dimanche 25 septembre 2011

Début d'égalité en Arabie saoudite

Le roi Abdullah d'Arabie dite "Saoudite" a décidé dans une annonce d'accorder le droit de vote aux femmes. Certes, ce sera de toute manière pour l'élection aux conseils locaux et elles pourront être nommées à un conseil parlementaire qui n'a qu'un pouvoir consultatif. Le pouvoir réel continuera d'être celui des différentes centaines d'aristocrates membres de la famille Saoud et il n'est toujours pas question d'autoriser des permis de conduire.

Il y a 3 ans, j'avais fait la liste des situations des vote des femmes dans le Golfe persique. En Iran, les femmes ont le droit de vote depuis déjà soixante ans. Puis les pétromonarchies ont attendu la fin du XXe siècle. Le Qatar a été le premier après que l'Emir Hamad Al Thani a pris le pouvoir en 1995 en renversant son père (le suffrage des femmes est proposé vers 1999). Puis en 2002, c'est l'île du Bahreïn qui accorde l'égalité de suffrage (aucune femme ne fut élue mais quelques femmes furent nommées au conseil consultatif et à des postes ministériels). En 2003, l'énigmatique Sultan Qaboos d'Oman crée à son tour un conseil consultatif et accorde le droit de vote aux femmes. Le Koweït et les sept Emirats Arabes Unis l'imitent vers 2005-2006 (mais toujours dans des conseils sans pouvoir). J'ignore complètement pourquoi le Roi Abdullah a attendu encore six ans de plus et à l'inverse pourquoi le contexte actuel des "Printemps Arabes" finit par le conduire à céder (on pourrait craindre au contraire que cela le pousse à se rigidifier).

Pour quitter les monarchies absolues du Golfe vers un despotisme d'Asie du Sud-Est, sur l'île de Bornéo, le Sultan du Bruneï, Hassanal Bolkiah (65 ans), est désormais le seul officiellement à ne pas avoir encore accordé le droit de vote aux femmes mais c'est moins choquant dans la mesure où les hommes ne l'ont pas non plus. Brunei (400,000 habitants, la taille de Malte ou des Bahamas) doit plus être considéré comme une grande propriété privée souveraine que comme un Etat.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire