Il est normal qu'un hebdo conservateur ait un dirigeant de son parti en couverture mais ce matin, en voyant Obama en couverture de l'Express j'étais presque bouleversé qu'un hebdo français puisse encore avoir le droit de ne pas mettre le Président ou l'un de ses ministres (oui, d'accord il y a encore le Nouvel Obs qui préfère retoucher le postérieur d'un écrivain des années 50, même Marianne en rajoute).
Je sais qu'il y a des raisons commerciales : le Président est aux hebdos français ce que les femmes nues sont à la presse italienne, juste un support de couverture pour attirer le chaland. Le titre est souvent choisi pour son ambiguïté, avec une fausse ironie ou une impression de critique possible qui est ensuite niée dans le contenu. Ils veulent ainsi appeler à la fois le supporter - qui doit s'inquiéter que son hebdo de propagande fasse preuve d'une telle révolte - et bien sûr l'ennemi qui a encore le vain espoir de voir l'ombre d'une critique (personnellement cela m'a conduit à un boycott, mais cela ne doit pas être représentatif).
J'aimerais trouver un site qui aurait scanné toutes les couvertures du Point depuis deux ans. L'effet serait du plus grand comique, genre Révolution culturelle.
Ce site a déjà fait une partie du travail sur les titres de Une sur l'an dernier qui sont déjà assez parlantes.
vendredi 18 janvier 2008
Le point sur le Y
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jeudi 17 janvier 2008
La Tentation de Tony
Balladur & VGE se sont opposés à l'idée affichée du Beauf-Résident de faire de Saint Tony le futur Président du Conseil européen. Ils rappellent le petit détail que le Royaume-Uni n'est pas dans l'€urogroupe (Ballamou dit même que l'alignement avec Bush en Irak le disqualifie, ce qui est curieux quand on voit les positions de son ancien dauphin).
Mais ce qui paraît le plus sordide dans l'affaire n'est pas que le valet de Bush et l'ami de Berlusconi (les deux descriptions sont interchangeables) s'entendent si bien mais que Blair soit venu à un meeting de l'UMP pour lancer les élections municipales. Rappelons que ce n'était pas un débat ou une conférence, mais bien une réunion électorale. Le seul bon côté fut que Blair a montré qu'il était infiniment meilleur orateur que Maccione. J'imagine que Jospin inaugurera la prochaine réunion des Tories pour faire plaisir à Gordon Brown.
Ces municipales ne vont pas arrêter le Beauf. Son parti gagnera peut-être même le symbole historique de Lille, ce qui couvrira leurs défaites ailleurs. Le pire dans la situation actuelle est que la baisse de popularité ne vient que de la seule responsabilité de l'exécutif qui s'expose et dont les mensonges finissent par se remarquer dans l'électorat populaire. Comme c'est le Président qui s'auto-détruit tout seul, l'opposition, tout aussi décrédibilisée, ne peut donc en tirer aucun profit.
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Libellés : actualité
The Gift That Keeps on Giving
Je n'arrive pas à arrêter de regarder les parodies de la vidéo de Tom Cruise.
Le même site a une vidéo avec personnification des sites Web (Wikipedia et Snopes sont mignonnes dans leur dialogue - "Unverified" -, Facebook, CraigsList et MySpace sont insupportables - en revanche qui se souvient aujourd'hui de Ask Jeeves???).
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mercredi 16 janvier 2008
L'introduction d'Original D&D
La première édition de D&D est disponible en pdf pour seulement 5$. C'est l'occasion d'un vieux fantasme d'amateur du jeu de rôle : assister à la création. La préface de Gary Gygax, novembre 1973 :
"ONCE UPON A TIME, long, long ago there was a little group known as the Castle and Crusade Society. Their fantasy rules were published, and to this writer's knowledge, brought about much of the current interest in fantasy wargaming.
For a time the group grew and prospered, and Dave Arneson decided to begin a medieval fantasy campaign game for his active Twin Cities club. From the map of the "land" of the "Great Kingdom" and environs — the territory of the C & C Society — Dave located a nice bog wherein to nest the weird enclave of "Blackmoor", a spot between the "Great Kingdom" and the fearsome "Egg of Coot".
From the CHAINMAIL fantasy rules he drew ideas for a far more complex and exciting game, and thus began a campaign which still thrives as of this writing!
In due course the news reached my ears, and the result is what you have in your hands at this moment. While the C & C Society is no longer, its spirit lives on, and we believe that all wargamers who are interested in the medieval period, not just fantasy buffs, will enjoy playing DUNGEONS and DRAGONS. Its possibilities go far beyond any previous offerings anywhere!
While it is possible to play a single game, unrelated to any other game events past or future, it is the campaign for which these rules are designed. It is relatively simple to set up a fantasy campaign, and better still, it will cost almost nothing.
In fact you will not even need miniature figures, although their occasional employment is recommended for real spectacle when battles are fought. A quick glance at the Equipment section of this booklet will reveal just how little is required.
The most extensive requirement is time. The campaign referee will have to have sufficient time to meet the demands of his players, he will have to devote a number of hours to laying out the maps of his "dungeons" and upper terrain before the affair begins. The third booklet of this set will be of great help in this respect, for a number of helpful suggestions regarding how to accomplish it all have been given in order to help you accomplish the task with a minimum of time and effort. There should be no want of players, for there is unquestionably a fascination in this fantasy game — evidenced even by those who could not by any stretch of the imagination be termed ardent wargamers. The longevity of existing campaigns (notably "Blackmoor" in the Twin Cities and "Greyhawk" in Lake Geneva) and the demand for these rules from people outside these campaigns point towards a fantastic future. Tactical Studies Rules believes that of all forms of wargaming, fantasy will soon become the major contender for first place. The section of this booklet entitled Scope will provide an idea of just how many possibilities are inherent in DUNGEONS and DRAGONS.
These rules are strictly fantasy. Those wargamers who lack imagination, those who don't care for Burroughs' Martian adventures where John Carter is groping through black pits, who feel no thrill upon reading Howard's Conan saga, who do not enjoy the de Camp & Pratt fantasies or Fritz Leiber's Fafhrd and the Gray Mouser pitting their swords against evil sorceries will not be likely to find DUNGEONS and DRAGONS to their taste. But those whose imaginations know no bounds will find that these rules are the answer to their prayers. With this last bit of advice we invite you to read on and enjoy a "world" where the fantastic is fact and magic really works!
E. Gary Gygax 1 November 1973
Tactical Studies Rules Editor Lake Geneva, Wisconsin"
Le texte est clair : Gygax reconnaissait alors (avant leurs procès) que c'était bien Arneson qui avait eu l'idée du jeu de rôle et non lui, même si Arneson utilisait une variante de son système de wargame. Cela n'enlève bien sûr rien à son importance, par la suite c'est bien E.G. Gygax qui a fait vivre le jeu (et notamment le passage du OD&D originel au AD&D de 78) grâce à son sens de l'organisation bien supérieur à Arneson, qui n'a presque rien publié en 35 ans de ses notes qu'il dit nombreuses. Lire AD&D en se disant qu'il n'y avait pas d'ordinateur personnel à l'époque suffit à admirer le génie presque "paranoïaque" de Gygax qui a su plier l'infinité de l'imaginaire fantastique dans des symétries rigides et une quasi-encyclopédie.
{Cette conversation fascinante (voir aussi ce que dit Wilf Backhaus, le génial auteur de Chivalry & Sorcery, qui était à l'époque bien supérieur à AD&D et l'ancêtre d'Ars Magica) dans un forum de collectionneurs attribue la vraie création du concept avant Arneson à un wargamer David Wesely, et celui-ci évoque un wargame de Michael J. Korns, The Modern War in Miniature, Kansas City (1966 ? 68 ?).}
La phrase sur le fait que le jeu de rôle a comme ressource principale le TEMPS et non des ustensiles de jeu est une remarque profonde. Cela différencie vraiment ce hobby des autres. Le jeu de rôle est une activité "immatérielle", qui ne repose guère que sur du papier, des livres et des randomizers (je me souviens encore de MEGA qui conseillait d'uiliser les pages d'un Annuaire comme d10 si on ne trouvait pas de polyhèdres).
EDIT :
Gygax a une histoire vraiment... heu... pleine d'imagination sur le sens du nom de sa famille et comment il descend du philistin Goliath. Cela donne un jour différent sur la célèbre série de modules Contre les Géants !
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Libellés : jdr, old school
Cognovit Dominus qui sunt eius
Les étudiants de La Sapienza ont quelque chose de ridicule en interdisant à Ratzinger de venir. Cela lui donne le beau rôle du martyr de la liberté d'expression. C'est maladroit. Ils rappellent que, selon lui en 1990 (deux ans avant que Wojtyla ne cède et ne précise la position vague de Providentissimus Deus), le Saint-Office n'avait strictement rien à se reprocher, dans la forme, dans le fameux procès contre le fondateur de la science. Il était piquant que Ratzinger ait dit que la décision était "rationnelle et juste" "en citant Feyerabend" - comme quoi des formes de relativisme ont parfois de l'utilité pour l'Eglise (oui, je sais, Duhem ou Koestler luttaient aussi contre le "mythe Galilée", mais le premier le fait par foi et le second par provocation narcissique et peut-être pour mieux réhausser Kepler).
Un journaliste de i-Télé, qui n'a de toute évidence rien compris et n'a pas les références de base d'un élève de Terminale, a dit que "le Pape niait la théorie de la création du monde par Galilée". Certes, ce n'est pas l'erreur habituelle sur la rotondité de la Terre au lieu de la révolution, mais c'est presque pire comme confusion.
Il aurait suffi de le laisser parler (avec des boo!) et les laïcistes italiens feraient mieux de retirer le crucifix des tribunaux avant d'empêcher le dirigeant de la principale secte de répondre à une invitation.
Quant aux déclarations de flagornerie du Co-Prince pour les théocrates (le Dieu unique des religions du Livre. Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme, Dieu qui n'asservit pas l'homme mais qui le libère, Dieu qui est le rempart contre l'orgueil démesuré et la folie des hommes. Dieu qui par-delà toutes les différences ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d'humilité et d'amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect), je préfère respecter désormais un moratoire (sur cette petite lapidation), il me fatigue trop et si j'essayais de commenter un tel acte de forfaiture, j'en arriverais à des excès qui dépasseraient ma pensée.
Il est plus drôle de parler d'une autre secte qui asservit aussi avec la video de Tom Cruise (il y a une retranscription de ses propos incohérents (avec le jargon et les acronymes de son culte comme SP (Suppressive Person), KSW, LRH).
Tiens, Catherine Bell et Will Smith auraient aussi rejoint l'entreprise de Hubbard. Ces gens devraient regarder Bowfinger ou Nip/Tuck.
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Libellés : laïcité
mardi 15 janvier 2008
L'Inde dans D&D
Je suis toujours étonné de voir à quel point l'Inde joue peu de rôle dans notre culture populaire de bd et de jeux, comparée à la Chine et surtout au Japon. L'explication doit venir du fait que les USA ont eu une sorte d'attitude d'indifférence vis-à-vis de l'Inde, bien qu'anglophone et membre du Commonwealth, alors que leurs vrais alliés régionaux ont été plutôt les pays musulmans ou l'Extrême-Orient. Si le Royaume-Uni était la puissance hégémonique, l'Inde aurait gardé une place plus importante dans nos représentations et ne se serait pas réduite au Yoga et à quelques gourous.
D&D est assez centré sur l'Occident mais le Deities & Demi-Gods (Legends & Lore) d'AD&D a un chapitre de 5 pages sur le panthéon "indien". Les auteurs James Ward et Rob Kuntz disent qu'ils ont mélangé un panthéon plus védique (Indra comme chef du panthéon) et quelques concepts plus tardifs du brahmanisme. Les choix d'alignement sont parfois surprenants. Il y a Indra (dieu CN), son éléphant (vous serez enchanté d'apprendre qu'Airavat a 150hp et fait 5 attaques qui font 2d10 dégats), Agni (CN), Kali (CE), Karttikeya (CG) et son paon, Lakshmi (CG), les Maruts (N), Ratri (déesse de la nuit assez mineure mais elle doit être là à cause du roman Lord of Light, NE), Rudra (LN ?? ils ne précisent pas qu'il est Shiva, que je verrais vraiment CN), Surya (LG), Tvashtri (N), Ushas (NG), Varuna (LN), Vishnu (LG), Garuda (CG), Yama (LN) et son buffle. Oui, pas de Ganesh, curieusement, et pas de Brahma.
Dans les 16 Plans d'alignement, il y en a un qui a une vague référence à l'Inde, mais bouddhiste, c'est le Nirvana, décrit comme Plan Loyal Neutre. Jeff Grubb dans Manual of the Planes, 1987 (p.85) précise que le Nirvana est surtout le domaine de Primus, chef des Modrons, Anu (du panthéon babylonien) et Shang-ti (bureaucratie céleste) mais rappelle aussi Varuna, Rudra et Yama. Dans D&D3 et son nouveau Manual of the Planes, 2001, le Nirvana devient seulement Mechanus.
Je n'énumererai pas les monstres qui viennent de mythes indiens (Rakshashas, etc.) mais certains sont de toute façon très modifiés (les Nagas par exemple deviennent maléfiques).
Les univers de D&D ont souvent un pseudo-Proche Orient des Mille et une nuits arabes mais presque jamais de pseudo-Inde. Les Royaumes Oubliés ont des petits royaumes riches avec des Maharajahs et des castes au sud (Shining South), Estagund, Durpar et Var la Dorée, mais ce ne sont que des détails mineurs situés entre Faerun (l'Europe) et Zarakha (le Califat arabe). Le Known World de Mystara avait Sindh et Jaibul (notamment décrits dans Champions of Mystara), mais ils n'insistent guère que sur un désert pauvre, ce qui ne paraît pas très indien...
Je parlais hier encore des Wilderlands of High Fantasy, l'univers de Judges Guild, et il y a bien une Inde dans ce monde qui a l'air d'avoir une certaine importance, mais elle est surtout hors-carte. Voir le Player's Guide to the Wilderlands, p.52, le royaume antique de Karak, qui est un mélange de Mongols (cavaliers), de Mayas (leur ancienne capitale s'appelait "Populva") et d'Inde (castes sociales rigides et panthéon védique). Ils disent qu'ils adorent les mêmes dieux déjà décrits dans Deities & Demi-Gods, si ce n'est qu'ils appellent ici Indra "Kara", dieu principal des Karakhans.
On le voit, le rôle de l'Inde est assez maigre dans D&D. L'aspect le plus essentiel doit être le mot "Avatar" qui est devenu si important à partir de la seconde édition d'AD&D pour désigner des Dieux-avec-des-caractéristiques (la fameuse philosophie hack&slay, if it has stats, you can kill it).
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Libellés : bharatavarsa, jdr
Déconstruire les origines de l'Islam
Les origines du christianisme comme secte juive sont moins mystérieuses que celles de l'Islam, qui se perd encore plus dans des passages sans écriture. Le Coran tel que nous l'avons aujourd'hui doit dériver d'une version qui date au mieux de la standardisation du texte par le Successeur Uthman ibn Affan vers 650 (vers 30 de l'Hégire), soit vingt ans après la mort du personnage prophétique (s'il est historique), alors que les lettres de Paul transforment sans doute la religion chrétienne jusque quelques années après sa mort (même en supposant que les Synoptiques sont bien plus tardifs).
Il y a bien le manuscrit de Sanaa au Yémen, qui daterait aussi du premier siècle de l'Hégire et serait le plus ancien Coran (on ignore encore l'étendue de la divergence avec la version standardisée d'Uthman. Le manuscrit est étudié depuis 30 ans par Gerd Puin, qui dit que le manuscrit prouve que des passages qui sont considérés comme "clairs" dans la version normale ont été éditées et corrigées par rapport à cette version. Selon Puin, le Coran serait en fait une compilation de textes hétérogènes, qui auraient été obscurs dès l'époque de Mahomet (il y a un article du néo-con "Spengler" aujourd'hui dans Asian Times, mais on n'y apprend rien d'autre à part les obsessions habituelles de l'auteur).
En gros, le problème est de savoir ce que faisait vraiment Mahomet (ou quiconque a vraiment fondé la religion), avant la couche de sédimentation des révisions textuelles. Il y a en gros deux théories d'après quels textes on prend comme principaux : celles d'un courant surtout judaïsant ou d'un groupe chrétien anti-trinitaire.
Patricia Crone et Michael Cook ont développé la théorie audacieuse d'une origine surtout juive, avec la théorie du "hagarisme", où les premiers Musulmans auraient été des convertis à une forme de judaïsme et où Mahomet aurait repris le rôle du Messie pour refonder le Temple à Jérusalem. Le livre présentait l'originalité d'exposer des sources contemporaines extra-musulmanes, mais donc hostiles, et la thèse sceptique a eu surtout l'intérêt d'attirer l'attention sur la critique historique de ces origines, sans que l'argument soit pris au sérieux par la communauté des chercheurs.
Le deuximème courant, moins révolutionnaire mais plus convaincant, voit dans le proto-islam surtout une secte chrétienne issue du nestorianisme anti-trinitaire (Jésus est lui-même double comme humain et comme Logos, au lieu d'être une personne avec deux natures). La thèse était défendue par l'orientaliste américain John Wansborough, le théologien protestant Günter Lüling et peut-être le pseudonyme "Luxenberg" (celui qui propose la théorie que l'Islam viendrait d'une erreur de retranscription de signes diacritiques qui changeraient des mots syriaques en d'autres mots arabes, ce qui ferait du Coran une des plus incroyables erreurs de traduction de toute l'histoire de la civilisation.
De même que Jésus aurait été mal compris et modifié en créateur d'une nouvelle religion, Mahomet aurait évolué du statut de révolutionnaire chrétien à celui de nouveau sceau des Prophètes d'une religion qui se modifia et se différencia encore après sa mort avec l'extension militaire des "Successeurs". [Dans le cas des Mormons, c'est un peu l'inverse, ils prétendent toujours publiquement dénier et amoindrir la différenciation avec la religion originale qu'ils ont révisée]
Un des aveux les plus fascinants de cette religion est le fait que le texte est censé être anhistorique, rédigé par Allah avant la création du monde, et en même temps que les contradictions internes sont attribuées à une révélation progressive et à une opposition entre les textes plus conciliants du début à la Mecque et des législations plus violentes à Médine. On peut aussi se demander pourquoi il n'y a pas plus de versets sataniques en plus des rétractations internes. Ces versets sataniques (dont l'histoire est refusée par les musulmans orthodoxes mais cela reste un folklore amusant) viendraient d'un passage de la Sourate 53 (l'Etoile). Le passage actuel des lignes 19-23 dit :
"Que vous en semble [des divinités] Lat et Uzza, ainsi que Manat, cette troisième autre ?
Sera-ce à vous le garçon et à Lui la fille ? Que voilà donc un partage injuste ! Ce ne sont que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres. Allah n’a fait descendre aucune preuve à leur sujet. Ils ne suivent que la conjecture et les passions de [leurs] âmes, alors que la guidée leur est venue de leur Seigneur."
Mais le verset oral originel du Prophète aurait été (sous l'inspiration de Satan, dit-on) :
"Que vous en semble [des divinités] Lat et Uzza, ainsi que Manat, cette troisième autre ?
Ce sont les Gharaniq exaltées dont on espère l'intercession (tilk al-gharaniq al-'ula wa inna shafa'ata-hunna la-turtaja)."
On ignore ce que sont des Gharaniq (pluriel de Gharnuq, des oiseaux ou de jeunes personnes ?) mais le texte aurait donc dit que les Mecquois pouvaient continuer de prier leurs trois Déesses Lat, Uzza et Manat, en plus d'Allah. Les orthodoxes voient dans ce récit une simple calomnie de polythéistes mecquois. Mais il est amusant que cette différence de textes (et de traces de l'oralité) se place sur sur ces Déesses, sur le déni du féminin dans le monothéisme patriarcal. La correction du texte était l'élimination de ces énigmatiques gharaniq dont personne ne comprend la signification.
Le simple fait que Mahomet ait conservé le nom d'Allah (la contraction possible d'al- et ʾilāh, dieu, pour former Le Dieu, Allāh avait aussi son équivalent au féminin avec la contraction d'al-ʾilāha pour la déesse al-Lāt) et surtout toute le Pélerinage à La Mecque avec son culte des météores (bétyle de la Kaaba) prouve à quel point il était assez opportuniste pour concilier son monothéisme intransigeant avec les realités économiques du culte local et les revenus du tourisme pour son clan.
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Libellés : mythologie
Un plan transparent
J'ai prétendu l'autre jour que M. le Président ne supprimait la publicité sur le service public que pour renvoyer l'ascenseur à TF1 qui l'a tant aidé. En y réfléchissant, c'est plus compliqué.
- 1 On supprime la publicité sur France 2/3/4/5/RFO (tiens, pas LCP/Sénat) et on crée la "taxe" sur les revenus publicitaires du service privé.
- 2 TF1 peut augmenter ses tarifs publicitaires. Ses bénéfices explosent.
- 3 Le secteur publicitaire se plaint de ne plus avoir autant de débouchés.
- 4 Le gouvernement réagit en augmentant la quantité de publicités à laquelle TF1 a droit, ce qui compense largement la taxe sur ses revenus.
- 5 Le nouveau cahier des charges du service public exige des conditions difficiles (dont une discussion au coin du feu avec le Président chaque semaine non comptée sur le temps de parole du gouvernement).
- 6 L'audience du service public baisse et le gouvernement refuse d'augmenter la redevance, en raison de la "pression fiscale".
- 7 Le gouvernement dit que devant la baisse de l'audience qui prouve que le service public est "déconnecté", et la Nécessaire Lutte Contre les Déficits, il n'a pas le choix mais doit privatiser une partie de ces chaînes. Après tout, il y a déjà Arte et LCP pour le service public.
- 8 France 2 est offerte à Matra-Lagardère ou à Havas (Bolloré). D'autres groupes se divisent les régions de France 3 (comme Thatcher l'avait fait pour ITV), ce qui permet de saupoudrer les cadeaux à diverses entreprises (ClearChannel, etc).
Voilà, c'est donc la preuve que j'avais tort : ce n'est pas que pour plaire au groupe Bougyes. Il y a Lagardère aussi.
Le sarkozysme n'est pas une idéologie. Le sarkozysme, c'est le vol. C'est un pur et simple pillage du pays, au profit des complices et des ploutocrates. Chirac se servait au passage mais voulait surtout conserver le pouvoir comme seule fin. Le kleptocrate au pouvoir ne veut que se servir, et il se fiche que cela se voit.
EDIT : Le Canard enchaîné du 16 janvier réfute mon argument pour la privatisation de France 2 : TF1 et M6 sont contre. Effectivement, le valet au pouvoir ne peut pas servir tous ses complices à la fois.
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Irony of the day
Jack Lang vient de dire que le fait de ne pas voter le Traité constitutionnel "détruit le crédit moral" [du groupe socialiste]. Oui, Jack, c'est vraiment cela le problème, qu'on s'oppose trop aux plans du Président.
M. Giscard d'Estaing - qui doit s'y connaître - a dit que ce nouveau Traité est équivalent à l'ancien.
Je soutenais le Traité constitutionnel originel, mais je considérais qu'une des choses positives du référendum précédent était au moins qu'on prouvait qu'on tenait compte du soutien populaire. Si on viole ainsi la volonté générale si clairement affichée, on doit voter Non pour exiger un référendum, sinon on donne raison à toutes les critiques contre la dérive bureaucratique et anti-démocratique.
Simone Veil est chargée d'ajouter le devoir de diversité dans la fonction publique. Il n'y aura sans doute aucune résistance.
NB : En passant, la "réponse de cet abruti de Badiou aux critiques était nulle ("on m'attaque seulement parce que je pense vraiment, moi, parce que je suis le plus traduit, et parce que je suis resté fidèle au grand espoir de la Révolution culturelle prolétarienne de 1966-1976"), mais il est ironique que l'attaque de Lagasnerie, qui lui reprochait de ne pas être communautariste et identitaire, était tout aussi débile, comme si une partie de la gauche philosophique devait se limiter à un maoïste et un différentialiste.
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Libellés : actualité
Sélection officielle
Le Festival d'Angoulême de la BD a affiché sa sélection 2008 :
«NOVELTY LIBRARY» de Chris Ware Delcourt
«ADELE BLANC-SEC» de Jacques Tardi Casterman
«AMER BETON - INTEGRALE» de Taiyo Matsumoto Tonkam
«AMERICAN BORN CHINESE» de Gene Luen Yang Dargaud
«L’AUTRE FIN DU MONDE» de Ibn Al Rabin Atrabile
«BAUDELAIRE» de Casanave & Tuot Les Rêveurs
«CANCER AND THE CITY» de Marisa Acocella Marchetto L'Iconoclaste
«CAPRICORNE» de Andréas Le Lombard
«CHAQUE CHOSE» de Julien Neel Gallimard / Bayou
«LE CHAT DU RABBIN» de Joann Sfar Poisson Pilote / Dargaud
«CHATEAU L’ATTENTE» de Linda Medley Çà et là
«CHRONIQUES BIRMANES» de Guy Delisle Shampooing / Delcourt
«LA THEORIE DU GRAIN DE SABLE» de Schuiten & Peeters Casterman
«CONSTRUIRE UN FEU» de Christophe Chabouté Vents d’Ouest
«DEATH NOTE» de Takeshi Obata & Tsugumi Ohba Kana
«LE DERNIER MOUSQUETAIRE» de Jason Carabas
«DJINN DJINN» de Ralf König Glénat
«DONJON PARADE» de Larcenet, Sfar & Trondheim Delcourt
«L’ELEPHANT» de Isabelle Pralong Vertige Graphic
«EN ROUTE POUR LE NEW JERSEY» de Peter Bagge Rackham
«EPUISE» de Joe Matt Le Seuil
«EXIT WOUNDS» de Rutu Modan Actes Sud BD
«FAIRE SEMBLANT C’EST MENTIR» de Dominique Goblet L’Association
«LE FEUL» de Jean-Charles Gaudin & Frédéric Peynet Soleil
«FIDO FACE A SON DESTIN» de Sébastien Lumineau Shampooing / Delcourt
«LE GRAND AUTRE» de Ludovic Debeurme Cornélius
«LE GROS LOT» de Nikola Witko Carabas
«GUS» de Christophe Blain Dargaud
«HELTER SKELTER» de Kyôko Okazaki Sakka /Casterman
«ILE BOURBON 1730» d'Appollo & Trondheim Shampooing / Delcourt
«JEROME K. JEROME BLOCHE» de Alain Dodier Dupuis Repérages
«JOURNAL D’UN FANTOME» de Nicolas De Crécy Futuropolis
«JOURNAL D’UNE DISPARITION» de Hideo Azuma Kana
«KIKI DE MONTPARNASSE» de Catel & Bocquet Ecritures / Casterman
«LA OU VONT NOS PERES» de Shaun Tan Dargaud
«MA MAMAN EST EN AMERIQUE» de Regnaud & Emile Bravo Gallimard
«LA MARIE EN PLASTIQUE» de Pascal Rabaté & David Prudhomme Futuropolis
«MOI JE ET CAETERA» de Aude Picault Warum
«MOURIR PARTIR REVENIR» de Zeina Abirached Cambourakis
«PAR LES CHEMINS NOIRS» de David B Futuropolis
«PASCAL BRUTAL» de Riad Sattouf Fluide Glacial
«PETITE HISTOIRE DES COLONIES FRANÇAISES» d'Otto T. & Grégory Jarry Flblb
«R.G.» de Peeters & Dragon Bayou / Gallimard
«LE ROMAN DE RENART» de Bruno Heitz Fétiche / Gallimard
«LA TOPOGRAPHIE INTERNE DU M» de J.-C. Menu Les Requins Marteaux
«XIII» de Jean Giraud & Jean Van Hamme Dargaud
«TROIS OMBRES» de Cyril Pedrosa Shampooing / Delcourt
«LA VERITABLE HISTOIRE DE FUTUROPOLIS» de Florence Cestac Dargaud
«LA VIE SECRETE DES JEUNES» de Riad Sattouf L’Association
«VILEBREQUIN» de Obion & Arnaud Le Gouëfflec Kstr / Casterman
Cela fait 50 titres. 6 Dargaud, 6 Delcourt, 5 Casterman, 4 Gallimard, 3 Futuropolis (Gallimard/Soleil), 2 Association. Il y a trois auteurs qui apparaissent deux fois : Sfar, Trondheim et Sattouf.
J'ai voté pour Andréas, même s'il n'a aucune chance (et si je suis d'accord qu'il ne représente peut-être pas au mieux l'année passée).
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Libellés : comics
lundi 14 janvier 2008
Wilderlands of High Fantasy
Je viens de trouver en soldes à -50% chez Jeux Descartes ce vieil univers de Judges Guild (voir aussi les archives Judges Guild) pour D&D. Je le voulais surtout à cause de la critique enthousiaste du Grümph (aussi sur rpg.net).
Les Terres Sauvages de Haute-Fantaisie - difficile à traduire - sont l'un des plus anciens univers de jeu, avec Greyhawk, Blackmoor, Kalibruhn, Arduin ou Midkemia - je ne compte pas Tékumel, nettement plus original mais qui n'était pas pour D&D mais pour un système modifié, Empire of Petal Throne.
La quantité de détails géographiques : La boîte contient 18 cartes (noir et blanc) à l'échelle 8km par hexagones (6,7km par centimètre), qui représentent un total de 1250km de large sur 1640km de long (2 millions de km2, soit à peu près la taille du Mexique ou de l'Arabie saoudite).
Il y a surtout 446 pages (séparées en deux livres) de description maniaque de ces hexagones - qui font penser qu'ils ont tiré quelques monstres aléatoires du Monster Manual pour chaque parcelle.
- Au centre se trouve la Cité-état du Suzerain Invincible (Carte 5), tenue par des barbares dans les marais dans l'estuaire de la rivière Roglaroon.
- A l'ouest, c'est le principal rival de la Cité-Etat, l'Empire du Viridistan (Carte 4, une partie de la carte 1 au nord-ouest et les déserts et cités saintes de la carte 7 au sud-ouest), une sorte de Melniboné décadent dirigé par un Empereur dernier de sa race d'hommes à la peau verte (descendants d'union avec des tritons, comme les Waertagi dans Glorantha).
- Au nord, c'est la mer d'Uther et le domaine de Valon (Carte 2), ses humains cyanodermes et ses elfes des eaux. Plus à l'est, c'est la Vallée des Anciens (Carte 3, qu'on retrouve aussi dans le monde de Blackmoor) et ses Dragons.
- A l'orient, au-delà de la Mer Couleur de Vin, c'est le riche royaume marchand de Tarantis.
- Au sud, c'est les terres barbares d'Altanis (carte 8), alliés du Suzerain Invincible, et la Côte d'Ebène (carte 9).
Les cartes 10-18 décrivent une zone méridionale de même taille.
Il y a peu de dessins, mais il y a quand même quelques illustrations du célèbre Mark Smylie, créateur de la meilleure bande-dessinée de fantasy.
La religion : comme D&D, ils ont simplement repris des dieux historiques de plusieurs panthéons réels (scandinaves, grecs, égyptiens, indiens...), ce qui enlève une partie de l'originalité de leur univers en le réduisant à une Terre parallèle un peu mélangée (les Quéchuas vivent pas très loin au sud des Grecs), ou un monde proche de l'Hyborie de Conan le Barbare (ce qui n'est pas vraiment le genre de fantasy que je préfère).
Le souci fétiche de la géographie a de toute évidence sacrifié l'histoire.
Les rivières me semblent suivre souvent scrupuleusement les lignes droites des hexagones de la carte, ce qui choque aussitôt l'oeil comme trop artificiel. Notre époque éprise de Fractals aime des formes plus irrégulières que ces schémas des années 70.
Les cartes (Noir & Blanc) sont imprimées recto verso.
Il n'y a pas d'Index, ce qui est vraiment impardonnable !
NB : Je possédais l'édition Mayfair (1987) du City-State of Invincible Overlord, qui était une catastrophe (Mayfair avait acheté le nom mais pas le contenu), bien inférieure à la version JG de 1979. Une des rares qualités était des illustrations nombreuses de PNJ.
Les Wilderlands étaient à l'origine (voir la carte de 1978) liés avec le monde de Blackmoor de Dave Arneson. On le voit par deux aspects : les origines Space Fantasy où les deux univers ont des vaisseaux spatiaux écrasés (qu'on retrouve d'ailleurs aussi dans Mystara). Blackmoor devait être au nord de la Vallée des Anciens (carte 3).
Blackmoor a donc la singularité d'être un pays qui se situe à la fois dans au moins 4 mondes : Greyhawk (qui a gardé aussi le Duché de Tenh), le passé de Mystara (c'est, je crois, sous les pôles et sous Glantri), les Wilderlands (avec la Vallée des Anciens comme intersection) et son propre univers séparé.
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Libellés : jdr, judges guild, old school
If there's a steady paycheck in it, I'll believe anything you say
Un collègue enseignant m'envoie ce dialogue :
A : "Monsieur, vous ne croyez pas aux fantômes ?"
A2 "Oh, l'autre, il ne va pas le dire, il n'a pas le droit de dire. Laïcité, tout ça."
B "Non, je ne crois pas aux fantômes. (on est dans quoi, un épisode de Scooby Doo ?)
A "Mais ce n'est pas possible, Monsieur, comment vous expliquez alors qu'on puisse enregistrer la voix des morts sur les cassettes. C'est connu, ils en ont encore parlé sur TF1."
B "Je ne sais pas à quoi vous faites référence, mais si ce phénomène était réel, je crois qu'il y aurait des expériences reproductibles et on en parlerait dans des revues scientifiques. Il est plus vraisemblable que ce soit une escroquerie faite par des manipulateurs."
A2 "Ben non, parce que les scientifiques sont dogmatiques et fermés d'esprit."
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dimanche 13 janvier 2008
Comics de la quinzaine (2/01 - 9/01)
- Atom #19
Le nouveau scénariste de passage Keith Champagne fait une petite histoire de plus sur l'opposition entre magie et science sous la ville d'Ivy Town. La communauté de puritains cannibales et troglodytes fait un peu penser au village de Limbo Town (Roanoke) dans la série Klarion the Witch-Boy de Morrison. Jolis dessins d'Ordway, mais rien de très intéressant. - Countdown to Mystery #4/8
Kent Nelson II, le nouveau Doctor Fate, rencontre à Las Vegas une certaine Inza, qui a le même nom que l'épouse du précédent Kent Nelson et qui fut aussi l'une des précédentes porteuses du Heaume du Destin. Je ne vois pas vraiment où Steve Gerber se dirige. Il amène un nouveau Dr Fate mais c'est ensuite pour en faire un personnage qui mélange l'ancien Dr Fate avec le Dr Strange de Marvel, plus le décor infernal de Las Vegas. Bof. - Green Lantern Corps #20
Encore un épisode de transition après la Guerre de Sinestro. Mongul collectionne les derniers anneaux de Sinestro. Les deux Green Lanterns que j'aime le moins, le brutal Guy Gardner et le désinvolte Kyle Rayner, viennent s'installer sur Oa. L'avantage est qu'on va les voir moins dans le titre principal. Le désavantage est que je vais les trouver trop souvent dans cette série. - Metal Men #5/8
J'aimerais vraiment, vraiment comprendre cette série. Je fais des progrès, je n'ai compris que maintenant que l'histoire se passait à chaque fois à trois époques différentes. Oui, j'étais perdu à ce point-là.
- Dynamo 5 #10
Je ne sais pas dans quelle direction va ce titre mais c'est un peu lent. Myriad discute avec Scatterbrain. La mère de Visionary discute avec Maddie Warner et les ennemis des Dynamo 5 préparent quelque chose. Oui, encore un épisode un peu décompressé. En revanche, je me suis habitué au style de Mahmud Asrar et il n'est pas désagréable. Il y a aussi une preview pour une nouvelle évolution de Noble Causes (Mr Noble s'est remarié avec une nouvelle femme qui ressemble à Thor, Olympia - j'ignore si c'est en fait une nouvelle identité de Gaia).
- Annihilation Conquest #3/6
Un dessin très clair de Tom Raney, un scénario d'Abnett & Lanning, je devrais adorer. Mais je m'ennuie un peu. On a un peu trop l'impression d'un scénario où on a mis au hasard des menaces galactiques et des superhéros. Les pertes (ici l'antipathique Moondragon et l'interchangeable Captain Universe) n'ont aucun effet émouvant, comme dans un film catastrophe où on s'attend toujours à quelques disparitions. Il y a aussi un effet d'usure car ce nouveau robot insectoïde Ultron (qui vient d'apparaître toute cette année dans Mighty Avengers) ressemble trop à l'insectoïde Annihilus de la série précédente. - Amazing Spider-Man #546
C'est le nouveau départ de Spider-Man avec "Brand New Day". Les éditeurs comme Joe Quesada cherchaient depuis longtemps à effacer le mariage de Peter Parker avec Mary-Jane Watson, qui avait lieu il y a 20 ans (Amazing Spider-Man Annual #21, 1987). Ils pensaient à la fois que la vie de trentenaire marié à une mannequin nuisait à l'identification mais qu'ils ne pouvaient pas simplement faire un divorce. Ils ont donc utilisé une stratégie de la Magie : Mephisto a proposé de sauver la vie de Tante May en échange d'une modification de la mémoire de tout le monde : Peter n'a jamais été marié avec MJ et personne ne connaît l'identité secrète de Spider-Man (qui avait été rendue publique il y a un peu plus d'un an dans Civil War #2, juin 2006).On est donc revenu 20 ans en arrière. Peter n'est plus un professeur de physique en lycée mais à nouveau un jeune twentysomething désargenté qui vit chez sa tante et cherche des petits boulots - on est donc retourné au niveau du premier film Spider-Man I. Il se cache depuis quelques mois et n'agit plus en public, mais cela ne semble pas améliorer sa vie.
L'autre grande nouvelle est le retour apparent d'Harry Osborn (si du moins c'est vraiment lui, une rumeur insistante dit qu'il serait Mephisto déguisé). Il sort avec la charmante Lily Hollister, fille du procureur noir Hollister qui va se présenter comme Maire de New York, et il amène avec lui une charmante petite Nerd passionnée de médecine légale, Carlie Cooper, qui est de toute évidence censée devenir une nouvelle Debra Whitman (en plus stable psychologiquement).
Pendant l'absence de Spider-Man, une superhéroïne immatriculée à l'Initiative, Jackpot, a pris sa place et je soupçonne que Dan Slott veut nous faire croire qu'elle est Mary-Jane (dont la première phrase dans les comics fut "Face it, Tiger, You Just Hit the Jackpot!") avant de nous révéler qu'elle est en fait soit la bimbo Lily Hollister soit la nerd Carlie Cooper. Si Jackpot est bien Carlie Cooper, alors la relation avec Peter pourrait redoubler celle qu'il avait eu avec Felicia Hardy (Black Cat). Ils auraient tous les deux beaucoup plus en commun que ce qu'ils avaient avec MJ. Peut-être trop en commun, comme dans la relation récente de l'Ultimate Spider-Man avec l'Ultimate Shadowcat ?
Toute la dimension Soap - notamment l'intrigue politique sur les élections municipales de New York - m'intéresse mais pour l'instant on a quand même un peu peur d'un ensemble d'hommages ou de retour aux histoires des années 70. Comme d'habitude dans les comics avec leur lectorat vieillissant, la nostalgie risque d'être la valeur centrale. Le nouveau vilain, Mr Negative, ne m'excite pas tellement. Comme c'est du Dan Slott, il y a quelques gags très réussis, notamment dans la recherche d'emploi par Peter Parker. - The Mighty Avengers #7
Ah, enfin. Après l'interminable lutte contre l'Ultron féminine qui contrôlait le corps et l'armure de Tony Stark, on passe à une autre histoire. Mark Bagley remplace Frank Cho (doué mais lent) et il est très agréable (même si les deux équipes d'encreurs donnent des résultats inconsistents, bien meilleurs au début qu'à la fin). Spider-Woman rejoint l'équipe pour lutter contre l'invasion Skrull qui se profile et on assiste par surprise à une autre invasion extraterrestre qui doit être liée : des Symbiotes, de la même espèce que Venom et Carnage. DC nous avait déjà fait une grande invasion extraterrestre de leur Terre vers 1989 mais celle de Marvel commence de manière plus intéressante (malgré les précédents récents de l'invasion d'Annihilus et de Hulk).
EDIT : Je ne lis pas New Avengers mais les deux séries ont été déconnectées à cause du retard de Mighty Avengers, ce qui signifie que cette intrigue qui commence ici est déjà finie dans l'autre titre ! - Exiles #100, et Exiles Days of Then and Now One-Shot
A notre époque de déclin des comics, il est rare de voir une nouvelle série atteindre le #100 sans être redémarrée pour relancer les ventes. Mais c'est ce qui arrive ici puisqu'ils ont décidé de modifier quelques membres de l'équipe pour avoir un nouveau vol. 2, #1, mécanisme de marketing lassant mais devenu inévitable : il se vend autour de 30 000 exemplaires contre 42 000 il y a trois ans. Cette répétition de stop and go des comic books ne me paraît pas très saine mais elle montre au moins qu'on essaye encore d'attirer (ou de ramener) quelques nouveaux lecteurs.
Pour suivre, il vaut mieux avoir la liste du Multivers Marvel ou le récent guide Alternate Universes 2005, puisque Exiles est la série de comics la plus complexe dans le nombre de Terres parallèles.
L'équipe actuelle des Exilés était composée de Blink et Sabretooth de Terre-295 (Age of Apocalypse), Mystiq (version masculine de Mystique) de Terre 797, Rogue de Terre-1009, Morph de Terre-1081, Thunderbird de Terre-1100, Nocturne de Terre 2182, et deux membres de la Terre Marvel "normale" (Terre-616) Psylocke et Sage (qui a en partie perdu la raison après sa rencontre avec Roma dans Excalibur). Plusieurs membres de l'équipe, Blink, Nocturne et Thunderbird, décident de partir.
Avant la dissolution, ils viennent en aide indirectement à une Terre non-nommée où Hulk a détruit presque tous les superhéros en absorbant la Vague d'Annihilus. C'est un prétexte pour revenir dans plusieurs Terres parallèles qu'on avait vues par le passé. Le Kid Omega de cette Terre vient composer sa propre version des Exilés. Il rassemble Spitfire (qui a l'air d'être une version proche de Terre-555, le newuniversal, ou bien Terre-15731, le New Universe dans Exiles #72, ou bien Terre-148611, le New Universe originel), un Nighthawk sans pouvoir (qui doit venir de Terre-4023 d'Exiles #38, ou bien plutôt Terre-4400 d'Exiles #43), Luke Cage et MJ de Terre-8545 (celle où le Virus Legacy avait muté) et le WildChild de Terre-295 (celle de Blink et Sabretooth). Quand je pense qu'on trouve les 52 Terres du Multivers DC compliquées... - Nova #10
Un grand numéro riche en concepts bizarres de space opera, où Nova se retrouve bloqué dans un organisme multidimensionnel et où il doit en même temps discuter avec son ex-maîtresse l'assassin Gamora possédée par le Virus techno-organique d'Ultron (Annihilation Conquest). La bd continue l'Invasion brésilienne récente dans les comics avec Wellington Alves (après Mike Deodato, Ed Benes ou Ivan Reis), qui a un style très agréable adapté pour les cheesecakes de Gamora.
A la fin du numéro, Nova arrive sur la planète d'origine du Virus et la conclusion sera dans l'Annual. Le problème de toute cette série est qu'elle dépend du crossover d'Annihilation et donc qu'il ne se passe rien avant la conclusion de cette guerre.
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Libellés : comics
Bonne humeur
Un week-end très calme pour une fois où je n'ai plus trop de travail en retard à rattraper - fini en seulement trente heures de correction mon travail (j'en ai encore pour seulement trois heures aujourd'hui je pense).
Je suis enfin retourné au cinéma, pour voir avec ma soeur The Golden Compass et j'ai été agréablement surpris par rapport aux critiques très négatives. Le film a des défauts, le début est sans doute trop dense et les diverses intrigues (enlèvement des enfants par les Gobblers, allusions aux Sorcières et aux Panserbjørne, et exploration de l'Arctique et des autres mondes par Lord Asriel) semblent un peu trop hétérogènes mais même quelqu'un qui n'a pas lu les romans peut entrer dans l'histoire (le roman a été très simplifié et la chute surprise horrible du premier volume a été reportée au film suivant). Je crois que le film souffre vraiment d'un simple effet de fatigue face au genre de l'epic fantasy. Il est meilleur que l'apologétique Narnia et pourtant les critiques ne cessent de dire que ce n'est qu'un sous-Narnia.
Une des réussites est l'atmosphère particulière de la Terre parallèle de Lyra. On a toujours l'impression d'un monde qui pourrait être le nôtre mais en même temps de petits détails steampunk rappellent que c'est un autre. Et j'ai une règle simple pour juger de la qualité d'un film : elle est proportionnelle au nombre de zeppelins. Pas de doute, c'est donc un bon film.
Un défaut de la source originale dans le roman de Pullman est la caricature un peu lourde de la religion. Je suis aussi anti-religieux qu'un voltairien moyen mais l'inversion romantique blakienne (ou gnostique) ne me convainc pas plus : l'Autorité (Dieu) et son Magisterium veulent faire régner l'ordre et détruire le libre-arbitre en détruisant le Péché originel (The Dust) alors que les Anges rebelles défendent la sortie de l'innocence et la liberté (symbolisée par l'infinité du Multivers). Les officiels de l'Eglise y sont presque plus ridicules dans leur uniforme totalitaire que les complots jésuites chez Eugène Sue.
Un paradoxe est que Pullman veut inverser les clichés de la fantasy. Au lieu de venger ses parents, de les sauver ou de se réconcilier avec eux, la petite Lyra doit en fait grandir pour s'affranchir de ses parents. Mais il garde un cliché central du genre : celui du vrai Prince légitime chassé par le méchant Usurpateur. Le panserbjørn Iorek Byrnison est un peu traditionnel comme ancien héros déchu qui va récupérer son trône de Svalbard (même si sa férocité le rend un peu plus ambigu : dans le roman il n'a pas été banni seulement pour des raisons d'usurpation mais parce qu'il avait tué un ours).
Sinon, j'ai passé le test pour identifier son "Daemon" (qui est quand même le côté le plus mignon de tout l'univers de Pullman) et la mienne est une Souris (les propriétés me semblent complètement contradictoires : solitaire mais aimant rencontrer des gens, humble mais sûre d'elle-même).
J'ai aussi reçu de ma petite soeur mes cadeaux Noël qui venaient de ma wishlist. J'ai eu deux romans de M.A.R. Barker, le créateur de Tékumel, qui sont complètement introuvables en France et un livre du philosophe Robert Kane (l'un des meilleurs défenseurs de la métaphysique du libre-arbitre, même si je ne suis pas convaincu). Je craignais qu'un cadeau choisi par le récipiendaire atténue l'effet de surprise mais en choisissant des livres qui viennent de loin cela m'a fait encore plus plaisir qu'une visite en librairie.
Le seul ennui de Tékumel est que comme c'est un monde très inspiré de certains aspects des mythologies indiennes, il risque de concurrencer un peu dans mon attention mon projet sur Bharatavastra/Mahalîlâ.
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Libellés : nombril
samedi 12 janvier 2008
Līlā
Je tombe par hasard sur le concept hindou de Līlā (leelâ, लीला), "jeu, divertissement, sport, spectacle, histoire" (mon dictionnaire sanskrit-anglais dit aussi "manner", ce qui semble bien vaste).
Ce dictionnaire en ligne donne à l'article liilaa :
jeu, amusement; jeux de l'amour, volupté | plaisanterie, moquerie; coquetterie, grâce, charme; feinte, prétexte | phil. le Jeu Divin du déploiement des formes, créant l'illusion-māyā du monde des apparences.
C'est une notion philosophique complexe puisque le Dieu (Brahma ou d'autres dieux) "joue" et que le monde est le Jeu divin, où l'Absolu doit jouer, où l'altérité dans l'identité doit permettre le "libre jeu" derrière l'Illusion (māyā). L'être doit passer par la médiation de ce jeu, d'une danse et du Verbe (à la fois ilinx, alea, mimicry et agôn) pour se connaître à travers le devenir. Par exension, les histoires des dieux et des héros sont donc des sortes de "lila", et la notion même d'Avatar (d'Incarnation, de descente du divin dans le mortel) est une sorte de "lila".
Je me demande soudain si ce līlā ne pourrait pas être un meilleur nom pour le jeu de rôle que Bhāratavarṣa (qui désigne juste le nom classique du sous-continent en sanscrit, un peu comme si on appelait un jeu sur la mythologie grecque juste Ἑλλάς).
Ou bien on pourrait l'appeler, pour faire moins court, Mahālīlā (महालीला), "Grand Jeu" ?
Je ne sais pas trop, qu'est-ce qui sonne mieux : juste mahalila ou bharatavarsha ? Le second a l'avantage d'avoir une utilité en cours de partie pour désigner le monde du jeu alors que le premier est seulement une métaphore du jeu du monde lui-même.
Par ailleurs, il faudra vraiment que j'utilise une jolie fonte comme Samarkan au moins pour les titres du jeu car elle ressemble de manière assez évocative au vrai Devanāgarī.
भारतवर्ष
महालीला
EDIT : Zut, je m'aperçois que j'ai fait une grosse faute d'orthographe dans l'illustration et n'ai pas bien écrit Bharatavarsa ! Tant pis, il faudra que je le refasse...
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Libellés : bharatavarsa, jdr
vendredi 11 janvier 2008
Topographie dans le Vishnu Purana
Les Purana (Chroniques du passé) sont après les Quatre livres des Védas et les divers Brahmana et Upanishad parmi les plus anciens textes de la littérature hindoue. Le Viṣṇu Purāṇa fait environ 7000 "vers" de 32 syllabes (l'Iliade a 15 693 hexamètres) et est l'un des plus importants des 18 ou 20 Puranas (avec le Bhagavata Purana, et le nettement plus long et hétéroclite Skanda Purana). Il daterait des premiers siècles de notre ère (donc sans doute plusieurs siècles après la période védique).
- Le Premier livre (amsha) explique la création par Vishnu, l'Oeuf Brahmanda, Brahma Prajapati (qui n'est qu'une partie de Vishnou Narayana) et le cycle des kalpa, des quatre âges du monde. Les premiers hommes sont Manu Swáyambhuva et sa femme Satarupá. Le livre raconte l'histoire de Rudra "le Cri" (Shiva) et Lakshmi, le barattage de la Mer de lait, et les premiers Rois humains.
- Manu Swáyambhuva eut comme fils Uttanapada, qui fut le père de Dhruva ("Fixe"). Dhruva n'était pas le fils favori d'Uttanapada et il inventa l'ascèse et la méditation (tapasya) pour atteindre Vishnou. Vishnou lui apparut et lui dit qu'il avait été un Brahmane dans son incarnation précédente. Il devint roi et ensuite l'Etoile Polaire au ciel, qui contemple Vishnou de manière immuable dans les cieux (les autres étoiles de la Grande Ourse sont aussi sept rishis).
- Vena est l'un des premiers Rois, mais il décida d'arrêter les Sacrifices (Yajna). La déesse de la Terre Bhumi Devi (la Terre que Vishnou sauve aussi sous son troisième avatar de Varaha le Sanglier) lui refusa les récoltes et s'enfuit sous forme d'une Vache. De sages Rishis tuèrent alors Vena, le purifièrent et firent sortir de sa cuisse Prithu, le bon Roi de la Terre, avatar de Vishnu qui vint ensuite traire la Vache. Prithu rétablit les Sacrifices et la Terre accepta de rendre l'abondance. La Terre s'appelle aussi désormais Prithvi.
- Manu Swáyambhuva eut comme fils Uttanapada, qui fut le père de Dhruva ("Fixe"). Dhruva n'était pas le fils favori d'Uttanapada et il inventa l'ascèse et la méditation (tapasya) pour atteindre Vishnou. Vishnou lui apparut et lui dit qu'il avait été un Brahmane dans son incarnation précédente. Il devint roi et ensuite l'Etoile Polaire au ciel, qui contemple Vishnou de manière immuable dans les cieux (les autres étoiles de la Grande Ourse sont aussi sept rishis).
- Le Second livre décrit la lignée des rois et la géographie (et l'astronomie) de Bharatavarsha dans le Mahabharata (livre 6, Bhisma décrit l'univers), avec des listes de cités et d'Etats.
- Le roi Bharata était sage et pieux mais il devint si intéressé par la forêt qu'il ne se souciait que d'un cerf dont il s'occupait. Il oublia donc Vishnou et se réincarna en cerf mais en cerf jatismara - qui se souvenait de son incarnation passée. Le cerf méditait et il revint ensuite comme un ascète brahmane jatismara nommé Jababharata. Bharata enseigna aux hommes que l'atman peut subsister à travers les vies et qu'il y a identité entre l'âme individuelle et l'âme du monde.
- Le roi Bharata était sage et pieux mais il devint si intéressé par la forêt qu'il ne se souciait que d'un cerf dont il s'occupait. Il oublia donc Vishnou et se réincarna en cerf mais en cerf jatismara - qui se souvenait de son incarnation passée. Le cerf méditait et il revint ensuite comme un ascète brahmane jatismara nommé Jababharata. Bharata enseigna aux hommes que l'atman peut subsister à travers les vies et qu'il y a identité entre l'âme individuelle et l'âme du monde.
- Le troisième livre parle du sage auteur Vyasa, des cycles de l'univers, des dieux anciens comme Surya (Soleil) et Yama (Mort), le système des classes (varnas) et des étapes de la vie (ashrama).
- Le quatrième livre décrit les rois des dynasties solaires et lunaires (y compris des rois historiques annoncés comme des prophéties).
- Le 5e livre raconte la vie de Krishna, de sa naissance jusqu'à la fin de tout son clan des Yandava.
- Le 6e livre parle de l'Age sombre après la mort de Krishna.
Le monde est divisé en 7 dvipa (continents-îles) : Jambu, Shalmali, Krouncha, Palksha, Shaka, Pushkara et Kusha. Les 7 dvipa sont entourés de 7 océans : Lavana, Ikshu, Sura, Sarpi, Dadhi, Dugdha and Jala. Jambudvipa est au milieu et au centre de Jambudvipa se trouve le Mont Merou, axe du monde.
Au sud du Mont Meru se trouve le Bharatavarsha, puis Kimpurushavarsha et enfin le Harivarsha.
Au nord se trouve le Ramyaka, puis l'Hiranmaya et enfin la partie nord de Kuruvarsha.
Au centre autour du Mount Meru se trouve l'Ilavritavarsha.
Il y a 4 montagnes autour du Mont Meru : à l'est Mandras, au sud Gandhamadna, à l'ouest Vipula et au nord Suparshva. Au sommet de Meru se trouve la cité de Brahma.
La grande rivière Ganga tombe du ciel sur Meru, se divise et en Bharatavarsha elle s'appelle l'Alakananda, qui se divise en 7 rivières.
Sur le Mont Meru est une sorte d'équivalent du Svarga (les Cieux d'Indra) et là vivent les dieux, déesses, gandharvas, yakshas, rakshasas, daityas et danavas.
Les fils de Bharata vivent en Bharatavarsha. Il y a 7 montagnes en Bharatavarsha qui s'appellent Mahendra, Malaya, Sahya, Shuktimana, Riksha, Vindhya et Paripatra. A l'est vivent les Kirtas, chasseurs, et à l'ouest vivent les Yavanas au-delà de Gandhara (les Grecs ? "Ioniens" ??).
Il y a 7 mondes souterrains : Atala, Vitala, Nitala, Gabhastimata, Mahatala, Sutala et Patala. Là vivent les danavas, daityas, yakshas et nagas. Narada, le sage rishi, barde et Ghandarva, alla à Patala, le plus beau des enfers, et c'était encore plus splendide que les cieux de Svaraga. C'est là que règne Vishnou sous sa forme du naga cosmique Shesha, le serpent à mille têtes.
Sous la terre se trouvent d'innombrables Enfers (Naraka) où règne Yama, le dieu des morts. Ceux qui mentent vont en Rourava. Ceux qui tuent des vaches vont en Rodha. Ceux qui boivent, tuent des brahmanes, ou volent vont en Shukara. Ceux qui tuent des kshatriyas ou des vaishyas vont à Tala. Ceux qui séduisent les femmes de leur maîtres vont à Taptakunda. Ceux qui tuent des messagers, vendent des femmes ou des chevaux vont à Taptalouha. Ceux qui maltraitent leurs filles vont à Mahajvala. Ceux qui maltraitent les personnes âgées ou la littérature vont à Lavana. Les voleurs vont à Vimohana. Ceux qui critiquent ce qui est bien vont à Krimibhaksha. Les gloutons impatients vont à Lalabhaksha. Ceux qui font des flèches vont à Vedhaka. Ceux qui forgent des épées vont à Vishasana. Les astrologues vont à Adhomukha. Les brahmanes qui vendent viande et lait, ou qui font de l'élevage, vont à Puyavaha. les brahmanes qui travaillent et les incendiaires vont à Rudhirandha. Ceux qui détruisent des villages vont à Vaitarani. Les impurs vont dans le Krishna. Ceux qui détruisent les forêts sans raison vont en Asipatravana. Ceux qui élèvent des moutons ou tuent des cerfs vont à Vanhijvala. Les parents qui se font enseigner par leurs enfants vont à Shvabhojana. Ceux qui refusent la loi des quatre classes sociales vont à Niraya. Les pécheurs souffrent dans ces Narakas jusqu'à ce qu'ils soient réincarnés soit en plantes, vers, animaux, humains ou dieux.
Dans les cieux, il y a 7 Lokas comme il y a 7 Patala, : Bhurloka (la Terre), Bhuvarloka (ciel des sages), Svaroka (soleil), Dhruvaloka, l'étoile polaire, Janaloka, Tapaloka (fils de Brahma), Satyaloka (divisé en Brahmaloka et Vaikunthaloka, où vit Vishnou).
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Libellés : bharatavarsa, mythologie
Galimafrée
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mercredi 9 janvier 2008
Water, still wet
La conférence de presse du Co-Prince d'Andorre était vraiment désopilante. Il ne cessait d'amonceler des contre-vérités "hénaurmes" (du genre "oh, arrêtez de me parler du pouvoir d'achat, je n'avais rien promis, moi" ou "je veux lutter contre le capitalisme sauvage et la délinquance financière") et j'avais l'impression que la réalité avait rarement tant rejoint un pur sketch.
En septembre dernier encore, la Ministre de la Culture Christine Albanel (qu'on dit mal en cour, ce qui me la rend sympathique) disait qu'elle hésitait entre un ajout de coupure publicitaire sur le service public et une hausse de la redevance. A l'époque, j'étais agréablement supris, me disant que cela prouvait que le gouvernement ne faisait pas toujours les volontés du groupe Bouygues. Mais hier le Co-Prince Chanoine m'a rassuré, il est bien toujours le larbin des grands groupes industriels. L'action de TF1 a d'ailleurs tout de suite monté de 10% (et comme disait Fabius, ce sera sans doute le seul effet concret de ces propos vagues sur la Politique de Civilisation devant une Crise Sans Précédent des Valeurs - le Co-Prince me fait toujours penser à un de mes élèves qui meuble quand il n'a rien à dire).
Oh, en parlant de caricatures, A Daily Show de Jon Stewart a repris et zut, il est toujours aussi talentueux, même sans scénaristes !
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Barack à Bharat
Dans le genre culte à Obama, cet article du d'habitude sagace Ezra Klein est un peu symptomatique de son aura étrange. Je me demande pourquoi le charisme d'Obama m'échappe complètement. Il me paraît meilleur que Clinton, et très intelligent, mais vraiment creux dans ses discours. Mais c'est un creux qui résonne mieux chez les Etatsuniens habitués au télévangélisme.
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mardi 8 janvier 2008
Barack v. Hillary
Je suis un peu rassuré que Rudy Giuliani soit sans doute en train de s'écrouler. Cette dernière publicité du soi-disant "Maire de l'Amérique" semble se fonder en partie sur le fait que Bush n'a jamais arrêté Ben Laden : "nous avons été nullissimes dans la lutte contre le terrorisme en 7 ans, votez pour nous !".
Cela dit, en parlant d'héritage de ces dernières années, Hillary Clinton (née en 1947) dit qu'elle a "35 ans de son passé pour prouver ses actions concrètes". Elle remonte donc à l'époque où elle participait à la campagne de McGovern en 1972 (en oubliant qu'elle avait aussi participé à 17 ans à la campagne ultra-conservatrice de Goldwater en 64 !).
Son argument principal contre Obama (né en 61, 6 ans de moins que l'actuel Co-Prince d'Andorre) est donc qu'il n'est Sénateur de l'Illinois que depuis 2004 (il était au Sénat d'Etat de l'Illinois depuis 1997) alors qu'elle l'est depuis 2000 ! 4 ans d'expérience de plus !
Surtout que le problème majeur d'Hillary, c'est justement son passage trop conservateur au Sénat et ses compromis avec l'administration Cheney en 2001-2005 !
Il y a une symétrie malheureuse entre Clinton et Obama, comme je l'ai lu quelque part. Obama pourrait passer pour un progressiste réformiste auprès des Démocrates et en même temps un Modéré bipartisan (ce qu'il est) auprès du public alors que Mme Clinton a le problème inverse : elle paraît trop gauchiste (ce qui est ridicule) au grand public mainstream et en même temps trop centriste pour les Démocrates.
Obama semble vraiment gagner. Ca va être intéressant si c'est le Mormon Mitt Romney. Si c'est McCain, on a du souci à se faire, il pourrait être une synthèse républicaine assez dangereuse (il plaît aux médias avec sa fameuse image de straightshooter maverick, il est bien plus à droite et plus pro-Life que Romney, il a des garanties de Faucon sans être un ChickenHawk et en même temps un semblant de critique de la torture pour s'en dédouaner).
PS : Hors sujet, mais je ne m'étais pas rendu compte que Royal aurait sans doute accepté d'être Chanoinesse d'Honneur de Saint-Jean de Latran.
EDIT : J'avais donc tort en suivant tous les sondages. La marge est faible. H. Clinton a eu 39% et B. Obama 37% au New Hampshire, ce qui fait qu'ils sont toujours à égalité : ils ont eu chacun 9 délégués pour la Convention de Denver, et ils avaient déjà eu quasiment le même nombre de délégues en Iowa, environ 15 (contrairement à ce que fait penser leur écart).
Si on compte les superdélégués membres du Parti, Clinton a toujours de l'avance, 183 délégués contre 78 pour Obama (il en faut 2025 pour avoir la Nomination).
Il faut donc encore attendre les prochaines échéances :
Michigan (mardi 15 janvier si ça n'est pas reporté au 5 février), 128 délégués,
Nevada, 19 janvier, 25 délégués,
Caroline du Sud, 26 janvier, 6 délégués,
Floride, mardi 29 janvier, 24 délégues (reporté aussi au Super-Duper-Mardi ?).
Le Tsunami Tuesday du 5 Février (plus de 23 Etats !) fournira 1688 délégués.
Publié par
Phersv
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20:25
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