lundi 17 décembre 2007

Le feuilleton soap de notre Nouveau Riche National



Ah, finalement, ce n'est plus Laurence Ferrari (comme le disait la presse anglaise) ni Carole Bouquet (comme le disait une rumeur plus ancienne), ni Jodie Foster (qui a fait un autre coming-out), c'est officiellement Carla Bruni, intrônisée Première Concubine Nationale.

Ce qui m'étonne le plus n'est pas ce qu'elle peut trouver au Chef hystérique (elle a déjà été avec Donald Trump, donc on ne peut pas s'attendre à des signes de goût), mais plutôt pourquoi il a choisi d'afficher leur relation à Disneyland.

Il est Président, il pourrait se montrer à l'Opéra ou n'importe où mais il semble juger qu'un parc d'attraction pour enfants avec oreilles de Mickey est l'endroit le plus romantique pour des premiers rendez-vous de la phase de cristallisation.

Ou alors après le Barnum Kadhafi, c'était la manière pour notre Narcisse de se venger en redevenant le nombril du monde.

Je ne cesse de dire qu'il faut qu'on résiste à la tentation de ne parler que de sa vie vulgaire, mais je tombe dans le piège quand même.

2 commentaires:

Toz Grecus a dit…

On a tout dit de l'épisode Carla-Winnie. Mais je crois que ce que tu dis sur Kadhafi est sur la voie de la vérité: il s'agissait de faire baisser la polémique autour de Kadhafi en faisant un petit interlude people. Deuxième explication: faute de pouvoir apparaître comme un mari idéal, il a décidé de jouer les dom Juan, pardon les Johnny Halliday (si on veut respecter son registre de références). C'est une pierre trois coups: une petite amnésie sur un épisode peu glorieux (Kadhafi), une manière de s'attirer la convoitise des beaufs qui baveront sur la Winnie et sur Mickey, et enfin une manière aussi très primaire de crâner comme un ado.

Phersv a dit…

Une chose qui en dit beaucoup sur Sarkozy est une brève du Canard : il se plaignait que les ministres parlaient de choses différentes alors qu'il essaye de faire chaque semaine une "séquence cohérente". Il ne pense pas la politique, mais le divertissement pour continuer son pillage. l'actualité médiatique doit suivre la structure du récit. Il veut un chapitre avec une Unité d'action centrée sur lui à chaque fois. Il programme les médias et donne des instructions parfois assez directement.