vendredi 26 septembre 2008

Le Premier Débat Présidentiel






Il va finalement bien avoir lieu ce soir (60% des électeurs désapprouvaient le choix de McCain de sécher ce débat pour sauver le capitalisme en faisant durer les négociations sur le plan de sauvetage).

Il est diffusé à 20h (heure locale), 21h Heure de la Côte Est (donc vers 3 heures du matin pour nous à GMT+1 CORR. avec l'heure d'été, nous sommes à GMT+2). Le débat a lieu à l'université d'Oxford, Mississippi ou Ole Miss (deux personnes furent tués, 78 personnes blessées quand un Noir nommé James Meredith voulut y étudier en 1962, un an après la naissance d'Obama - Meredith lui même se fit tirer dessus par un sniper quelques années après mais finit comme militant républicain proche du dixiecrat de Caroline du Nord Jesse Helms).

Le modérateur sera Jim Lehrer de PBS (la chaîne publique), qui a deux ans de plus que McCain, et le thème prévu était la politique étrangère. En raison de la crise financière, on peut penser que les questions économiques seront abordées également.

Le calendriers des jours suivants est :

  • jeudi 2 octobre : Le débat des Vice-Présidents Sarah Palin (Bull Moose Party) et Joe Biden (qui vient de gaffer en disant que FDR ne craignait pas les débats télé).
  • mardi 7 octobre : Tom Brokaw (NBC) présente à Belmont University, Nashville un débat avec question du public.
  • mercredi 15 octobre : Bob Schieffer (CBS News) présentera un débat sur la politique intérieure depuis Hofstra University, Hempstead, N.Y.


  • Schieffer faisait remarquer (avec une rare honnêteté) que les Débats n'ont en fait plus vraiment d'importance sauf sur quelques électeurs très "indécis" (ce qu'on appelle en termes plus savants, des abrutis) ou bien en cas de gaffe (comme en 1976 quand Gerald Ford déclara qu'il ne pensait pas que la Pologne était sous domination soviétique).

    Je vais être sincère avec vous. Je voulais LiveBlogger le débat pour jouer au blogueur. C'est même ce dont je me vantais trop vite pendant la République des Blogs ce mercredi avec notre maître Emmanuel (qui avait par exemple blogué les élections de mi-mandat en novembre 2006) mais (1) je reviens tard d'une réunion stupide, (2) j'ai cours demain et dois me lever à 5h30 du matin, (3) mon chien a mangé ma télévision. Je suis donc un peu moins impétueux (j'avais pensé que le débat aurait lieu samedi soir) et pourrais attendre une rediffusion sur le Net (après le Monde du Jeu...).

    Add. Slate propose 10 autres tentatives risquées que McCain pourrait lancer pour relancer sa campagne. #2 n'est pas drôle et presque une bonne idée. Mais j'aime beaucoup le #9.

    Echos



    Cette couverture du New Yorker est décidément devenue mythique, comme le montre cette couverture avec Stephen Colbert (en Michelle passionaria) et Jon Stewart (en Barack jihadiste).

    jeudi 25 septembre 2008

    Monde du Jeu 2008



    Ce week-end a lieu le Monde du Jeu au Parc des Expositions Porte de Versailles.

    Le Salon est surtout occupé par les jeux de figurines (comme Confrontations) et de société mais du côté des jeux de rôle, il y aura plusieurs exposants. Le principal non-commercial me semble être le Guide du Rôliste Galactique, principal groupe de collectionneurs français et la Fédération française de jeu de rôle (dont je suis un membre inactif).

    Du côté des éditeurs, les exposants seront Bibliothèque Interdite (traducteurs de Dark Heresy, le jeu dans l'univers de WH40K), Blackbook (éditeurs de Pavillon Noir et Polaris, traducteurs de Shadowrun, Pathfinder ou Earthdawn), ForgeSonges, Jeu de Rôle Magazine (qui vient de sortir son Numéro 3), John Doe (éditeurs de dK), le Matagot (éditeurs de Te Deum Pour un Massacre), Oriflam (qui n'a plus l'air que de se concentrer sur la traduction de Cyberpunk à présent), Playfactory (traducteurs de D&D4), Septième Cercle (éditeurs de Qin, Kuro, Capharnaüm, Humanydyne, traducteurs de la nouvelle édition de Cthulhu).

    Zut, il n'y aura pas Hexagonal ?? Leur rayon de jeux VO soldés était mon élément favori dans ce Salon.

    Je n'ai pas vraiment suivi les nouveautés mais il me semble que la principale sortie est Qin: Shaolin & Wudang (GROG) au 7e Cercle (déjà en boutique depuis hier). Qin était un très bon jeu se déroulant à la fin des Royaumes Combattants (au IIIe siècle avant notre ère). Wudang & Shaolin se situe 2000 ans plus tard, dans l'époque plus traditionnelle des arts martiaux chinois, sous la Dynastie Qing (les envahisseurs Mandchous à partir du XVIIe siècle).

    Stephen Colbert swinging in Spider-Man



    Commencez à réserver Amazing Spider-Man #573.



    (Même si le fait que ce soit écrit par Mark Waid m'incite à une certaine prudence. A part peut-être le thème général de Empire sans la composition, je ne me souviens pas avoir aimé ses scénarios.)

    Add. Plus de renseignements . Colbert s'y présente bien aux Présidentielles, pas aux municipales.

    Exclusif : McCain sur les Débats à venir



    Je voudrais tout d'abord remercier le Sénateur John Sidney McCain Troisième du Nom (R-Hanoi), Franc, Franc-Tireur, Tireur d'Elite, pour avoir pris le temps dans un calendrier sans doute très chargé en cette fin du mois de septembre, à 40 jours des Elections Présidentielles, pour venir nous parler.

    Il nous à préférés à des agitateurs de gauche comme Sean Hannity de Fox News qui a osé importuner Mme Palin par des formes formes presque interrogatives.




    AAAAAh, les Martiens attaquent !

    Je viens d'entendre le Président Roosevelt à la Radio !



    - Merci, Sénateur.
    Vous avez avec sagesse annoncé qu'il fallait reporter le Débat Présidentiel sur la politique étrangère à cause de la Crise financière. Certains démagogues partisans osent vous accuser de tenir plus compte de votre léger rééquilibrage dans les sondages (- 9 points) que de ce plan de sauvetage de Paulson qui devrait faire un accord bi-partisan et une Union sacrée.





    Oui, tout le monde doit revenir vers Washington ! Il y aura des soupes populaires et des HOOVERVILLES !

    Là, là, ce Télégraphe Sans Fil !
    Il a des IMAGES qui bougent !

    Comme dans le Futurama de l'Exposition Universelle !


    - Oui, c'est un écran, comme le Blackberry que vous avez inventé en vrai Génie Universel de la Renaissance que vous êtes.
    Vous devez donc retourner de manière précipitée au Sénat, loin des élites, pour sauver le monde.

    Sénateur McCain, la question que tout le monde se pose :
    Etes-vous Batman ?




    - PAULSON N'A PAS DE POULS !

    PAS DE REFLET DANS UNE GLACE !

    AAAAAAH ! IL FAUT UN PIEU EN BOIS !


    - Ah, on reconnaît là votre sens de la métaphore végétale, Sénateur. Vous voulez dire que comme pour un Arbre, le marché finira par connaître une meilleure saison si on émonde quelques mauvaises feuilles ? C'est brillant. D'ailleurs, vous même, Franc-Tireur tirant franc, vous avez su vous éloigner de tous ces lobbyistes financiers. Vous avez été depuis 25 ans contre la Régulation de l'économie, mais vous avez aussi avec à propos rappelé que vous aviez toujours été pour plus de Régulation, même s'il faut que le Président renvoie le chef de la SEC en développant simplement des pouvoirs qu'il n'a pas.




    Je suis un Franc-Tireur !

    TACATATATAATAC ! J'ai encore crashé mon avion !

    Je ne peux pas soulever mes bras à cause des Faces de Citron !


    - Oui, on ne mentionne pas assez les retombées sur les marchés asiatiques.

    Allez-vous envoyer votre co-listière Sarah Palin à votre place ?

    On a vu son talent hier chez Katie Couric. Vous avez dit qu'elle était sans doute la personne qui connaissait le mieux les questions énergétiques dans tous les USA, voire dans tout l'Univers Intergalactique, grâce au fait qu'elle avait été nommée à une Commission sur le pétrole par un Gouverneur corrompu.





    - LE PETROLE EST DU SANG DE DINOSAURE !

    DES DINOSAURES QUI SONT SORTIS IL Y A 6000 ANS DU JARDIN D'EDEN POUR SE NOYER PENDANT LA DELUGE !

    DIEU VA TOUS NOUS NOYER DANS UNE PLUIE DE METEORES !

    c'est le Pasteur Muthee de Sarah Jenesaisplusqui qui me l'a dit !



    - Je vous remercie, Sénateur Franc-Tireur et je remercie aussi la Maman de Hockey Tueuse d'Orignal pour ces rares moments de Raison en pleine crise.

    Puissent les partisans irresponsables du Ticket O(s)bama / Bin(La)den en prendre exemple alors qe ce pays a besoin d'être guéri et que vous êtes l'ordonnance.

    Boule de neige de la panique financière



    John Cole :


    About why Secretary Paulson asked for seven hundred billion dollars:

    “It’s not based on any particular data point,” a Treasury spokeswoman told Forbes.com Tuesday. “We just wanted to choose a really large number.”


    Across the country, satire writers sadly capped their pens and bookmarked monster.com.

    mercredi 24 septembre 2008

    République des Bières



    Bien que je ne fasse plus du tout de politique et comme il n'y a pas de Forum de blogs de jeu de rôle, j'irai comme parasite pique-assiette tout à l'heure vers 20h chez Maître Kanter à la République des Blogs (pour une fois que je n'ai pas encore de copies en retard à corriger).

    Et je reprends au Maître Jedi Jules de Diner's Room cette vidéo impressionnante de l'ancien groupe Lieu-Commun (cliquer aussi sur l'accompagnement musical impérial en dessous pour avoir l'expérience lucasienne).





    Aux Innocents les Mains Invisibles



    (Google m'apprend que l'expression "Aux innocents les mains pleines" viendrait d'un vaudeville ou "comédie-proverbe" d'un certain P.A. Lambert Thiboust, joué en 1849)

    Badinguet, notre "Humaniste de l'Année" (j'ai enfin compris l'ironie de Roquentin contre ce mot), appelle avec audace et sens du sacrifice à plus de responsabilité, à condition que ces responsabilités retombent bien sur certains banquiers américains.

    Quand il parle à des dictateurs chinois, libyens ou syriens, il dit tout le temps qu'il ne donne pas de "leçons de morale" (boo, la morale c'est MAL si ça nuit aux affaires, sauf si cela donne un supplément d'âme).

    Mais il sait prendre la posture de la Morale aux Mains propres et sans aucun coût quand il s'agit de jouer le rôle chiraquoïde à l'Onu, avec la même sincérité et la même bonne foi que son ancien protecteur. Il sait mettre les formes et la dignité de sa fonction :


    "Quand ça marche et qu'il faut se partager des bonus gigantesques, on connaît les responsables, pas de problème.
    Voilà donc que ça ne marche plus et alors là, on ne connaît pas les responsables ?"


    FARPAITEMENT, MÔSSIEUR... PAULSON !
    (tape sur la table)
    et tu m'en ressssers une poaaaaaare avec çaaaaa.

    (Le directeur du FMI manifeste d'ailleurs autant de courage dans son soutien au Plan de Paulson, sans doute trop occupé dans une titanomachie contre des Colosses comme Moscovici)



    Jonathan Schwartz (que j'aime bien en ce moment car il rappelle dans un moment de polarisation que malgré la catastrophe que va être la Présidence McCain, Obama ne resterait tout au plus qu'un "moindre mal", avec des ambiguïtés qui feront bientôt passer les Clintons pour des gauchistes en comparaison) :


    Sweden did not just bail out its financial institutions by having the government take over the bad debts. It extracted pounds of flesh from bank shareholders before writing checks. Banks had to write down losses and issue warrants to the government. (...)

    A few American commentators have proposed that the United States government extract equity from banks as a price for their rescue. But it does not seem to be under serious consideration yet in the Bush administration or Congress.

    The reason is not quite clear.


    The reason is actually very clear: Sweden is a first world democracy, where the people at the top feel a sense of responsibility to the rest of society, and the rest of society has the power to hold them accountable.
    The United States is more and more like a third world kleptocracy, where the people in charge have no interest other than looting the country, and no one has the power to stop them.


    La même chose pourrait à peu près se dire pour la différence entre les régimes libéraux démocrates de Mitterrand-Chirac par rapport au pillage actuel proto-berlusconien par Badinguet : sa victoire prouvait une partie de son discours, c'est-à-dire une résignation déclinante vers une cynique et tranquille ploutocratie.

    Add. Je ne me rendais pas compte de l'envergure du Plan de sauvetage de Hank "Nosferatu" Paulson avant ce graphique qui rappelle le rachat des Caisses d'épargne à la fin de la présidence du Premier Bush (quelle curieuse coïncidence).
    EDIT : Emmanuel de Ceteris Paribus faisait remarquer qu'en part du PIB (et non pas seulement en dollars constants) le sauvetage des S&L doit rester plus important que le plan Paulson (qui est, qui plus est, potentiellement étalé sur un cycle plus long).

    Alibis alaskiens



    The Onion est encore plus sardonique que d'habitude.

    mardi 23 septembre 2008

    Parler des films qu'on n'a pas vus



    Il faudra bien que je me résigne à aller voir Entre les murs, malgré tout l'agacement que provoque Bégaudeau et son éloge du "bordel" énergique et vitaliste.

    Une élève-actrice du film m'a touché, en disant qu'elle était heureuse que les élèves ne ressemblent justement pas à la contestation qu'elle jouait dans le film. Le film a l'air d'être une sorte de Test de Rorschach dont on tirera des leçons opposées.

    Le numéro de Libé de lundi qui y était consacré était surprenant. Le rédacteur en chef craignait que le film n'alimente une critique réactionnaire du Collège unique et une prof de français trouvait que le personnage du prof était trop normatif dans son enseignement de la grammaire (alors que Cantet n'a cessé de dire qu'il voulait montrer que ce cadre "carcéral" reflétait la lutte des classes sociales) et ne transmettait pas assez les "savoirs universitaires" (à une classe de 4e ? j'aurais plutôt dit exactement le contraire, que le prof y est trop relativiste et qu'on a trop été obsédé à suivre des modes universitaires dans une partie des manuels).

    [Mais certains participants de Libé ont des critères particuliers. Dans le même numéro un article reproche à une adaptation contemporaine de la Princesse de Clèves - qui a l'air d'avoir d'autres défauts - de ne pas avoir un quota représentatif de personnages noirs.]

    Mais en attendant d'aller le voir, je trouve aussi saugrenue la scène dans la bande-annonce où la jeune fille un peu rebelle de 4e dit qu'elle a lu la République de Platon, ce qui est censé prouver la diversité de ses intérêts, et qu'elle aime le fait que cela parle "de tout, d'amour et de religion". La République parle d'énormément de choses, de Justice, de la cité, de l'organisation des fonctions de l'âme, de la vérité, de l'intelligible, des mathématiques, mais le personnage du prof de lettres a l'air de prendre cette caractérisation comme adéquate. Elle doit confondre avec le Phèdre, le Banquet ou (pour la religion) les Lois ou l'Euthyphron.

    billmon's Back



    Et il n'est pas content !

    Il s'interrogeait il y a 15 jours sur le racisme dissimulé contre les attaques sur le passé de "community organizer"d'Obama. Il ne fut pas longtemps un "community organizer" (d'avril à octobre 1992 quand il avait 31 ans) mais il est clair que c'est un nouveau terme codé (comme "Welfare Queens" sous Reagan) pour faire passer un clivage racial.

    C'est particulièrement manifeste dans ce message plein de déni de Shiffren où elle accuse Obama d'être responsable de la crise financière...


    He has explained just what it is community organizers do.
    Advocating, for instance, for affordable housing for the poor — the poor who traditionally rent, because they are bad loan risks.
    The day that reasoning by banks was junked as "racist," was the day this crisis became a possibility.


    Oui, bien sûr, c'est logique c'est l'anti-racisme (et le Community Reinvestment Act ou la rectitude politique) qui cause la crise spéculative, pas la dérégulation ou les gains espérés des subprimes...

    Heroes 3x01 & 3x02



    Je vais vraiment finir par avoir honte d'avoir suivi cette série, malgré tout mon goût pour les superhéros. La seconde saison avait déjà été ratée mais la troisième commence plutôt mal avec des idées désastreuses qui me semblent non seulement Sauter le Proverbial Requin mais être impossibles à corriger par la suite.

    (mais comme tout ex-fan ridicule, au lieu de hausser les épaules comme toute personne saine d'esprit, je vais écrire un post trop long pour énumérer ce qui ne va pas)

    Mon reproche principal contre la seconde saison était le fait que le sang de Claire devenait un philtre d'immortalité qui pouvait ressusciter n'importe qui : il ne pouvait plus y avoir aucune tension puisque toute personne pouvait toujours revenir. C'est une erreur de base de l'écriture d'histoires de superhéros : ne jamais inclure un élément qui rend les récits futurs sans intérêt. Il faut toujours éviter la Pente savonneuse de l'inflation vers l'omnipotence. Nathan et Peter ressuscitent (ce qui était certes attendu) puis Sylar ressuscite déjà, Bennet meurt et ressuscite aussi.

    La saison 3 commence encore pire avec ce 35e épisode The Second Coming (et même l'utilisation du poème de Yeats ne le sauve pas, tant les comic books ont déjà cité ces vers au point d'en faire un cliché).

    Non seulement les résurrections se multiplient de manière ridicule (y a-t-il quelqu'un, n'importe qui qui puisse mourir dans cette série ??) mais en plus l'histoire recycle déjà entièrement les thèmes de la première saison au point qu'on croirait un pastiche ou un remake.

    Stupide, stupide, stupide.

    SPOILER

    SPOILER


    Daniel Linderman (qui avait été tué par D.L. Hawkins dans le final de la première saison) ressuscite (si c'est bien lui) et il en profite pour rendre aussi la vie à Nathan Petrelli qui avait été assassiné dans le final de la seconde... Quelqu'un va encore être là pour un "Final" après cela ? Nathan devient un Born Again et dit que Dieu l'a fait revenir à la vie, ce qui le propulse aussitôt comme Sénateur de New York. Stupide, stupide, stupide.

    J'ai cru que Niki / Jessica, avait déjà ressuscité aussi mais c'est en fait Tracy Strauss, secrétaire du Gouverneur Malden de New York qui est jouée par la même actrice que Niki mais qui semble être un personnage différent (elle a le pouvoir de baisser la température, "cryokinèse", alors que Niki avait une superforce).

    Sylar prend les pouvoirs de Claire et lui dit qu'il ne peut la tuer et qu'il est désormais aussi immortel qu'elle (il lui dit qu'il s'y connaît en neurologie et le prouve en affirmant le mythe réfuté des 10% du Cerveau). Stupide, stupide, stupide.

    Un nouveau Peter Petrelli vient d'un Future Sombre (dans 4 ans) où le public a appris l'existence des Mutants et où ils ont été persécutés. Au moment d'être attaqué par sa nièce Claire du futur, il revient dans le passé pour tuer son frère Nathan au moment où celui-ci allait révéler ses pouvoirs. Oui, c'est à nouveau l'histoire des X-Men dans Days of Future Pasts qui avait déjà été plagiée dans la première saison (explosion nucléaire et dystopie) puis dans la seconde (épidémie du Virus Shanti), encore un messager d'un Futur Sombre. Ils en sont réduits à copier leur propre copie...

    Oh, et le Daark Peter du futur met ensuite le Peter du présent (donc son alter égo passé) dans le corps d'un supervilain dans une prison de la Compagnie).

    Vous croyez qu'ils ne peuvent pas faire pire, n'est-ce pas ?

    Vous auriez tort.

    Mohinder Suresh, qui continue d'être aussi idiot dans son comportement, découvre un sérum qui peut désormais donner à n'importe qui les mêmes pouvoirs que pour les Mutants (pardon, on dit "Evolved Humans" dans Heroes pour se distinguer des X-Men). Autrement dit, tout le thème "génétique" et familial, la carte du Génome qui distinguait un peu Heroes d'une autre série de superhéros disparaît : tout être humain est désormais potentiellement un Evolved Human. L'idée de la Promicin de la médiocre série The 4400 envahit donc l'univers de Heroes.

    Suresh s'administre le serum et obtient en gros les pouvoirs de Spider-Man (je soupçonne plutôt que c'est Cockroach-Man, vu le thème des cafards dans la série) et a droit à une métamorphose comme dans The Fly.

    Ando Masahashi semble promis à des pouvoirs bientôt. Noah Bennet est donc désormais le seul être humain restant sans pouvoir dans la série (pas pour longtemps, je pense).

    Le télépathe Matt Parkman découvre le Peter Petrelli du Futur Sombre (on le reconnaît par sa cicatrice qu'il n'a pu guérir alors qu'il peut normalement se régénérer, erreur de scénario). Le Daaaark Peter le téléporte dans un désert africain, où Parkman va tomber sur un shaman qui peut peindre le futur (comme Isaac Mendez pendant la première saison).

    Hiro Nakamura se fait stupidement voler la moitié d'une formule secrète détenue par son père (peut-être la même formule que le serum découvert par Suresh ?) et elle est facilement prise par une femme dotée de supervitesse, la voleuse Daphné Milbrook (qui habite Paris juste à côté de l'Eglise Saint-Séverin, même si étrangement on voit la Tour Eiffel de sa fenêtre...). Opposer l'omnipotent Hiro, qui peut arrêter le Temps, à une Nemesis qui est une Speedster est une des rares bonnes idées de cet épisode.




    [En revanche, parmi les personnages créés par les fans qui peuvent être intégrés dans la série, Audrey tout comme Santiago ont un pouvoir trop proche de celui de Daphné ou Hiro. ]

    Puis Hiro voyage vers le Futur pour voir quelles seront les conséquences de ce vol (alors qu'on sait bien que les Futurs qu'il visite n'arrive en fait jamais). Son ami Ando Masahashi a obtenu des superpouvoirs et tue le Hiro du futur pour lui reprendre la Formule.

    L'épisode 302 "Butterly Effect" a quelques éléments un peu plus nouveaux de développement de l'univers. Sylar tue Bob Bishop (manipulation moléculaire) et se fait arrêter dans la prison de la compagnie. Noah Bennet, plusieurs supervilains (dont Peter enfermé dans un autre corps) s'enfuient (ces criminels sont le pyrokinétique Flint, Knox qui peut absorber les peurs des autres, l'Allemand qui peut contrôler le magnétisme et Jesse, qui est en réalité Peter). Noah rejoint Claire et la réunit avec sa vraie mère, la pyrokinétique Meredith Gordon. Angela Petrelli, dont on découvre qu'elle a des rêves précognitifs, voit un avenir où ce groupe de criminels (plus le père de Parkman et ce qui semble être une des personnalités de Niki / Jessica / Tracy) a tué ses enfants. Angela prend le contrôle de la Compagnie, renvoie Elle Bishop et dévoile à Sylar qu'il est son autre fils... Darth Angela : "I am Your Mother, Sylar".

    Je comprends bien qu'une série s'installe dans une "unité thématique" et dans des refrains, mais ici le Récyclage des mêmes idées commence à se voir trop nettement.

    Add. Ezra Klein a des critiques plus intelligentes de ces épisodes. Et je suis d'accord, l'Effet Papillon est devenu un cliché à prohiber (les Simpsons avaient déjà ridiculisé le vieux truc de A Sound of Thunder il y a 15 ans !).

    dimanche 21 septembre 2008

    MoDo Channels Her Ex



    J'avais tort de l'abandonner trop vite, Maureen Dowd est encore capable de faire rire dans cet hommage à la série créée par son ex (à moins qu'elle ne soit sérieuse et que Sorkin ait vraiment contribué à son papier).


    The people who want English to be the official language of the United States are uncomfortable with their leaders being fluent in it.

    samedi 20 septembre 2008

    Le Retour Rétrograde de Faucongris




  • Reboot

    Rappel :


    D'après ces rumeurs de seconde main issues de la GenCon, D&D4 pourrait relancer vers 2011 le monde originel de Greyhawk (voir aussi ENworld, RPG.net). Mais au lieu de faire évoluer la chronologie comme ils l'ont fait pour la nouvelle version des Forgotten Realms, il y aurait une "recréation en arrière" ou ce qu'on appelle parfois dans les comics un Reboot, un "redémarrage" qui effacerait des modifications antérieures.

    Greyhawk se déroulait dans les années 576 à l'aurore d'une Guerre à venir dans la première édition d'AD&D. Puis From the Ashes (AD&D2) avait fait évoluer le monde juste à l'après-guerre vers 585. Enfin, D&D3 avait un peu corrigé From the Ashes en avançant la chronologie d'une dizaine d'années, vers 595 (Living Greyhawk). La 4e édition repartirait dans une version parallèle de 580, tout en introduisant des éléments de règles de la nouvelle version (par exemple la race féérique des Eladrin dans le royaume de Célène).

    Cette idée, si jamais elle se concrétise (et malgré ce qu'affirme l'auteur, je crois plutôt à un wishful thinking d'un fan nostalgique), fait un peu penser à l'Histoire tumultueuse d'autres mondes fictifs comme l'univers du jeu de rôle de SF Traveller. La première édition se déroulait vers 1100 de l'Imperium, avant la Guerre Civile. Megatraveller (1989) se déroulait vers 1120 en pleine Guerre Civile. Traveller: The New Era sautait 100 ans vers 1200. Puis GURPS Traveller avait repris l'univers dans un continuum où la Guerre Civile n'avait jamais eu lieu vers 1115 (je simplifie : il y a eu aussi bien d'autres époques publiées).

    En un sens, ce serait une solution élégante : on garde un Greyhawk parallèle "épuré" et on peut s'inspirer d'autres suppléments pour un avenir possible. Le défaut inévitable est qu'on ne peut plus utiliser les jolies cartes très modifiées dans le Living Greyhawk des années 595.

  • Les retours & reflets du Château Greyhawk

    Par ailleurs, Greyhawk revient sous des formes différentes.

    • A l'origine, Greyhawk n'était pas un monde mais seulement un seul château et une seule série d'Oubliettes, le "Château Greyhawk".

      Le nom coloré "Faucon gris" (en français, la buse cendrée) serait comme Blackmoor un hommage à un wargame tactique appelé Braunstein, "Pierre Brune" par David A. Wesely, qui influença Arneson et Gygax.

      Gary Gygax avait développé son univers mais confessait que ses joueurs n'avaient pas tellement envie de quitter les Donjons géants et trésors de Château Greyhawk, une forteresse créée par le mage fou Zagyg près de la Cité de Greyhawk. Sa campagne était surtout un Disneyland sous ces Oubliettes.

      Ce Château de Greyhawk devint le plus long "vaporware" de Gygax, qui disait que ces Oubliettes énormes seraient publiées un jour, depuis 1973.

      Il finit par sortir des fragments de dimensions qui étaient liés lointainement au Château, les modules dans l'univers d'Alice au Pays des Merveilles EX1: Dungeonland , EX2: The Land Beyond the Magic Mirror (1983) et un hommage à King Kong, WG6: Isle of the Ape (1985).. Mais il n'y eut aucune autre publication autorisée.

    • WG7 Castle Greyhawk (1988)

      En 1988, après l'éviction de Gary Gygax de l'entreprise qu'il avait créée, TSR publia un module de 128 pages décrivant 13 Niveaux, rédigés par 13 auteurs différents. Comme le Château avait appartenu au Mage Fou Zagyg, les auteurs avaient décidé d'écrire de courts scénarios parodiques.

      Le problème est que ces parodies étaient le plus souvent ratées, plus amusantes à lire qu'à faire jouer. Il n'est pas vraiment facile de mélanger le délire onirique et une véritable aventure.

      Par exemple le 3e Niveau est un étage de Cuisines magiques avec des gags comme un Golem de Pain d'épices ou un Tablier de cuisine de protection. Le 8e Niveau est déchiré par une Guerre entre Kentucky Fried Chicken et Burger King.

      Le meilleur gag me semble être le 5e Niveau par John Terre (de TORG), qui est une mise en abyme où les monstres jouent eux-mêmes à divers jeux de rôle à la mode de cette époque comme Paranoia ("Serve the Abacus"), Marvel Superheroes, MechWarrior, Star Trek, TOON, Price of Freedom, Dr Who, Indiana Jones, Teenage Mutant Ninja Turtles...).

      Le 11e niveau par Ray Winninger a Mordenkainen qui essaye de tourner un film. Je ne suis pas sûr de trouver cela très drôle.

      Le dernier niveau par Steve Perrin (le créateur de Runequest) a un objet magique appelé le "Générateur Aléatoire de Monstres", encore une mise en abyme des règles dans le scénario qui doit servir à expliquer toutes les anomalies des autres niveaux.

      Le scénario a beaucoup déplu aux fans et fut vite effacé rétroactivement comme une simple "illusion". Notons qu'au lieu d'être une ruine abandonnée, le niveau supérieur était le Château d'un certain "Herzog Akitrom" (écrit par un certain Mortika).


    • WGR1 Greyhawk Ruins (1990)

      Dès 1990, deux auteurs britanniques extérieurs à TSR, Blake Mobley et Timothy Brown reçoivent la mission de faire tabula rasa, refaire le Château Greyhawk dans une version plus sérieuse.

      C'est un module dense de 128 pages avec des douzaines de cartes labyrinthiques qui décrit des centaines de salles. Il introduit une nouvelle idée pour expliquer la spécificité du Château. Le Mage Zagyg aurait construit son Château là à cause d'un Monolithe de pouvoir (l'Obélisque en salle P813, la Pierre en salle P715).

      Brown et Mobley tentent de rendre compte de tout ce qu'on pouvait savoir du vrai Greyhawk de Gygax. Comme l'explique ce forum, les Neuf Dieux que Zagyg avait emprisonné dans ses Geôles (Geôles décrites dans Greyhawk Adventures de Jim Ward) étaient dans la salle Z405 (mais les Geôles sont décrites en P900). L'entrée vers le Dungeonland d'Alice serait en P833 et celle vers le Pays Au-delà du Miroir en Z632. Le passage vers l'Île du Singe en salle P826.

      C'est désormais la version officielle selon TSR.


    • Expeditions to the Ruins of Greyhawk (2007)

      Voir cette description

      Ce supplément en hardcover de 224 pages pour D&D 3.5 fut le chant du Cygne de Greyhawk, le dernier avant le passage à la 4e édition. Il était écrit par les vieux fans de Paizo, Jason Bulmahn, James Jacobs et Erik Mona et c'est un bon compromis entre le donjon de 1990 et des intrigues plus "rôlistiques" tirées du background riche de ce monde. Lord Robilar (qui était devenu un traître dans From the Ashes) trouve enfin sa rédemption.


    • Gary Gygax's Castle Zagyg (2008)

      Voir cette review.

      Avant de mourir, Gygax légua certaines notes à la compagnie Troll Lords qui annonce pour son jeu rétro Castles & Crusades une version parallèle officieuse de Greyhawk (la ville de Grisfaucon est ici appelée pour des raisons de copyright "Dunfalcon", mais Gygax a ajouté une nouvelle ville appelée "Yggsburgh").

      Le problème est que cette version issue de Gygax n'est donc pas complètement compatible avec les données accumulées dans la version "canonique" de son propre univers. Gygax n'a pu utiliser ses dieux par exemple et dans cette version les habitants adorent simplement les dieux scandinaves.

      En dehors du fétichisme du nom de son auteur, cette version n'a sans doute que peu d'intérêt sauf si on préfère Castles & Crusades à D&D, et il faudrait sans doute beaucoup de travail pour réadapter les idées dans le cadre classique.

      (Mais je reconnais que je suis de mauvaise foi sur Troll Lords. Le fait que la compagnie arkansienne soit connue pour avoir tenu des propos politiques très pro-Bush m'a un peu détourné de leurs produits. J'ignore l'idéologie politique de Gygax, mais son ami Frank Mentzer, créateur de Basic D&D, en tout cas était au contraire un social-démocrate.)


  • jeudi 18 septembre 2008

    Rough Riders



    Kane = Hearst = McCain jouant à Teddy Roosevelt

    Comme dit Thers :


    "Remember the Maine!" may be just a tiny bit dated as a campaign slogan.


    Mais ce qui me fait le plus rire n'est pas que le candidat veuille vexer un allié membre de l'Otan qui a des troupes en Afghanistan parce qu'ils le confondent avec les Zapatistes du Mexique. C'est peut-être un lapsus mais McCain ne fait que continuer la politique du ressentiment de Bush, et l'opinion risque de trouver cela presque touchant chez le Maverick.

    Le plus constant est qu'ils recommencent à appeler Zapatero le "Président" Zapatero (certes, il est le Presidente del Gobierno). Bush appelait aussi Aznar le Président mais cela avait semblé être un Bushism plus qu'une traduction littérale du poste de Chef de Gouvernement confondu avec le Chef de l'Etat.

    Bounce différé



    Au moment même où on annonce la retombée du "Rebond" post-Convention de McCain et la hausse de l'impopularité de Palin, le sondage par Etat est mauvais pour Obama.

    McCain 295 Grands Electeurs contre Obama 243


    Click for www.electoral-vote.com


    McCain a rattrapé Obama en Pennsylvanie (21 Electeurs), où Kerry n'avait eu qu'une faible avance en 2004. McCain a aussi repris l'Indiana (11), le Colorado (9) et le Nevada (5). Il est revenu à ses scores élevés d'avant le mois de juin autour de 300 Grands Electeurs.

    Obama est même menacé dans l'Oregon (7), où la côte urbaine est plutôt à gauche (voire hippie) mais où l'intérieur des terres est conservateur, au Minnesota (10), où la Convention républicaine se déroulait, et au Wisconsin (10).

    Obama n'aurait donc plus tous les Etats portés par Kerry en 2004 avec cette perte de la Pennsylvanie.

    Même en gardant la Pennsylvanie, il se retrouverait à 252, plus l'Iowa (7) et le Nouveau Mexique (5), soit 264 contre 274.

    mercredi 17 septembre 2008

    Elections canadiennes du 14 octobre



    Les dernières élections fédérales canadiennes eurent lieu en janvier 2006 (vous vous souvenez ?, et oui, je ne cache pas trop mes préjugés ontariens pro-NDP ou en tout cas anti-Tory).

    Les Conservateurs (Tories) y avaient eu 36% des voix au niveau national et 40% des sièges (124 sièges sur 308). Cela a conduit au gouvernement minoritaire mais stable de l'abominable Stephen Harper, le bushoberluscozoïde du nord qui appelle à de nouvelles élections pour le 14 octobre.

  • Rappel des forces en présence

    La Chambre des Communes a 308 sièges, dont 106 en Ontario, 75 au Québec, 36 en Colombie Britannique et 28 en Alberta.

    Le système politique canadien est compliqué par la division entre Partis nationaux et le Parti "provincial" du Québec. En gros, au niveau national, il y a trois partis principaux : les Conservateurs (Droite), les Libéraux (Centre-Droit) et le NDP (Gauche). Il faut ajouter le poids important du Bloc Québecois dans la Province du Québec (aux dernières élections : 51 sièges sur 75 circonscriptions).

    Les Conservateurs ont un score écrasant dans les Provinces de l'Ouest (28 sur 28 en Alberta !). Les Libéraux dominent généralement en Ontario (qui représente à lui seul un tiers de la Chambre des Communes avec 106 sièges dont 54 pour les Libéraux et 40 pour les Conservateurs). Le BQ et les Libéraux se disputaient d'habitude le Québec. Le NDP (ou NPD) n'est plus qu'un Parti de gauche minoritaire qui peut un peu gêner les Libéraux, surtout à l'Ouest dans les zones urbaines de Colombie Britannique (10 sièges), mais aussi un peu .

    Mais depuis 2006, les Libéraux se sont effondrés au Québec et les Conservateurs ont commencé à prendre leur place (plus en votes qu'en sièges, d'ailleurs pour l'instant) alors que le BQ décline.

  • Sondages

    Les Conservateurs devraient gagner les élections mais on ignore s'ils pourront avoir cette fois une majorité absolue à la Chambre.

    D'après Democratic Space, les Conservateurs pourraient gagner 20 sièges à 145 sur 308, très près de la majorité. Les Libéraux perdraient encore une dizaine de sièges (90 sièges - certains sondages leur prédisent un effondrement bien plus dramatique), le Bloc aussi (42 sièges) et le NDP resterait stable autour de 30 sièges.

    Les Tories semblent renforcer leurs positions en Ontario (où ils avaient eu 35%), mais les variations de sondages sont énormes (de 33 à 41% !).

    Les Tories avaient atteint 24% au Québec en 2006 (mais seulement 10 sièges) et ils pourraient être entre 25 et 30%, alors que les Bloquistes baisseraient d'une moyenne de 42% à 25-35% (les Libéraux y resteraient autour de 20%). Le Bloc Québecois de Gilles Duceppe craint tellement une érosion dans la Province qu'ils contrôlent depuis 2004 qu'ils tentent même à présent de séduire les Québecois fédéralistes. L'électorat rural se tourne vers les Conservateurs et le Bloc a pu soutenir le gouvernement fédéral conservateur sans participation, même si sur certaines questions sociales ils devraient être plus proche de l'Opposition libérale ou NDP.

  • L'avenir de l'Opposition

    Le déclin des Libéraux au Québec fait que les Conservateurs deviennent la principale opposition provinciale au Bloc au moment où le Bloc peut être tenté de faire une alliance avec eux au niveau fédéral.

    Le leader actuel des Libéraux et donc de l'Opposition fédérale aux Conservateurs est Stéphane Dion, un ancien universitaire québecois (qui a d'ailleurs la double nationalité française et canadienne, sa mère étant de France) et ancien ministre de Jean Chrétien. Il a été souvent haï par le Bloc comme le symbole des Fédéralistes et bien qu'ayant commencé comme souverainiste dans sa jeunesse, il a bataillé contre le droit de Sécession. Il avait battu de peu l'universitaire ontarien Michael Ignatieff en décembre 2006, et Ignatieff et ses partisans tentent à présent de reprendre la main. Lors d'élections partielles, les Libéraux ont perdu un siège au Québec, remporté par les Nouveaux Démocrates. Dion a désormais le double désavantage d'être trop français tout en étant très impopulaire dans sa propre Province québecoise (même si sa circonscription est un fief libéral). Si le médiatique Ignatieff ne reprend pas le Parti libéral, ce pourrait être Bob Rae, lui aussi ancien universitaire, ancien membre du NPD et député de l'Ontario.

    Les politiciens canadiens ont l'air d'être souvent d'anciens universitaires. Harper fut prof d'économie, Pearson fut prof d'histoire et Trudeau était prof de droit à l'Université de Montréal avant de se lancer en politique.
  • mardi 16 septembre 2008

    Enfin un Bon Rickrolling



    Les trucages de YouTube deviennent de plus en plus raffinés.

    Bivalence et Bipartisme



  • Jonathan Rauch :

    The law of the excluded middle is not in the Constitution. We looked. It's not in any contract our party ever signed. It wasn't even written by Republicans. It was written by left-wing academics.


  • Ezra :

    This, it turns out, is not true.
    It's not near true.
    It's not good friends with true.
    It doesn't go to parties with true, and occasionally sleep with true when it gets lonely.
    Rather, it's false.

  • Comics de la rentrée (27/08 - 10/09)



  • Univers DC

    • Ambush Bug: Year None #2
      Ce numéro m'a paru moins drôle que le précédent. La parodie de l'univers DC devient parfois trop ésotérique (qui se souvient de Space Ranger et son ami Cryll, qui n'est qu'une imitation d'Otho dans Captain Future) et gratuite. Les cases se succèdent avec aussi peu de liens qu'une suite de gags absurdes isolés. La Déesse Rama Kushna met un costume de Groucho Marx, Ambush Bug mentionne le Corps des Briquets Orangés, une copie de Galactus qui aime "redécorer" les planètes au lieu de les manger (ce qui conduit à des blagues sur les Gays assez lourdes), la fin pastiche les mangas et Hulk.

      Il y a un équilibre qui me semble perdu entre une "histoire" et un simple alignement de plaisanteries, mais surtout ces plaisanteries ne sont pas assez drôles pour qu'on puisse apprécier le Nonsense. D

    • Green Lantern #34
      Tout ce long flash-back n'aura donc servi qu'à redonner plus d'importance à Black Hand recréé en nécrophile maître de l'Entropie. Le retcon est inutile et parfois risible à force de vouloir paraître malin dans ses explications d'histoires passées (notamment le lourd Complexe d'Oedipe d'Hal Jordan). C

    • Green Lantern Corps #28

      Le Corps lutte contre un tueur en série de famille de Lanterns et on voit même pour la première fois une démission de masse de certains membres.

      Mais l'histoire se centre surtout sur Saarek, le Green Lantern qui peut communiquer avec les défunts. Il vole un peu la vedette aux autres, comme le faisait Sodam depuis quelques numéros. Saarek va devoir communiquer avec le corps de l'Anti-Monitor.

      Le numéro est très plaisant grâce au dessinateur invité, Luke Ross, qu'on va vite regretter. B+


    • Justice Society #18
      Je n'aime vraiment pas cette histoire où on est censé s'interroger sur la portée spirituelle d'un extraterrestre omnipotent qui vient accomplir des actes providentiels. L'ambiguïté morale échoue dès que le dieu s'appelle Gog et qu'il fait du nouveau personnage sans intérêt Lance son nouveau Héraut, Magog. Avec d'autres noms, ils auraient pu obtenir un vrai suspense sur l'évolution. C

    • Legion of Super-Heroes #45
      Ah, un de mes aspects trop puritains est que je n'aime vraiment pas que les "Couples Symboliques" des personnages fictifs soient brisés. Saturn Girl trompe Lighting Lad avec Ultra-Boy et le "choc" me paraît une Très Mauvaise Idée. Cela fait 45 ans qu'ils sont ensemble et cela me donne encore plus envie qu'on re-re-reboote la série pour revenir à la version d'avant le premier reboot de 1994 (voire d'avant le Five Year Gap de 1989). D

    • Manhunter #34
      Le style me paraît hésiter entre une sorte de nouveau "réalisme" de polar et une ambiance superhéroïque bien plus traditionnelle. C'est bien écrit mais le mélange est un peu déconcertant. B

    • Reign in Hell #2/8
      Une mini-série avec une Guerre dans les Enfers entre Nero (le Diable principal de l'univers DC) et les demi-démons Blaze & Satanus qui règnent sur le Purgatoire. Cela ressemble beaucoup à des idées qu'on a souvent vu dans AD&D d'une Guerre entre Diables et Démons, mais ici l'orginalité est que les Démons du Purgatoire essayent de faire croire à une révolution pleine d'espérance contre la tyrannie diabolique. Comme d'habitude, c'est un prétexte pour mélanger des douzaines de personnages magiciens de l'Univers DC, de manière parfois très arbitraire (je n'ai toujours pas compris pourquoi ils ont décidé de faire du singe Detective Chimp un acteur majeur).
      A noter : l'encrage est du talentueux Bill Sinkiewicz, ce qui rend certaines cases parfois remarquables. B

    • Superman Beyond 3D #1/2
      Premier point : j'ai du mal à profiter du gimmick 3D parce que je n'ai pas une bonne vision stéréoscopique.

      En revanche, Grant Morrison a quelques idées fascinantes dans une bd excessivement post-moderne. Plusieurs reflets du héros Superman - dont Captain Marvel de Terre 5 et un homologue du Doctor Manhattan de Watchmen de Terre 4 - se liguent pour voyager entre les Récits dans les Limbes hors de la narration où ils trouvent la Bibliothèque Borgésienne de tous les Livres.

      L'idée leibnizienne du Multivers est décrite comme une tentative de rationalisation pour évacuer les contradictions entre les Incompossibles et il est clair que l'auteur a des sympathies "paraconsistentes" qui préfèrent les incohérences.

      Malgré tout mon goût barthien pour ces mises en abyme, je suis un peu blasé devant cette auto-parodie de Morrison. B+

      Voir les Annotations des nombreuses allusions de ce numéro.

    • Wonder Woman #24
      WW prépare ses fiançailles avec Nemesis, et la scénariste ne réussit toujours pas à nous faire comprendre pourquoi elle choisit ce ringard qui ne semble pas vraiment supérieur à ce qu'était Steve Trevor.

      On regrette vraiment qu'ils aient tué la précédente tentative de lui donner un petit-ami, Trevor Barnes, qui paraissait un peu plus charismatique même s'il était moins adapté à des aventures. Personnellement, j'aimerais qu'elle aille avec un personnage comme Olympian ou bien mieux le roi d'Atlantis Aquaman, ce qui pourrait revitaliser deux personnages de second ordre (mais cela devient peu probable avec le retour de Mera).

      La fin du comic est une reprise très obscure du personnage de la Méchante Reine de Blanche-Neige, Gloriana Tenebrae Reine des Sheeda, ce qui nous change (un peu) de Circé. B


  • Indépendants

    • Army@Love (vol. 2) #2/6
      L'auteur reconnaît qu'à force d'y accumuler le cynisme, on risque de trouver tous les personnages antipathiques (en dehors du trisomique Beau Gest qui est un peu l'Innocent). Switzer apprend que son mari Loman lui a menti et a trahi son "Tristan" le prestidigitateur Flabbergast. La Colonel Frick, la Sorcière Wiccan, semble avoir un plan bien plus complexe que son Philtre d'Amour. Healey trompe sa femme Allie avec le rocker Magoon.

      En revanche, je suis rassuré, l'éloge du Voile contre l'aliénation occidentale qui m'avait étonné dans le #11 était bien un discours indirect ironique. B

    • Dynamo 5 #16
      Scrap reforme une nouvelle version de l'équipe familiale avec le duo des Firebirds (une mère et d'une fille). Mais les 18 pages mensuelles semblent toujours aller à un rythme trop alangui avec des doubles-pages où il ne se passe rien.

    • Ex Machina #38
      J'ai vraiment un problème avec cette bd politique. L'auteur est vraiment raffiné mais je ne comprends pas pourquoi il veut vraiment que son héros soit un "Indépendant" "Modéré" entre les deux Partis alors qu'on ne voit pas pourquoi il ne serait pas simplement Démocrate, surtout dans une période de l'histoire américaine aussi "partisane". C

    • Savage Dragon #137
      Un cross-over avec Madman et le groupe de rock Amazing Joy Buzzards qui prépare la confrontation inévitable entre le Dragon et l'omnipotent Solar-Man (version d'extrême droite de Superman qui vient exécuter Brainiape).

      Mais le plus drôle de tout le numéro est la case où le Dragon appelle à voter pour Obama. B

    • Twilight Guardian #1
      Un essai de créer une nouvelle version de Don Quichotte. L'héroïne est de toute évidence une folle bienveillante (et intelligente), qui croit être une superhéroïne dans un univers banal. C'est un joli hommage aux tropes des comic books de superhéros par Troy Hickman (le créateur de la mini-série Common Grounds) mais je suis sceptique sur l'intérêt prolongé. B


  • Univers Marvel

    • Amazing Spider-Man #571
      Peter Parker retrouve le premier Venom (enfin redevenu un peu ambigu comme anti-héros) et le nouveau Venom, ainsi que le Green Goblin originel ressuscité. On peut reprocher à Dan Slott d'avoir joué la facilité avec des personnages plus connus pour relancer les ventes mais il sait les renouveler et il rappelle qu'il est l'un des meilleurs scénaristes de Marvel en ce moment. B+

    • Mighty Avengers #17
      Tout un numéro seulement pour raconter l'histoire de Skrulls qui adoptent l'identité de Henry Pym et se prennent ensuite pour lui. Amusant mais répétitif. B

    • Black Panther #39-40
      Un cross-over avec l'Invasion Skrull très sombre dessiné par Jefte Palo, dans un style qui pourrait faire penser à du Mike Mignola (mais en mieux à mon avis). L'histoire arrive à donner à T'challa une impression d'invincibilité et de compétence prodigieuse sans aucun pouvoir tout en gardant un vrai suspense, ce qui ne va pas de soi. B+

    • Eternals #4
      Thena et Ikaris viennent éveiller Phaïstos, le forgeron des Eternels. Ajak est corrompu de jalousie que le Céleste ait préféré Mercure comme son messager et manipule Gilgamesh. Tony Stark apparaît en demandant que les Eternels s'enregistrent eux aussi dans les fichiers gouvernementaux. Je ne suis toujours pas convaincu que l'Univers Marvel a besoin de ce titre. C

    • Secret Invasion: Fantastic Four #3/3
      Pas mal, mais l'effet principal de cette mini-série n'aura guère consisté qu'à expliquer pourquoi les Quatre Fantastiques n'étaient pas présents pendant l'Invasion Skrull qui les concernait pourtant principalement. B+

    • Secret Invasion: Inhumans #2/4
      Les Skrulls ont capturé Ahura Boltagon, le fils de Blackagar et Medusa, pour faire pression sur son père. Les comics utilisent souvent le cliché de l'Enfant messianique (comme Franklin Richards) et on peut imaginer qu'Ahura va à nouveau endosser ce genre de rôle. C

    • Iron Man #5
      Un détail amusant dans l'histoire : pour moderniser et rendre plus sympathique Stark, il devient maintenant un partisan des Energies Renouvelables et non-fossiles, ce qui est cohérent avec le fait que son armure est solaire depuis les années 60. C'est une ruse pour ne plus en rester uniquement au marchand de canons. B+

    • Iron Man: Golden Avenger #1
      Un one-shot écrit par Fred Van Lente (Action Philosophers) sur Pepper Potts. La règle des comic-books est que les adaptations cinéma l'emportent toujours sur la bd et Pepper Potts est redevenue le personnage principal de l'entourage de Stark depuis le film.

    • Ms. Marvel #30
      L'auteur tente une légère variante dans l'Invasion Skrull avec un Skrull mutant qui est redouté même par ses congénères. B

    • Ms. Marvel Annual #1
      Un team-up avec Spider-Man horriblement mal dessiné mais très drôle où Brian Reed arrive à écrire les dialogues sarcastiques de Peter Parker mais éclipse complètement le personnage principal, qui a l'air bien ennuyeuse en comparaison. B+

    • Nova #16
      Nova s'allie avec le Super-Skrull Kl'rt qui l'avait aidé contre Annihilus. Kl'rt est peu fiable mais l'idée qu'il puisse y avoir une scission entre plusieurs factions skrulls face au mouvement fondamentaliste religieux qui les dirige actuellement est original. B

    • Secret Invasion #6/8
      Tout ça pour ça ? Les héros des deux bords de l'ancienne Guerre Civile sont réunis contre les Skrulls et surtout le dieu Thor est de retour et il semble rétablir à lui tout seul l'équilibre contre l'Invasion des Polymorphes. C