mardi 3 avril 2012

[Rediff] Bloodlust & Freedom in the Galaxy



Puisque je mentionnais avant-hier le jeu de sword & sorcery Bloodlust (1991) comme inversion d'Animonde, cela m'a rappelé un vieux post (2006) comparant les Neuf peuples humains de Bloodlust à leurs sources dans le vieux jeu de plateau de science fiction Freedom in the Galaxy (1979). Dans FitG, un des joueurs joue les Rebelles qui doivent visiter les diverses planètes pour les inciter à la révolte contre l'Empire et chaque planète a une certaines probabilité de mauvaises rencontres sauvages ou urbaines. Croc s'est amusé à reprendre les noms de certaines de ces créatures pour ses peuplades.

Les Alwegs de Bloodlust sont le groupe des errants et marginaux. Dans FitG, c'est seulement un événement urbain de déraillement avec un véhicule de transport public sur la planète Unarpha. La sécurité ferroviaire doit y être très dérégulée pour que ce soit le seul endroit de la Galaxie où à chaque fois qu'il y atterrit le rebelle risque cette catastrophe...

Les Batranobans sont en gros les Arabes. Dans FitG, les Batranobans sont des ptérodactyles de la planète Lysenda.

Les Derigions sont en gros les Romains. Ceux de FitG sont des lézards volants de la planète Cieson.

Les Ghadars sont les Africains. Ceux de FitG sont des sortes de loups de la planète Solvia.

Les Hysnatons sont les descendants des races féériques comme les Elfes. Ceux de FitG sont des serpents de la planète Barak.

Les Piorads sont les Vikings et c'est le seul cas relativement proche car les Piorads sont un des peuples intelligents, des sortes de Nains de l'Espace de la planète Ayod (mais qui vivent aussi sur les planètes Cercis, Ownex, Lysenda, Solvia et Tartio - ils cotoient donc les batranobans et les ghadars).

Les Sekekers sont les Amazones de Bloodlust et dans FitG ils étaient des rongeurs aux épines empoisonnées de Troliso.

Les Thunks sont des sortes de Mongols ou d'Inuits et dans FitG c'étaient des mammouths de la planète Rhexia.

Les Vorozions sont le peuple qui vient de supplanter les Derigions et dans FitG ils étaient une créature agressive de la planète Tiglyf.

Si vous voulez créer vos autres peuples, il y a aussi les Prox, les Glanes, les Dindins, les Crunges, les Ymbarrors, les Stromuses, les Zernipaks, les Zops, les Chlorofix, les Rotrons, les Magrons, les Drants, les Propangs, les Drusers, les Gilekites, les Sandiabs, les Namdasns, les Verfusiers, les Graggs, les Arags, les Chantenes, les Queemers, les Synestins, les Elilads, les Gyrogos, les Leonus, etc...

Pour quelqu'un qui aurait joué souvent à FitG, j'imagine que les noms des peuples seraient un peu aussi curieux que si je créais un jeu de rôle où les peuples s'appelaient les Rudlapaix, les Kesdekomunothés et les Avnudéchanzélizés.

Il y a d'autres clins d'oeil dans le jeu (dont l'idée de départ de prendre une carte de l'Antarctique pour faire le continent de Tanaephis avec le nom des stations du Pôle sud conservé).

Mais malgré ce Pôle Sud et contrairement au jeu britannique de Standard Games Dragon's Roar, ils n'y ont mis aucun Manchot intelligent (les Killer Penguins). Il est vrai que le modèle à la Conan n'utilise pas beaucoup de non-humains.

2 commentaires:

  1. Ah ben ça alors, voilà quelque chose que j'ignorais totalement !
    Quand je pense qu'on se demandait à l'époque si les Thunks avaient un rapport avec le terme informatique thunk...

    RépondreSupprimer
  2. Flûte alors! Voilà ce que c'est que de n'avoir jamais joué à FitG: comme Imaginos, je m'étais souvent demandé où Croc était allé chercher tous ces noms à coucher dans un centre de rétention (pardon, je veux dire: tous ces noms plaisamment exotiques).
    Le procédé est classique, et produit des résultats complètement différents selon qu'il est employé avec des référents connus du lecteur... ou pas: je me souviens d'une nouvelle de Joanna Russ, où un personnage détaille les pièces d'un costume de cérémonie qu'on porte dans un monde parallèle: l'ob, l'iénisséï, la vistule...: le locuteur souligne l'artifice, transparent, au bout de quelques paragraphes, remettant en cause la crédibilité de son propre récit...

    RépondreSupprimer