Le portrait officiel de Bush se veut humain, proche, accessible, "sympa" mais il va trop loin dans cette direction, dans le kitsch du "voisin d'en face" (le pot de fleurs devient presque métaphorique de ce quotidien trop banal, c'est le refus explicite de toute grandeur dans le fils héritier du 41e Président).
Cela reste mieux que le repoussant Reagan en Zombie frankensteinien.
Je sais que je suis trop victime de la mythologie sur "Camelot" mais le portrait de JFK par Aaron Shikler reste le plus touchant et il a acquis une place importante dans de nombreux films comme le Nixon d'Oliver Stone (il y eut un autre portrait plus moderniste par Elaine de Kooning).
dimanche 14 novembre 2010
Tel qu'en lui-même
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Libellés : spirit of '76
Théothanatologie et Avatars
Demain aux Lundis de la philosophie à l'ENS, Paul Clavier va encore essayer de défendre l'existence de Dieu face à l'existence du Mal tout en défendant une forme d'Omnipotence.
Si Dieu tolère le Mal physique et moral, soit il ne peut pas l'éviter, et il n'est pas tout-puissant, soit il peut l'éviter et il serait alors au moins en partie coupable. La solution théologique classique est de dire qu'il ne peut pas vraiment l'éviter (pour avoir un monde avec des lois constantes optimales et du "Libre-arbitre").
Même destitué de la toute-puissance, Dieu reste responsable. Je pense donc que le problème de la théodicée n'est pas résolu par l'abandon de la toute-puissance divine. Les trois solutions qui restent en lice sont : ou bien l'inexistence de Dieu, ou bien sa méchanceté, ou bien une façon d'exercer la toute-puissance (davantage réparatrice et compensatrice que préventive) différente de celle que nous estimerions souvent préférable.
Il défendra donc la dernière position parmi ces trois.
La variante moderne de cette stratégie de l'impuissance fut le mouvement de la théologie de la Mort de Dieu chez certains juifs et protestants dans les années 60 (et la dernière version néo-gnostique fut celle de Hans Jonas, Der Gottesbegriff nach Auschwitz: eine jüdische Stimme, 1987, où l'être suprême était auto-négation se sacrifiant et s'abandonnant au monde). Cette position gnostique finit par revenir en gros à un athéisme de facto où la transcendance est réinsérée en ce monde.
Via l'Horloger dans son Horloge, une solution du théologien anglican Polkingthorne (un ex-physicien qui continue à défendre des variantes de l'argument téléologique via le "fine tuning") est de nier en Dieu son éternité plus que sa toute-puissance : il lui accorde une omniscience limitée dans le temps. Dieu se serait tellement "vidé" de son éternité qu'il serait pris dans le temps du monde et ne pourrait pas prévoir tout le Mal moral que les êtres libres commettent. Ce serait aussi compatible avec des théologies du processus et du devenir (Whitehead) où l'absolu ne serait pas un principe extra-temporel.
Dans tous ces rafinements d'une divinité dans l'immanence, je ne vois pas vraiment ce qu'on y gagne par rapport à des principes simplement "humains". C'est le problème des sectes religieuses les plus "ouvertes" et "humanistes" (comme les Chrétiens Unitariens-Universalistes). Je ne sais pas si l'Homme est mort, mais les dieux fictifs qui se font passer pour plus humains ne se mettent pas plus à vivre dans ces "avatars".
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Libellés : laïcité, philosophie
Difficultés techniques
C'est surprenant mais sur la chaîne de télévision que je regardais au moment de l'annonce du nouveau gouvernement, ils ont rediffusé par erreur une rediffusion du gouvernement précédent.
EDIT : Ah, non.
J'en tire les conclusions et je me retire de la carrière de Penchard-bashing.
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Libellés : actualité
Nanowrimo Log: Jour 14
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Libellés : nombril
Références
La phrase homophobe de Berlusconi était peut-être aussi une citation de Mussolini (enfin, l'autre Mussolini).
EDIT : On prétendait à l'époque que Claude Guéant ferait un échange avec Hortefeux à cause des poursuites pour injure raciale. Mais finalement, il est resté Ministe de l'Intérieur et de l'Immigration (en abandonnant désormais l'Identité nationale au rang des autres gadgets usés par le Président inconstant).
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samedi 13 novembre 2010
Nanowrimo Log: Jour 13
tard. 23,609 mots (47%).
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Libellés : nombril
vendredi 12 novembre 2010
Nanowrimo Log: Jour 12
8 Frédéric II, jour de Michel de L'Hospital.
21,852 mots (43%).
J'ai failli être "week-two'ed" hier. Merci pour les encouragements. Les membres du NaNoWriMo envoient aussi régulièrement des emails d'écrivains professionnels qui peuvent nous rappeler la différence avec un vrai écrivain, comme ce texte de John Green qui assigne une place métaphysique tillichienne au fait d'écrire 50,000 vains mots face aux "pulsions nihilistes qui menacent sans cesse de nous consumer".
J'ai mis le début du Machin dans Wordle. L'intérêt est de voir ses clichés (j'abuse de l'expression "comme si", comme si je voulais tout réduire à des comparaisons).
Le chapitre d'aujourd'hui (le XIV) est terriblement bavard en dialogues inutiles. Cela commence un peu à devenir une pièce de théâtre. Je ne retrouve plus la référence qui disait que le roman de l'après-guerre déclinait en augmentant la proportion des dialogues par rapport aux descriptions (peut-être à cause de l'influence du cinéma ?).
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Libellés : nombril
jeudi 11 novembre 2010
Nanowrimo Log: Jour 11
Trop corrigé de copies... 0 mots. Je remets à demain...
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Libellés : nombril
Le droit de se voiler
Au début du XIXe siècle, la province du Travancore (au sud de la province de l'actuel Kerala - cf. les origines de la laïcité au Kerala) connut une rebellion de certaines basses castes pour que les femmes aient enfin le droit de se couvrir le torse comme les castes plus élevées. Les Brahmanes avaient en effet instauré une structure rigide où toute femme de basse caste n'avait pas le droit de recouvrir le haut de son corps si elles étaient en présence de Brahmanes. Les femmes qui osaient vêtir leur poitrine étaient parfois lynchées dans les années 1820. Certaines de ses femmes se convertirent à d'autres religions, comme le christianisme, pour ne plus être ainsi harcelées.
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Libellés : l'orient compliqué, laïcité
mercredi 10 novembre 2010
Nanowrimo Log: Jour 10
6 Frédéric II, jour de Henri IV. 19,579 mots (39%).
Hé, 2900 mots en une fois. Bon, c'était facile, récit dans le récit dans le récit.
Pour le Troll Misologue Récurrent du commentaire, j'ai essayé d'être encore plus intello-barbant avec une double métalepse entre les niveaux du récit.
De rien.
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Libellés : nombril
Encore en deçà des attentes pourtant basses
The Independent sur l'ancien 43e Président :
There seems even less to him than met the eye, and there was precious little of that. Astounding as it appears, we misoverestimated him.
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Libellés : spirit of '76
[JDR] Vinum novum in utres veteres
C'est donc un peu comme si, mutatis mutandis, on essayait de faire une campagne en Normandie médiévale en essayant de prendre tous les Noms possibles de Proust (ou bien ceux d'une abbaye de Thélème ou du Poictesme de James Branch Cabell).
Le titre si génial d'Une Surabondance de Lamproies (A Surfeit of Lampreys) vient du sort tragique du père de l'Impératrice Mathilde, dernier fils de Guillaume le Conquérant. Non seulement le Roi Henry Ier avait perdu son héritier Guillaume-Adelin dans le Naufrage de la Blanche Nef en 1120 mais il mourut ensuite en Normandie en 1135 à cause d'une indigestion de son plat préféré, un festin d'anguilles.
Comme le dit Jeff Rients, ce détail de la chair des Lamproies est "sublimement ridicule" et il faut un certain talent poétique pour fonder une campagne de jeu de rôle sur cette anecdote.
Cette période de la Guerre civile du XIIe siècle a été déjà très prise dans les fictions britannique puisque la série des aventures du moine Cadfael d'Ellis Peters (dans le Shropshire) et Les Piliers de la Terre de Ken Follett se déroulent tous à cette époque. Le roman de Follett est dans une ville fictive à Kingsbridge qui correspondrait à peu près à la commune de Marlborough dans le Comté de Wilts (donc un peu trop à l'est pour le Wessex de la campagne).
Le jeu a trois Classes : Guerriers, Psychics (à la place de Magiciens) et Experts (à la place des Voleurs ou des Clercs), mais les Classes ouvrent à des Compétences.
Le jeu garde le système de points de vie de D&D (1d4 pour le Psychic, 1d6 pour l'Expert, 1d8 pour le Guerrier) et la Classe d'armure descendante (avec une CA de 9 quand on ne porte rien et une CA de 0 pour le meilleur exosquelette avec Champ de Force portable).
Mais il a un système d20 plus unifié. Le jet de combat est 1d20 + CA de la cible + la Compétence en Combat + les autres bonus (caractéristique...) et la difficulté à atteindre est toujours 20. Personnellement, je préfère vraiment les CA ascendantes mais c'est vraiment une question d'habitude (et un jeu n'est pas très Old-School s'il renonce à cette vache sacrée, je suppose). Les armes peuvent faire entre 1d6 pour une arme de basse technologie à 3 ou 4d6 pour des armes plus développées.
Il y a un début d'univers fondé sur le fait que le voyage supraluminique dépend de pouvoirs psychiques. Les pouvoirs psi sont donc parfois rejetés mais ils jouent un rôle indispensable pour sauter dans l'hyperespace. Cela permet de donner un peu plus d'importance aux personnages et pas seulement aux machines. (Dans Empire galactique, les pouvoirs psi n'ouvraient pas le Saut mais étaient nécessaires pour percevoir quoi que ce soit à l'intérieur du Triche-Lumière).
L'Humanité avait déjà commencé à explorer la galaxie avant de découvrir la Psitechnologie avec la naissance de premiers mutants au XXIIIe siècle. Les nouvelles Portes de Saut permirent à l'Humanité d'accélérer la colonisation (et ont donné un avantage à l'Humanité par rapport aux autres espèces extra-terrestres : c'est donc un univers très humanocentré), mais ensuite les Psychics moururent tous en masse suite à une catastrophe simultanée au XXVIIe siècle, le Cri. Les mondes furent isolés pendant plus de quatre siècles (la période du Silence, comme la Longue Nuit dans Traveller) et les pouvoirs parapsychiques viennent seulement de réapparaître, réouvrant l'Espace et la Psitech. Les mondes reviennent lentement au Niveau Technologique 5 (Pré-Cri).
SwN est fait spécialement pour le jeu en "Bac à Sable", pour explorer tout un contexte même sans une intrigue préalable. Le jeu a beaucoup plus d'idées bizarres dans les tables aléatoires que Traveller. Les règles ont même une table avec 100 idées de scénario.
Les appendices ont des générateurs de mondes assez originaux où on peut par exemple tirer l'origine nationale terrienne d'une colonie ou bien la religion, et pas seulement des caracteristiques physiques ou économiques. De même, la génération des Aliens ajoute des détails sociaux originaux. Une des races extra-terrestres, les Shibboleths, est une sorte d'abomination lovecraftienne qui évoque un peu certaines races dans Doctor Who : leurs pouvoirs psy leur permettent de rester inaperçus malgré leur forme aberrante.
Une autre originalité de SwN est un système pour représenter les Factions (organisations) et pas seulement les personnages ou la technologie. Chaque Faction peut agir chaque Tour mensuel dans le cours de ce contexte. Rien que pour cette idée, le jeu en vaut la peine.
Dans ce thread, on propose une solution ingénieuse simple : en plus des Shantas autochtones, il n'y a en fait que (1) des Humains (et leurs mutants, les Boccords, les Muadras, les Salu et les Acubons), plus (2) les Iscins (les animaux évolués par les Humains), (3) les Ramiens (et les Thivins ou Trarchs ne sont que des variations mutantes des Ramiens), (4) les Cleash (qui dévorent leurs petits seulement parce que ce sont des mutants équivalents des Muadra, d'où l'effet Dysha qu'ils obtiennent, et les Scarmis ont peut-être aussi un rapport), (5) les Corastins (et les Croids sont des mutants) et enfin (6) les Thriddles.
Si jamais un jour, on découvrait que Jorune et Tékumel sont la même planète, on devrait aussi opérer encore plus de fusions mais cela deviendrait vraiment trop difficile. Les Shantas autochtones ne peuvent pas vraiment s'identifier aux Ssu et Hlyss scorpionidés. Mais il serait relativement aisé d'associer les Corastins sauriens avec les Shens. Il doit même y avoir quelques Iscins comme les Renyu.
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Libellés : jdr, jorune, old school
Doublethink is Doupleplusgoodthink
Badinguet répète, comme l'Intègre Eric Woerth :
Notre réforme sauve le système par répartition.
J'ignorais cette mystique spéculative de Badinguet, où de toute évidence, le salut vaut damnation. Cela doit être une coincidentia oppositorum.
Par ailleurs, je crois que le gouvernement devrait vraiment sauver Mme Penchard dans ce sens que notre "Président" donne à ce verbe, comme ses "réformes" sont en train de sauver notre société.
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Libellés : badinguet
Sondage et Philosophie
J'avais déjà mentionné la grande étude de sondage sur les philosophes analytiques lancée par David Chalmers (dont au passage, la traduction du grand livre en faveur du "Dualisme naturaliste", L'Esprit conscient vient enfin de paraître en français chez Ithaque). Il fait la liste de tous les problèmes et débats et demande à chacun (930 assistants et professeurs d'université) de donner son jugement sur ces questions ouvertes (comme par exemple les solutions sur la liberté ou sur des paradoxes célèbres du choix rationnel comme celui de Newcomb).
Chalmers analyse quelques résultats :
The correlation results largely speak for themselves. There are some fairly predictable geographic effects: e.g. a UK affiliation correlates most strongly with disjunctivism and a belief in a priori knowledge; Australasia with consequentialism and B-theory; US with deontology and Millianism; Europe with Fregeanism.
The strongest gender effects are that being female correlates with holding an epistemic view of truth, with not switching on the trolley problem, with rejecting apriority and analyticity, and with scientific anti-realism, while being male correlates with the opposite. The strongest age effects are correlations of youth with Humeanism, B-theory, teletransporter survival, content externalism, and knowledge invariantism (and with being accurate on the metasurvey!).
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Libellés : philosophie
mardi 9 novembre 2010
Nanowrimo Log: Jour 9
Suis allé sur les forums NaNoWriMo. Certains disent avoir du mal à garder le rythme (la Seconde Semaine étant celle où on abandonne le plus) mais il y a des désœuvrés - avec œuvre - qui en sont déjà à 35,000 mots, ce qui est un peu déprimant.
Ca allait mieux dans ce chapitre (le XII) parce que je me suis défoulé avec un personnage encore plus caricatural que mes unidimensionnels habituels. J'ai abandonné le narrateur neutre omniscient qui parle au style indirect selon le personnage, pour un narrateur intrusif en reflet d'un personnage insupportable.
Je ne sais pas vraiment faire de vrais dialogues. Au lieu d'être des personnages discutant entre eux, c'est toujours l'auteur en train de justifier le récit face à des objections éventuelles du Lecteur. Ils débattent donc tous des incohérences de l'intrigue et non pas vraiment de leurs points de vue individuels.
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Libellés : nombril
lundi 8 novembre 2010
Nanowrimo Log: Jour 8
14,920 mots (30% du total).
Je déteste ces personnages. Je déteste le fait d'être obligé de relire tout le temps les pages précédentes pour me souvenir de qui est qui.
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Libellés : nombril
15 jeux en 15 minutes
Je reprends le mème : énumérer vos 15 jeux favoris auxquels vous pensez en premier.
Ce sont les 15 auquel j'ai pensé immédiatement. Mais je devrais sans doute ajouter de nombreux jeux comme Artesia (un monde sublime, mais un système lourd), Jorune (les plus belles illustrations du jeu de rôle), Mega (le jeu français auquel j'ai le plus joué), Mummy: The Resurrection (le moins sombre du World of Darkness, j'avais préparé une campagne pour jouer à Alexandrie), Other Suns (Runequest dans l'Espaaaace), Pendragon (tiens, ça fait longtemps), Providence (des superhéros dans un monde de fantasy), Shaan (un jeu français avec une planète magique colonisée par de Méchants Humains), Space Opera (comme j'ai voulu aimer ce jeu qui me paraissait plus riche mais en fait nettement moins jouable que Traveller), Tales of Gargentihr (une bizarrerie qui vaut vraiment le coup, un monde original à ajouter à Tékumel), Talislanta (un monde assez exotique dans ses civilisations), Tribe 8 (gothique mais intéressant), World-Tree (un monde très bizarre sans humains), Wraith (un jeu horriblement sombre mais très riche, la campagne Orpheus est peut-être plus facile).
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Libellés : jdr
dimanche 7 novembre 2010
Anti-mystes
Andrew Sullivan parle de la Religion positiviste fondée par Auguste Comte (où l'Humanité comme seul Absolu onto-post-théologique, le Grand Être s'adore elle-même par l'intermédiaire de ses Grands Hommes) et demande :
Why would anyone worship Plato when they could read him?
Mais on pourrait aussi demander : How could anyone read Plato without worshipping him?
Plus sérieusement, il y a en effet une différence ici entre culte religieux et raison puisque même le plus rationnel thomiste pourra adhérer à un saint sans aucune réserve alors que ce sont justement Socrate ou Platon (ou peut-être aussi certains sages ironiques comme Zhuāng Zǐ) qui nous ont appris à ne plus lire sans réserve.
En cela, les Néo-Platoniciens et leur divinisation de Platon (ce que l'archéo-positiviste Stove a bien ridiculisé) commettaient plus qu'une faute de goût ridicule, c'était aussi une lecture très incomplète de leur idole. Mais c'est aussi un danger interne dans toute réflexion philosophique - comme le dit souvent Bouveresse - qu'au moment même où elle dénonce la mystification des sophistes, elle s'automystifie en Maîtres de Vérité.
Mais cela me rappelle qu'à une époque, ce blog (ou l'un de ses ancêtres) énumérait les jours positivistes. Aujourd'hui selon le calendrier positiviste, nous sommes le 3 Frédéric II de l'An 222, jour de Philippe de Commynes (je pense que le Frédéric II est le roi de Prusse du XVIIIe et non pas l'Empereur du XIIIe en tant que représentant de l'Etat moderne).
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Libellés : laïcité
Nanowrimo Log: Jour 7
12957 mots (25% du total).
Oui, j'avais dit que je ne ferai plus cela chaque jour.
Je m'étais aussi fixé de ne pas trop me documenter (parce que j'ai tendance à plus aimer la documentation que l'écriture ensuite) mais je viens de m'apercevoir que le lieu où se passe l'action (et que je ne connais absolument pas, à part par une entrée Wikipedia) est en fait à 600 m d'altitude, ce qui n'apparaissait pas vraiment dans la brève entrée. C'est l'ennui avec la réalité, il y a toujours des détails qui vous échappent et les habitants réels verraient vite que vous ne vous êtes pas assez informé.
Les noms de personnages sont en revanche très réalistes car je les ai directement volés dans une liste d'enseignants sur le site d'une Université. Ce sera le contraire d'un roman à clef, des noms réels sans aucun rapport avec les personnages.
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Libellés : nombril

