'article, qui est décrite comme finalement une arme meilleure que cette grande épée à deux mains dans un combat en armure), et cela doit se terminer à l'estoc, à la dague ou à la "miséricorde".

4 commentaires:

Imaginos a dit…

Cette autre vidéo est très instructive sur le sujet.

Raskal Raskalis a dit…

La vidéo montre bien le combat en demi-épée (la taille et l'estoc face à un harnois sont inefficaces).
L'épée utilisée est une épée longue, l'arme des maitres comme Ringeck ou Liechtenauer

Rappar a dit…

Sur l'abandon de l'armure complexe je suis perplexe. Je me demande si elle n'est pas plus due aux progrès de l'artillerie (armure ne peut rien contre boulet de canon). Et puis elle ne disparaît pas vraiment, puisqu'elle se transforme en cuirasse.

En fait, ayant vu un documentaire sur le tir à l'arc, et vu une flèche transpercer un parpaing à distance respectable, il me semblait que l'armure de plaques aurait dû être abandonnée à Azincourt... :)

J'ai lu que la répandation (? ;)) des fusils avait été plutôt la cause de la fin de la chevalerie; alors qu'il fallait beaucoup d'entraînement continuel pour créer un bon archer gallois, n'importe quel paysan avec un mousquet était capable de tuer sire Bayard ;)

Rappar a dit…

Ah oui, selon les traités, la hache dans les combats médiévaux était surtout utilisée pour "crocheter" le bouclier, et après, bang, coup d'épée de la main droite! ;)