Par les Декабристы (qui ont aussi une chouette ballade d'amour à Constantinople).
mercredi 12 novembre 2008
Une Ballade pour une Bayonnette Nordiste
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Phersv
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παρομοιάζετε τάφοις κεκονιαμένοις
C'est une première phrase d'article qui joue bien des contrastes.
UNITED NATIONS, Nov. 11 -- Saudi Arabia, the oil-rich Islamic kingdom that forbids the public practice of other religious faiths, will preside Wednesday over a two-day U.N. conference on religious tolerance
Mais pourquoi préciser "riche en pétrole", sinon pour faire semblant de lancer une diversion qui rend la phrase encore plus ironique ?
"Saudi Arabia is not qualified to be a leader in this dialogue at the United Nations," said Ali Al-Ahmed, a Saudi national who serves as director of the Washington-based Institute for Gulf Affairs. "It is the world headquarters of religious oppression and xenophobia."
L'ONU devrait aussi demander à la Belarus ou la Corée du Nord d'organiser une Conférence sur le pluralisme.
Les défenseurs de la décision prennent un axe "Verre à moitié plein" : il est déjà un progrès que l'Arabie saoudite tolère l'idée de vouloir paraître tolérante, faute de pratiquer le moindre début de tolérance réelle.
Ce n'est plus pour la religion qu'on essaye de sauver les apparences mais pour la tolérance.
"Humanity is in moral bankruptcy, and we are in need of being bailed out," [a Roman Catholic priest who is co-chairman of the conference] said.
Mais le Plan de rachat des âmes par les imams et abbés est-il meilleur que celui de Paulson ?
Au même moment, l'Arabie saoudite interdit à un de ses ressortissants avocats d'aller recevoir un prix pour la défense des droits de l'homme parce que cela leur ferait de la mauvaise publicité (il avait défendu une femme condamnée à 200 coups de fouets pour immoralité parce qu'elle avait été violée).
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Libellés : laïcité
"L'esprit a besoin d'œuvres comme l'épée a besoin d'être aiguisée"
(citation approximative, A Game of Thrones, I)
Cela pourrait être un vrai événement en sortant un peu du marasme de clones sub-conan et sub-tolkien (comme Narnia).
J'espère une atmosphère d'adaptation BBC de Shakespeare comme Martin s'inspire du cycle des pièces "historiques" sur la Guerre des Roses (avec une touche de Moorcock et un petit clin d'oeil à Lovecraft pour les Greyjoy).
La métaphore historique sur les Croisades (et notamment un mélange de la Ie et de la IVe avec la différence que Byzance est un peu trop proche de Rome sur la carte) y est parfois un peu trop évidente (un peu comme chez Guy Gavriel Kay) mais il y a peu d'auteurs qui peuvent si bien utiliser la philosophie de Nietzsche dans une oeuvre de fantasy.
Bakker a expliqué que le thème réel du roman n'est pas seulement l'Apocalypse manichéenne habituelle (il y aura Révélation finale et les Méchants seront punis) mais en fait la question de l'Interprétation. Alors que dans un conte ou un roman de fantasy habituel, le Héros prophétisé est dans un monde saturé de sens et entre dans ces significations explicites en réalisant la Prophétie, son propre Surhomme nietzschéen a une conception perspectiviste qui cherche au contraire à dissoudre le Sens préconçu.
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Arsène Lupin as Badinguet & Obama
Zut, je me suis fait avoir, moi qui ai tout donné aux deux, pour leurs comptes au Nigeria :
Of particular interest were the titles Les Rêves De Mon Père and L'audace d'espérer, both of which feature a cover photo of French president Nicolas Sarkozy, a man Paris officials claim hasn't been seen or heard from in nearly eight months.
C'est vrai aussi que Michelle Obama et Carla Bruni avaient environ la même taille, on aurait dû se méfier ! Oh, mon dieu, c'est Eva Kant / Lady Beltham !
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mardi 11 novembre 2008
Hail the Geek!
Non seulement Obama est fan d'Apple mais en plus il collectionne Amazing Spider-Man et Conan the Barbarian.
o h, m y g o d !
Bien supérieur à Patrick Leahy le Sénateur du Vermont et son étrange obsession pour Batman.
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Libellés : comics
20 ans de prison pour un poème de la Saint Valentin
parce que les initiales de chaque vers déclaraient le Général Than Shwe est un mégalomane. 20 ans pour un acrostiche.
Than Shwe aurait aussi des croyances astrologiques et tel Macbeth devant Macduff, il craindrait Mme Aung San Su Kyi parce qu'elle est née un Mardi...
La répression augmente en ce moment et plusieurs dissidents et avocats sont arrêtés, comme l'indique le site Free Burma's Political Prisoners.
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Satori
Belkar, the Chaotic Evil Halfling, reaches Enlightenment.
Seriously, Shojo's speech is a good way to explain the Gloranthan concept of Illumination.
Add.
The Truth behind Humanities.
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Libellés : jdr
20 Janvier +1
Un des premiers signes manifestes de la stupidité du Président Bush fut juste après la passation officielle, quand sa première décision présidentielle le 22 janvier 2001 fut de restaurer la politique dite de Mexico City (qui dit que le gouvernement ne financera pas d'ONG à l'étranger qui peuvent préconiser l'avortement). Le geste était discutable mais la vraie stupidité était que Bush ne savait même pas ce qu'était cette "politique de Mexico City" qui devait être son premier geste présidentiel (il aurait déclaré que c'était un décret pour aider la ville de Mexico).
Le 22 janvier 1993, la première décision de Bill Clinton avait été la suppression de cette position, formulée en août 1984 par le Président Reagan à la Conférence Internationale de Mexico City sur la Population. Les conseillers de Bush tenaient donc à ce symbole (mais il fut ensuite nuancé dans la politique contre le Sida en Afrique). On dit donc que dès le 22 janvier 2009, le premier geste présidentiel d'Obama sera de supprimer à nouveau cette interdiction (dite "Loi du Baillon Global"). Cette page sur les Cent Premiers Jours de divers Présidents américains montre d'autres priorités : le premier décret de Jimmy Carter le 22 janvier 1977 fut d'amnistier les déserteurs de la Guerre du Viêt-Nam.
Le lendemain de son inauguration en mars 1933 (c'est le 20e Amendement passé juste le 23 janvier qui avança l'inauguration de mars à janvier), Roosevelt fit passer le Emergency Banking Act.
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Libellés : spirit of '76
Grodek
Trakl a 27 ans quand il est envoyé comme seul officier médical pour s'occuper d'une centaine de soldats austro-hongrois blessés à Gródek, en Podlachie. Il tente de se suicider et meurt le 3 novembre 1914 d'une overdose de cocaïne. Le poème est daté de septembre.
Am Abend tönen die herbstlichen Wälder
Von tödlichen Waffen, die goldenen Ebenen
Und blauen Seen, darüber die Sonne
Düstrer hinrollt; umfängt die Nacht
Sterbende Krieger, die wilde Klage
Ihrer zerbrochenen Münder.
Doch stille sammelt im Weidengrund
Rotes Gewölk, darin ein zürnender Gott wohnt,
Das vergossene Blut sich, mondne Kühle;
Alle Straβen münden in schwarze Verwesung.
Unter goldnem Gezweig der Nacht und Sternen
Es schwankt der Schwester Schatten durch den schweigenden Hain,
Zu grüβen die Geister der Helden, die blutenden Häupter;
Und leise tönen im Rohr die dunklen Flöten des Herbstes.
O stolzere Trauer! Ihr ehernen Altäre,
Die heiβe Flamme des Geistes nährt heute ein gewaltiger Schmerz,
Die ungeborenen Enkel.
Vers le soir, les forêts d'automne retentissent
des armes de la mort, les plaines dorées,
les lacs bleus et par-dessus le soleil
encore plus sombre roule ; la nuit enserre
des guerriers mourants, la lamentation sauvage
de leurs bouches en éclat.
Mais en silence s'amoncelle au fond du pâturage
nuée rouge, là vit un dieu coléreux,
le sang est vidé, froid de lune
Toutes les routes débouchent dans la pourriture noire
Sous les rameaux d'or de la nuit et des étoiles,
Vacille l'ombre de la soeur au travers du bois muet
Pour saluer les esprits des héros, les têtes en sang
Et doucement sonnent dans les roseaux les flûtes
obscures de l'automne
Ô deuil plus fier autel d'airain
La flamme chaude de l'esprit nourrit aujourd'hui
une douleur violente,
Les descendants qui ne verront pas le jour.
(traduction Jacques Legrand)
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Libellés : poesie
lundi 10 novembre 2008
Peut-on sauver Heroes ?
Je ne crois pas. La série va avoir encore une courte 4e Saison (si du moins elle ne coûte pas trop cher) et restera "culte" chez les Geeks mais elle a atteint son zénith dans sa première saison (et je crains qu'il n'en soit de même pour Pushing Daisies, autre concept fort qui semble vite s'épuiser). Le New York Times évoque le déclin de la série Heroes dans sa troisième Saison. Deux scénaristes-producteurs ont été renvoyés par la chaîne NBC suite à cet article d'Entertainment Weekly qui disait que la série si populaire en 2006 a depuis "sauté le requin".
Les scénaristes avaient dit qu'ils reconnaissaient l'échec de la seconde Saison et qu'ils en tiraient les leçons mais la troisième simplement mauvaise de manière nouvelle. La seconde avait introduit trop de nouveaux personnages sans intérêt, la troisième a commencé à éliminer beaucoup de ces personnages mais de manière un peu bâclée (on oublie juste Caitlin égarée dans un futur alternatif, on tue vite les trois vilains principaux Bob, Maury et Adam Monroe).
En un sens, le final de la Première saison avait déjà été un échec en caressant une idée tragique (que le tueur Sylar se révèle ironiquement le vrai héros en tuant le criminel malgré lui Peter) puis en reculant vers une idée bien plus traditionnelle (où Hiro tuait Sylar et Nathan sauvait Peter). On a l'impression que la saison 3 a le remords de cette fin, ce qui expliquerait la rédemption trop rapide de Sylar et la descente en enfer de Peter, passé très vite de martyr empathe à fratricide froid.
Un élément intéressant de la saison 3 aurait pu être le nouveau vilain, qui fédère toute une équipe vers un Final prévisible, mais son pouvoir est trop puissant et semble contredire les épisodes précédents. S'ils pouvaient depuis toujours absorber les pouvoirs des autres, pourquoi n'a-t-il pas volé l'Immortalité d'Adam bien avant ?
De même, toute l'idée centrale des mutants "artificiels" et de la "promicin" a aussi le problème que cela contredit toute l'idée de la saison 1 selon laquelle le père de Mohinder Suresh avait retrouvé les mutants par une carte du Génome humain. Le thème de l'Evolution devient un thème de Design.
De nombreux éléments ont été ratés, du plagiat de The Fly au remake de Days of Future Past (mais comme Hiro a des pouvoirs temporels, il est difficile de ne pas utiliser d'intrigue inconsistente de voyage dans le temps). J'aime bien le retour de Meredith Gordon (la vraie mère pyrokinétique de la Cheerleader) et elle a eu la chance de ne pas être écrite comme trop stupide dans ces épisodes (à part peut-être sa visite chez le Marrionnetiste), mais sa fille Claire Bennet est restée encore plus insupportable que par le passé.
Comic Book Resources répond à l'article d'EW en contrepoint (je suis notamment d'accord que les Trous Noirs n'étaient pas un problème ; la scène très mal jouée avec les Trous Noirs était le vrai problème).
Je ne demanderais qu'une seule révision : la fin des Résurrections. La Résurrection est la mort de toute fiction en épisodes en détruisant tout suspens et les personnages de Heroes sont déjà revenus trop souvent à la vie.
Il faudrait aussi éviter les impressions de Déjà Vu, notamment le cliché de l'inversion Héros/Vilain qui a déjà été faite pour presque tous les personnages (même Hiro et Claire). C'était une ambiguïté intéressante au début mais cela a fini par supprimer toute catharsis, tous les personnages étant potentiellement dans les deux catégories.
Add. "GÂCHEUR"
Je viens de voir l'épisode 3x8 (42) du 10/11, Vilains, qui est tombé à 7,8 millions spectateurs, son plus bas score depuis le début de la série. C'est un flashback (comme l'épisode 1x10) où Hiro retrouve les origines notamment d'Arthur Petrelli, de Meredith Gordon et de Sylar.
Arthur Petrelli n'était pas l'homme acheté par M. Linderman, c'était l'inverse : Linderman travaillait pour Petrelli. On ignore encore si Petrelli avait déjà son pouvoir d'absorption, il n'utilise que de la télépathie et du contrôle mental (mais il a pu voler ces pouvoirs à quelqu'un). Il y a une bonne scène où Linderman guérit les lésions cérébrales d'Angela (qui se faisait effacer l'esprit par Arthur comme Noah Bennet le faisait aussi avec sa femme pour cacher les pouvoirs de Claire) et où Angela se sert du Haïtien pour essayer de tuer Arthur (ce qui me semble contredire des scènes de la Saison 1, où elle disait vouloir cacher le fait qu'il s'était suicidé). Petrelli est un peu caricatural en criminel sans scrupule, prêt à tuer tous ses enfants pour son grand Dessein.
On apprend que la pyrokinétique Meredith Gordon est en fait la soeur de Flint (ce sont les premiers mutants de même famille à avoir le même pouvoir, sauf si on considère les pouvoirs similaires d'Arthur, Peter et Sylar). On comprend mieux comment elle pouvait connaître si bien la Compagnie.
Une fonction importante de l'épisode est de faire croire que Sylar voulait vraiment sa rédemption depuis le début. C'est vraiment une "retcon" mais il est vrai qu'il avait laissé dans la Saison 1 un message demandant qu'on l'arrête. Elle, la fille de Bob "Midas" Bishop, était plus sympathique à l'époque mais cela rend son personnage de la Saison 2 (où elle est une sociopathe) encore moins compréhensible. Les scénaristes n'ont pas d'editor ou bien ils confondent "développement psychologique nuancé" et "contradiction" (Siquid inexpertum scaenae committis et audes /personam formare nouam, seruetur ad imum / qualis ab incepto processerit et sibi constet).
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Libellés : tv
Galimafrée
Dès que je lis un site un peu conservateur, ils continuent de parler de cet échec comme un des Grands Secrets qu'on nous Cache par Idéologie keynesienne ou socialiste (alors que certains Marxistes semblent en fait aussi insister sur cet échec).
En revanche, je crois que l'argument de Krugman (qui cite comme référence l'oeuvre de E. Cary Brown, 1916-2007, un des pères du systèmes de crédit fiscal sous JFK) est plus original puisqu'il soutient que ce fut bien un échec mais parce que Roosevelt ne fut pas assez keynesien et qu'il n'y eut pas assez de déficit et de relance, ce qui créa la nouvelle Récession de 1938.
La dette américaine explose en fait pendant la Guerre à plus de 110% du PIB et même les dettes énormes actuelles de Bush fils restent bien en-deça de ce taux atteint en 1945. On est à environ 70% du PIB, ce qui dépasse le niveau de Bush Père (66%) d'avant la Croissance Clintonienne pour remonter au niveau sous Truman/Eisenhower pendant la Guerre de Corée.
Cela me désespère un peu que cette question essentielle d'histoire et d'économie semble encore si "idéologique".
Comme dirait Schumpeter (qui était d'ailleurs lui-même très pro-Hoover dans son libéralisme "liquidateur"), il est rationnel de s'appuyer sur l'Idéologie et donc sur des biais pour économiser un temps de recherche. Mais une question avec des Contre-factuels semble vraiment difficile à évaluer (l'échec du New Deal prouve-t-il celui du Keynesianisme ou bien qu'il n'y en avait pas assez ?).
J'ai moins de problème à penser (dogmatiquement, je le reconnais puisque je ne connais rien en économie) que l'échec total des baisses d'impôts (plus de déficit et plus de récession à la fois !) de Bush ne pourrait pas excuser l'économie de l'offre de l'Eglise reagano-lafferite en prétendant qu'elles n'ont simplement pas été assez importantes (comme le prétendait Edward Prescott). Bush aura réussi à ruiner à la fois le budget fédéral et ensuite le pays, en un pire des Mondes, la Dette plus la Dépression.
Il est malheureux de devoir former son opinion de manière aussi approximative et de seconde main comme tout citoyen dans un univers où l'économie mathématique est une technique trop compliquée à suivre mais je continue à croire plus à des phénomènes simples d'idéologie et, disons-le, de luttes des classes qu'à la vérité objective et désintéressée d'une telle théorie économique.
Autrement dit, je ne crois pas que ces gens se tromperaient mais seraient sincères. Je crois de manière assez simpliste et vulgaire, que ce sont des salauds et des valets des oligarques, plus attachés à des intérêts particuliers de court terme qu'à la vérité ou l'honnêteté (cf. Badinguet).
Il oublie de dire que c'est aussi à cause d'Obama que les Taleban sont puissants en Afghanistan ou que Ben Laden est toujours en liberté.
Republicans are already signaling the first post-election tactics off their shattered ideology—harping on the deficit. This is beyond ironic, of course, since the Bush Administration will have left office having overseen a rise in total U.S. public debt to its highest levels since the Truman Administration. (...)
If the Bush Administration had been forced by a cataclysm on the scale of the Second World War to leave behind a debt load of this size, that would be one thing. Tax cuts for the wealthiest households and the war in Iraq, unfortunately, is largely what brought us here.
Espérons que l'Administration Obama non seulement effacera une partie de ces textes mais saura aussi profiter un peu des "occasions" de la Crise pour des fins qui ne se limiteront pas à la même clientèle financière.
Without getting into the argument over what "Taqiya" actually is, I'm fascinated by the conservative attempt to make a simple concept -- "lying" -- sound much more sinister and essential by giving it an Islamic name
Le terme me paraît en effet un des concepts qui est trop souvent lancés par les "demi-savants" pour habiller leur rejet des Musulmans comme "autres", comme si l'hypocrisie était vraiment plus cultivée dans une tradition juridique chiite pour des raisons historiques que chez d'autres casuistes (la "restriction mentale") et tartuffes dans de nombreuses autres religions. L'anti-jésuitisme de la Légende Noire véhiculait les mêmes discours contre les Catholiques, sans parler de l'anti-judaïsme. C'est un cas où les néo-cons qui parlent de Guerre des Civilisations et des relativistes sociaux de "gauche" partagent un attrait pour l'exotisme radical de l'Autre, qui serait "incommensurable" dans nos catégories.
J'ai un robinet qui fuit et inonde ma cuisine. D'après mon propriétaire et l'assurance, je dois payer le plombier de ma poche puisque l'entretien courant est ma responsabilité de locataire (ce que je vais faire).
Mais si je laissais fuir le robinet, l'eau entraînerait peut-être un dégât chez mon voisin (et mon assurance m'aiderait) soit sur les parties communes (et mon propriétaire devrait le régler).
Autrement dit, le mécanisme rationnel devrait me pousser à maximiser le risque et à augmenter en fait les dégâts pour l'assureur ou le propriétaire, ce qui paraît très peu rationnel. Si l'assurance aidait plus à la prévention (dans l'entretien des infrastructures), n'en tirerait-elle pas un avantage ?
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Libellés : actualité
dimanche 9 novembre 2008
The Extraordinary Adventures of Baron Munchausen
Ce n'est pas vraiment mon genre d'utiliser l'entremise de ces pages pour fanfaronner ou divulguer mes quelques Réalisations d'importance, mais la seconde édition du jeu Les Aventures extraordinaires du Baron Munchausen me force à entrer dans quelques détails, qui ne sont peut-être pas encore connus de tous les lecteurs occasionnels de ce Blog.
Tout commença en fait dans ma jeunesse, en 1969. Ma mère, avant d'entrer dans l'Armée Symbionaise, était étudiante dans le Wisconsin et c'est alors qu'elle rencontra Dave Arneson, qui jouait à des jeux de figurine médiévaux et napoléoniens. Elle lui fit alors remarquer, en anti-Holiste qu'elle est toujours, qu'on pourrait jouer comme à la poupée, en prenant les figurines comme des Individus & non des Troupes. Arneson était sceptique mais je lui dis alors qu'on pourrait donner des paramètres à chaque individu, comme la "Prouesse physique" (ce qui devint la Force ensuite) & "l'Entendement" (ce qui devint l'Intelligence). J'avais aussi proposé, je crois, la Volonté comme caractéristique mais j'imagine qu'elle devint la "Sagesse", ce qui mélange de manière incommode donc une vertu avec une faculté. En revanche, n'ayant pas encore lu Weber avant d'avoir deux ou trois ans & demi, je ne peux pas dire que j'avais déjà pensé au Charisme, si essentiel pour un Kriegspiel.
La suite est bien connue, le Jeu de Rôle se développa comme tout un Hobby de l'Imaginaire & encore maintenant les créateurs de WoW m'ont dédié une section secrète de leur monde en remerciement (cherchez bien & demandez où est le Phersuland aux Personnages virtuels de ce Jeu sur Azeroth).
Mais là où les coïncidences sont vraiment surprenantes est qu'un second Hasard me fit rencontrer le réalisateur et ancien aviateur de l'escadrille de Monty Python Sir Terry Gilliam en 1986 en vacances à Carnac (au moment où j'avais découvert un nouvel alignement de menhirs qui réfutait une origine merlinienne, mais c'est une autre histoire).
Gilliam parlait alors de monter un film sur Don Quichotte et c'est moi qui lui parlai alors du Baron Munchausen, comme plus amusant dans son Nonsense & sa Witz que le Chevalier de la Manche.
Il servit la Maison royale de Hannovre, combattit les Turcs du Sultan Mahmoud Ier pour l'Impératrice Elizabeth de Russie, & il est connu pour plusieurs Hauts-faits comme avoir été l'un des premiers hommes à aller sur la Lune (après quelques autres comme Lucien de Samosate, Kepler & Cyrano de Bergerac, il est vrai), avoir délivré le Dauphin Louis XVII de France, avoir vaincu Tippu Sahib (grand-oncle du fameux Capitaine Nemo) & avoir vaincu les deux Géants Gog et Magog que les ignorants avaient pris pour des Moulins à Vent.
Alors que l'Hidalgo à la Triste Figure Quichotte souffre de son désir d'être un preux Chevalier épique dans un monde décevant et trompeur, l'imperturbable et optimiste Munchausen, digne héritier du Panglossisme & de sa métaphysico-théologo-cosmonigologia rationalis, célèbre par sa narration un Réhaussement du Réel, sublimation de l'Expérience par la faculté transcendantale de l'Imagination (on ignore souvent que Münchausen écrivit la première édition de la Kritik der reinen Vernunft qui fut ensuite affadie dans l'édition B de 1787).
Alors que Quichotte doit être corrigé par son valet terre-à-terre Sancho (qui aurait en fait envie de le croire quand il lui promet des Empires), Munchausen crée des Valets plus improbables que lui, qui peuvent sauter d'un bond au-dessus de l'Océan ou entendre le bruit d'une fourmi en Chine.
Quichotte est écrit du point de vue de Sancho (sinon, Quichotte nous apparaîtrait vraiment comme Amadis des Gaules) alors qu'il n'y a pas d'autre Narrateur que l'Omnipotent Munchausen, qui est plus prolixe que Quichotte, ce qui évite tout besoin d'explication & tout risque de thersitisme (Für einen Kammerdiener gibt es keinen Held, comme disait sa grande-tante Madame de Cornuel).
Hélas, la version de Sir Gilliam, contrairement à celle des Nazis et plus comme celle des Russes, ne cesse d'osciller entre la Prose du Monde et le Récit de Munchausen. Elle semble en être trop restée à son idée initiale sur Don Quichotte (idée qu'il recycla aussi dans son Roi-Pêcheur, trois ans après le Baron, avec la même idée perspectiviste que l'Insensé change le Sens de la réalité). C'est d'autant plus injuste qu'on ignore généralement que Cervantès a en fait tout plagié (certes, par anticipation) sur les idées du Baron.
Mais sans ce film, on n'aurait vraisemblablement pas aujourd'hui ce jeu de rôle, synthèse d'un Voyage merveilleux du XVIIIe siècle d'un Baron allemand & d'un loisir issu du Kriegspiel (Jeu qui fut aussi inventé par le Baron, d'ailleurs).
Le Jeu a l'avantage d'être une réédition de la première d'époque, celle que le Baron rédigea en Angleterre sous le règne de George III et à l'époque du Directoire (ses dernières aventures furent d'ailleurs ensuite romancées par la Baronne Emma d'Orczy dans le Mouron Rouge, ce qui influença directement le personnage fictif de Zorro, mais ce serait un autre sujet). Les allusions à l'Ogre Corse dans le texte me semble un peu étonnantes et il se peut que l'auteur soit aussi clairvoyant & prophétique que son ami William Blake.
Un léger défaut de la première version est que le Baron, en bon raconteur, ne cesse d'avoir des digressions. Cette version incorpore donc encore plus de digressions plus quelques passages plus systématiques pour les impatients et les rustres comme moi qui connaissent déjà bien les prouesses du Baron & qui se perdaient dans les méandres des récits enchâssés.
Voilà en gros les Règles (mais que cela ne vous empêche pas d'acheter le Jeu, Ladre que vous êtes !).
Les Personnages-Joueurs sont tous de Nobles Voyageurs dans une auberge de l'Aufklärung, comme le Baron (il suffit de leur donner un Titre & un Nom).
Ils vont tous échanger une compétition de Craques, Hâbleries, Forfanterie ou Gasconnade sur leurs Voyages. Chacun son tour doit raconter avec force Jactance, Rodomontades & Vantardise une de ses Aventures ou de ses Exploits, et il y est initié par son voisin ("Dites-moi, Monsieur le Prince-Electeur, comment vous avez accompli tous les Voyages de Gulliver en une seule journée ?").
Chaque joueur possède 5 pions (par exemple des Thalers de Hanôvre, mais des Livres tournoises ou des pièces vulgaires font l'affaire). Il peut donner un pion pour arrêter le récit d'un autre et le contredire (mais il serait bon que son interruption soit plus plaisante & spirituelle que vain scrupule trop tatillon). Soit le conteur accepte le pion et doit modifier l'histoire, soit il en mise un autre pour surenchérir & redoubler ainsi son récit d'une explication qui rende raison de la fâcheuse interruption.
A la fin du tour, chaque Joueur donne tous ses pions à un autre pour le Récit qui lui semble le meilleur, & le Joueur qui a le plus de pions a ainsi gagné. Tout le monde lui offre un verre de tokay.
S'il y a égalité, tout le monde boit aussi un verre de tokay ou toute autre boisson disponible, si vous préférez un Porto.
C'est donc plus une sorte de "Jeu de parloir" que ce que nous avons pris l'habitude d'appeler "Jeu de rôle" depuis que j'ai suggéré les Caractéristiques des Figurines à Dave Arneson. Le Jeu ne demande pas de préparation, ce qui est un grand avantage, mais dépend en fait seulement du Talent de tous les Participants, ce qui doit vous pousser à mieux choisir le cercle de votre Entourage.
Cette édition a aussi deux autres variantes du Jeu du Baron : une version mahometane par un ami du Baron, Sindbad le Marin (où la différence majeure est qu'on ne peut boire d'alcool pendant le Jeu) et une version enfantine (dite "Mon Oncle Le Baron") où les joueurs ne racontent le récit qu'en une seule phrase (Par exemple : "Mon Oncle le Baron a vaincu l'armée des Insurgés américains les mains attachées derrière le dos avec un pépin de pomme").
Le Jeu a été critiqué plusieurs fois sur le site RPG.net : par M. Waters, par M. Whipkey, par M. Speirs, par M. Chapman, par M. Anderson (qui a une très bonne remarque sur la vraie invention du Jeu de Rôle par les Soeurs Brontë) & enfin par M. Darlington, la seule un peu longue.
Je renvoie les lecteurs à ces textes en Anglois s'ils veulent en savoir plus. Sans grande originalité, la dernière écrit en plagiant un ton qui se veut humoristique de Galéjade, mais je trouve le procédé déplacé, prévisible & déjà trop employé, c'est pourquoi j'ai préféré n'en rester qu'aux Faits les plus authentiques & indéniables dans mon propre Message. Il ne faut pas crier au Loup ou le Lecteur pourrait se défier de ce qu'il trouve sur l'InterInfobahntopia.
Je conseille aussi le très joli site Baron Munchausen qui a des Illustrations & Esquisses sur le Baron.
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Phersv
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Libellés : jdr
Back to Comics
Allez, on a un peu trop parlé ces temps-ci du changement d'équipe de l'oligarchie capitaliste avec un homo novus. Changeons de sujet.
Mais The Onion avait déjà parlé de Kal-Al.
La musique du générique par John Williams m'émeut toujours (presque autant que la réalisation incroyablement dramatique de ce clip sur "l'organisation de communauté").
Quoi ? Quoi ?
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Phersv
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Libellés : comics
Temple of the Frog
Pendant ces vacances de la Toussaint, nous avons fait une nouvelle expérience de Mode Rétro 70's en jeu de rôle en jouant le tout premier module publié, publié dans le Supplément 2 Blackmoor (septembre 1975) de l'édition originale de Dungeons & Dragons.
Il me semble du moins que ce fut le tout premier module. Le livre III d'OD&D (The Underworld & Wilderness Adventures, 1973) a bien un vague exemple de plan de donjon avec 8 salles (avec des pièges, un dispositif complexe de salles en rotation comme dans Dungeon Twister, 4 ogres, un "basilisk" et un troll). Les règles originales faisaient déjà allusion au fait qu'on pouvait mettre dans les scénarios des "cyborgs, androïdes et robots" (la culture du Fan était de refuser de choisir entre fantasy et SF), et Blackmoor utilise directement cette idée. Mais curieusement, même le magazine de TSR, Strategic Review (printemps 1975) puis Dragon (juin 1976) ne publiait aucune aventure (la première semble avoir été dans le #21, novembre 1978), et il n'y avait tout au plus que des compte-rendus de parties. Les premiers modules officiels séparés ne vont sortir que trois ans après pour AD&D avec la série G1-3 (Against the Giants), D1-3 et le S1 Tomb of Horrors.
Le Supplement 2: Blackmoor fait 55 petites pages (avec notamment l'ajout de règles pour les classes du Moine et de l'Assassin, des monstres marins et une règle de localisation des coups qui fut ensuite explicitement révoquée dans AD&D comme incompatible avec le système abstrait des points de coup). Le scénario fait 20 pages (p. 27-47) et est la partie explicitement écrite par Dave Arneson. Il n'y a aucune mention de Niveau et contrairement à ce que le titre laisse penser, il n'y a aucune information sur le monde de Blackmoor (on n'en aura que dans First Fantasy Campaign, 1977, quand Arneson quitte TSR).
Dave Arneson a raconté qu'il avait fait ce scénario vers 1970 après avoir trouvé un vieux Crapaud en faïence dans un jardin. Il l'avait posé sur la table de jeu pour faire le Temple pour les figurines et ce fut l'origine de toute l'aventure. Il est heureux qu'il n'ait pas trouvé un Nain de Jardin.
Le scénario décrit seulement les lieux, et raconte comment un être mystérieux d'origine extra-planétaire, "Saint Stephen of the Rock" est devenu le Grand Prêtre d'un culte de la Grenouille dans le "Marais de Mil" (appelé ensuite Marais Lugubre, Lake Gloomey dans le texte). Aucun PNJ ne reçoit de nom à part lui et on ne sait pas pourquoi les PJs viennent massacrer les habitants du Temple.
Il y a quand même une vague bonne idée dans ce premier module : les PJs peuvent y rencontrer des Méduses qui ont été faites prisonnières par le Temple et qui seraient prêts à s'allier avec les PJs s'ils pensent à négocier. Mais cette bonne idée est un peu gâchée par le fait que les Méduses sont enfermées dans un cul de sac sans nourriture et qu'on peut douter que des PJ puisse penser à parlementer avec des Méduses s'ils ne sont pas au courant qu'elles sont intelligentes et ennemies du Temple.
Les trésors ne sont pas trop disproportionnés (juste quelques potions et parchemins) et il y a assez peu de monstres. En dehors des centaines de gardes humains du culte (Niveau 1-8), il n'y a guère que des Grenouilles Géantes, une Gelée Ôcre et quelques Trolls (et on ne sait pas trop pourquoi ils sont là).
Ce n'est donc pas passionnant mais finalement assez peu générique. Pourquoi avoir ainsi commencé par des Grenouilles géantes à la place d'un dragon ?
Le scénario va influencer directement l'un des plus célèbres de Gary Gygax, Temple of Elemental Evil (1979, achevé seulement en 1985), qui reprend la même idée d'un Temple isolé d'un dieu du mal qu'il s'agit de nettoyer. La grande différence est que Gygax décrit un peu plus les alentours du Temple avec le petit village de Hommlet, mais le Temple n'y est pas plus réaliste. Cela doit aussi influencer le culte xénophobe du dieu Grenouille Wastri dans Greyhawk.
Dave Arneson se fâche avec Gygax peu après 1975, part pour quelques années avec son monde de Blackmoor. Puis dix ans après, il revient chez TSR. Une rumeur persistante dit qu'il revient parce que Gygax avait été renvoyé entre temps mais d'après Gygax il était déjà en train de préparer la réconciliation et le retour du co-créateur avant son propre départ.
Arneson est toujours aussi brouillon avec ses notes (le supplément 2 avait été en fait surtout rédigé par Tim Kask, l'éditeur). C'est David Ritchie qui transforme ses notes en une série de modules, la série DA.
Entre temps, AD&D, dont l'univers est Greyhawk, a acquis un petit-frère Basic D&D. Basic D&D n'avait pas d'univers attitré mais à partir du module X1 The Isle of Dread (1980) de Tom Moldvay, il acquiert son propre univers, The Known World, qui deviendra ensuite "Mystara". La décision est prise d'adapter les notes de Blackmoor non pas pour AD&D mais pour D&D et Blackmoor décrit un passé pré-apocalyptique du Monde Connu de D&D (Blackmoor a été une intersection curieuse de plusieurs univers, une portion de Greyhawk puis une portion des Wilderlands of High Fantasy, puis le passé de Mystara et enfin un univers autonome).
Ritchie écrit donc une série de scénarios où les personnages de D&D voyagent à travers le temps par la Taverne de l'Eternel Retour (Comeback Inn, un endroit réel à Chicago et ici une auberge inter-dimensionnelle sans doute inspirée par la Old Phoenix Inn dans les romans de Poul Anderson).
Dans le premier module DA1 Adventures in Blackmoor, ils doivent aider le Baron de Blackmoor contre les Afridhi, des sortes de Huns/Mongols guidés par une Prophétesse du Dieu du Feu Zugzul, mais aussi pour que Blackmoor gagne son indépendance de son lointain suzerain du sud, l'Empire de Thonia.
Dans le second, DA2 Temple of the Frog (Niveau 10), on a un remake bien plus développé du premier module. Cette fois, le Marais est enfin décrit et il y a une raison pour y aller. Les PJs se font recruter par Fletcher "The Fetch" William, le Doyen de l'Université de Blackmoor et maître des espions, pour aller sauver la Comtesse Rissa Aleford des Lacs. Il est même précisé que le Roi de Blackmoor (il n'est plus Baron depuis qu'il a déclaré sa sécession) est amoureux de la jeune comtesse mais que celle-ci lui préfère son plus fidèle lieutenant, Svenny, Baron de Newgate. Avec l'aide de Maître Miklos Haruska, le chef de la Guilde des Voleurs de Vestfold, ils ont identifié les preneurs d'otages comme les Frères du Marais et les aventuriers doivent donc explicitement infiltrer le Temple (et non pas simplement l'attaquer brutalement).
Les cartes sont nettement plus jolies et il y a des illustrations très évocatrices par Mark Nelson.
On en apprend nettement plus sur les origines de Saint Stephen, qui a aussi plusieurs alliés de son équipage. Ce sont des humanoïdes à la peau un peu verte. Il se sont mutinés à bord du Vaisseau spatial naufragé FSS Beagle (allusion à un roman de Van Vogt qui a aussi donné à D&D le displacer beast). Le recteur de l'Ordre Brand
Kirk s'occupait des hydroponiques du Vaisseau, le chancelier Dygar Mendel était chargé de la logistique, l'officier Lynn Raupp s'ocupe de la sécurité dans la Cité de la Grenouille, et enfin le Magus Willis Strom, ingénieur, s'occupe des Machines dans le Temple, dont plusieurs ordinateurs pour gérer les expériences de génétique qui produisent des mutants amphibiens et des Cyborgs.
La Cité Grenouille n'est plus seulement un simple "camp" mais un vrai village. Il a maintenant plusieurs PNJ comme Black Nell, une sorcière qui tient une des multiples auberges où glaner des informations. Il y a aussi un secret assez amusant, un cyborg téléguidé qui s'alliera aux PJs mais qui travaille pour d'autres survivants du Vaisseau Beagle (ceux qui vivent plus au sud dans la "Cité des Dieux") pour s'auto-détruire et faire exploser le Temple.
Il y a deux adaptations du scénario pour les règles de D&D3. La première est la version approuvée par Dave Arneson qui a récupéré le monde de Blackmoor par Harley Stroh (Zeitgeist Games). Ils ont plus développé le Marais avec plusieurs villages et ils ont ajouté quelques idées comme des monstres hybrides avec des éléments batraciens, une sorte de sangsue-tétard qui pond à la Alien des tétards dans le corps.
En revanche, les plans noir & blanc sont plus moches que dans la version de 1986.
Il y en a une seconde, gratuite, proposée par l'éditeur Wizards of the Coast, Return to the Temple of the Frog, qui consiste en gros en un remake de la version de 1986 mais en supposant que les joueurs ont déjà fait le DA2, que Saint Stephen y a été tué et qu'ils viennent le "revisiter". Je ne veux pas spoiler mais comme souvent dans les "Return to..." (comme Return to the Tomb of Horrors) cela a un intérêt surtout nostalgique si vous aviez joué le scénario d'origine à l'époque et n'en avez qu'un souvenir confus, mais cela n'en a pas si vous voulez les jouer à la suite puisque les scénarios se ressemblent trop : ici Stephen revient, mais comme un mort-vivant cyborg...
Nous voulions tester les règles d'OD&D et j'ai repris le plan du scénario de 1975, avec quelques idées sur le contexte tirées du DA2 (la motivation) et de la version Zeitgeist (notamment les sangsues Aliens).
Il y avait trois personnages de haut niveau : un Moine de 10e niveau (un "Grand-Maître du Vent du Sud"), un Clerc (Patriarche) et un Paladin. Le Moine était en fait un des membres de l'équipage de Saint Stephen pour que la découverte finale puisse être comprise.
Le Prêtre et le Paladin ont été efficaces contre les maladies du Marais, et le Moine de cette version est terrifiant dans ses arts martiaux (plusieurs attaques par tour et beaucoup de dégats, bonne Classe d'armure mais moins de PV que le Paladin).
Le Prêtre a été gêné de ne pas avoir de sorts de Charm Person (qui n'existent que pour les Mages) et pas de Jedi Mind-Trick quand ils se sont finalement fait repérer.
L'infiltration a failli très mal se terminer et j'ai cru que j'allais autoriser mon tout premier "Total Party Kill" de ma vie de Maître du Donjon, ce qui aurait un peu gâché la fête. Mais ils ont pu par chance tomber sur les Méduses et s'allier avec elles contre les nombreux gardes du Temple. J'aurais dû booster plus le niveau de Stephen, qui n'a pas tenu longtemps contre eux.
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samedi 8 novembre 2008
Obama et les Blancs du Sud
Il est peut-être prématuré de n'avoir que des analyses sur les sondages de sortie des urnes mais c'est surtout pour pikipoki qui voulait des sources sur mon affirmation qu'Obama avait en fait perdu des voix blanches dans les comtés du Sud.
Globalement Obama a eu un peu plus de voix de Blancs que Kerry :
Selon CNN, Kerry avait eu 41% chez les Blancs (contre 58% pour Bush) et en 2008, Obama aurait eu 43% contre 55% pour McCain. L'écart est faible mais Obama a surtout mobilisé plus de voix des non-Blancs, notamment Hispaniques où il a fait nettement mieux que Kerry, comme le montre Yglesias).
Mais dans le cas du Sud, c'est plus difficile à déterminer. Je ne retrouve pas la référence sur CNN qui comparait des votes blancs des comtés du Sud et qui disait qu'Obama avait fait nettement moins bien que Gore et Kerry.
Yglesias (+ Sullivan) montre les rares comtés où Obama a perdu des voix globalement par rapport à Kerry malgré l'augmentation de la mobilisation noire :
Il s'agit notamment de comtés de l'Oklahoma (mais c'est globalement équivalent sur l'Etat), de l'Arkansas (+4% pour McCain sur tout l'Etat - fidélité à Clinton ??), de Louisiane (+2% sur l'Etat) et Tennessee.
Ambinder dit (sans citer ses sources, hélas) que le vote blanc employés à col blanc du Sud a baissé pour Obama tout en augmentant globalement chez les Blancs pauvres et sans diplome universitaire :
So Barack Obama's victory equation: 1.20 (African American voters are a share of the electorate) + 1.0 (Hispanic voters, shifting their allegiances to the Democratic Party, particularly in the West) + 1.XX? (18 to 29 year old turnout, goosed by higher numbers among younger Hispanics) + a larger share of working class / non college whites than John Kerry (6 percentage points).
Geographically, Obama and the Democrats picked up a lot of suburban white collar counties in the Midwest and West... and lost ground in the South, doing worse than Kerry, Gore and Clinton.
AP écrit que la stratégie sudiste républicaine continue à avoir des effets, même si le prix national risque d'être la marginalisation :
For all the talk of President-elect Obama's inroads in "New South" states like Virginia and North Carolina, the numbers in the Deep South are stark. Some 90 percent of white voters supported Republican John McCain in Alabama and Mississippi, according to Associated Press exit polls. In South Carolina, Louisiana, Georgia and Texas, it was about 75 percent or more.
Une des choses amusantes est qu'Obama a eu 78% du vote juif alors que Gore avait eu 80% avec un co-listier juif : autrement dit l'apport de Lieberman avait été vraiment inutile en 2000 ou bien le Grand Schlep (et Sarah Palin, plus que Sarah Silverman) a été très efficace.
Add.
Chazelle ironise sur le vote blanc : après 8 ans de Bush, les Républicains n'auraient perdu qu'1% dans cette population au niveau national (Gore avait eu 42% des Blancs).
On peut vraiment remercier les Hispaniques, qui rejettent en bloc les Républicains (66% pro-Obama alors que Kerry n'avait eu que 53% de leurs votes), peut-être en partie à cause du discours sur l'immigration (même si Bush et McCain étaient plus "modérés" que leur Parti sur cette question). Si la population WASP était aussi fortement majoritaire que par le passé, McCain l'aurait largement emporté.
Cette étude du vote "asiatique" (site de l'étude) montre qu'il est très contrasté. Ils sont environ 15 millions (dont un tiers en Californie) donc 5% de la population mais d'après les projections ils seraient environ 10% dans 50 ans. Ils ont soutenu Obama à 62%, presque autant que les Hispaniques (67%). Les Américains d'origine indienne, japonaise, chinoise seraient plus fortement Démocrates, les Coréens seraient plus partagés alors que les Américains d'origine vietnamienne sont nettement Républicains (il semble que cela soit même au-delà de la candidature McCain).
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Libellés : spirit of '76
vendredi 7 novembre 2008
Deux Représentants incroyants réélus
Bon, tant pis, la Folle en Christ Michele Bachmann a été réélue dans le Minnesota avec 187 805 voix (46.4%) contre 175 784 (43,4%) pour le démocrate, une différence de 12 021 voix.
Mais il y a aussi quelques "Infidèles" aussi qui sont réélus dans la Chambre.
John Olver (le Représentant de Amherst, Mass. depuis 1991) serait agnostique (mais je ne trouve pas de source claire à ce sujet, il semble juste qu'il n'affiche aucune croyance).
Plus clair, Pete Stark (Représentant d'Alameda, Californie) est une curiosité : un "Unitarien" qui, lui, ne dissimule pas son athéisme, c'est-à-dire qu'il continue à se considérer comme membre de l'Eglise unitarienne, qui accepte à peu près tout crédo de ses membres, mais qu'il ne croit pas en l'existence d'un Être suprême. Stark serait le premier Représentant du Congrès à être aussi franc comme athée (même si on peut se poser des questions sur l'histoire d'autres politiciens, y compris un certain jeune Sénateur de l'Illinois, Lincoln, pour ne pas parler d'un autre ex-Sénateur de l'Illinois sur lequel j'ai parfois des doutes en lisant la biographie et notamment son choix de la Trinity Church).
Il y a sans doute d'autres athées et agnostiques mais ils sont "dans le placard", et on les cherche parfois chez certains chrétiens qui n'ont pas précisé d'église particulière mais qui sont peut-être plutôt des "déistes" (comme l'était Jefferson), par exemple Neil Abercrombie, D-HI, le Sénateur Mark Udall, D-CO (la branche non-Mormonne de la dynastie Udall), Rep. John F. Tierney ("Catholique" peu pratiquant), D-MA, Earl Blumenauer, D-OR, Rep. Tammy Baldwin, D-WI (Représentante lesbienne qui n'a pas répondu à la question de son appartenance religieuse).
Mais à l'inverse l'intègre Bill Bradley, l'ancien Sénateur du New Jersey qui menaça un peu Gore en 2000, était, paraît-il, un Presbytérien très pratiquant, mais il refusait de répondre à cette question à cause de sa conception austère de la Séparation de sa vie religieuse et de la politique.
Cela n'a rien à voir mais Mark Wahlberg était interrogé sur France 2 et il a dit qu'il avait échappé de peu à la mort le 11 Septembre (il devait voler dans un des avions) et que cela prouvait bien que la Foi (catholique) l'avait sauvé.
J'ai parfois froid dans le dos en constatant que certains croyants américains sont ainsi incapables de tirer les conséquences de telles stupidités (les victimes d'un attentat ou d'une catastrophe payent donc un manque de Grâce ???).
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Libellés : laïcité
jeudi 6 novembre 2008
Une goutte d'indigo
Via Cosma Shalizi (qui avait réalisé les célèbres cartogrammes représentatifs de la démographie de 2004), de nouvelles cartes (voir aussi celle des changements sur le New York Times) :
D'abord les comtés en 2004 : 
Et maintenant en 2008 : 
Pour un Daltonien comme moi qui n'a en plus pas de sens du relief, je peux vous dire que le contraste n'est guère visible... Décidément, sans vouloir faire du Siegfried, la géographie est un destin pour longtemps...
En passant, suis-je le seul à être choqué qu'ils aient tous décidé de garder l'opposition bleu/rouge de 2000/2004 ? En 2000, le rouge était la couleur de l'opposition et en 2004 de la majorité mais elle aurait donc dû redevenir selon la règle celle d'Obama. Les Conservateurs américains se retrouvent maintenant associés durablement à la couleur du Parti communiste...
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Libellés : spirit of '76
Meae Culpae
Je vais peut-être arrêter un peu de parler de politique à nouveau maintenant que je suis rassuré (et pour ne pas faire trop mentir mon pacte que ce blog était consacré aux jeux de rôles et aux comics).
En gros, je me suis complètement trompé sur tout, à part la nullité de Sarah Palin, mais bon, ça c'est manifeste pour tout le monde sauf sur les franges de NRO/TheCorner.
J'avais regardé le discours de 2004 d'Obama sans enthousiasme. J'en parle là à l'époque et je trouve sa rhétorique religieuse peu intéressante alors que les Américains (comme Sâle Bête), eux, ont tout de suite perçu son Charisme.
Puis en novembre 2004, je dis qu'Obama n'a guère de mérite à avoir gagné contre Alan Keyes dans l'Illinois et que les Américains s'illusionnent en y voyant un sauveur.
Encore en février 2007, je n'y crois pas du tout :
Obama a beau être éloquent et charismatique, il est sans doute trop tôt et même les éloges dont il fait l'objet sonnent plus comme de l'étonnement que comme un vrai soutien réaliste.
Et je trouve John Edwards un choix plus réaliste parce que je reste dans le cliché clintonien qu'il faut un Démocrate populiste du Sud. Quand on sait à quel point sa campagne a été un désastre et à quel point on doit se féliciter qu'il n'ait pas été choisi, c'est une erreur totale.
Même après sa victoire contre Clinton, je continue à dire que Clinton aurait été meilleure. Ah ah ah.
Je crois même avoir dit que Biden ne serait pas pris à cause de toutes ses gaffes, ah ah.
Mon raisonnement était que seul Obama aurait pu, parmi les candidats sérieux, échouer après 8 ans de Bush, et que seul McCain pouvait, parmi les Républicains, réussir à prétendre se distancer de cet héritage.
En fait, ce fut le contraire : McCain s'embourba dans un ultra-bushisme pour conquérir la base qui ne l'aimait pas et la stratégie de mobilisation des jeunes et des minorités fut cette fois un vrai succès.
De plus, je me montrais dogmatiquement sceptique contre les sondages par superstition alors que 538 a été spectaculairement précis, comme mes commentateurs me le disaient.
Bon, ben voilà, hein, je crois vraiment qu'il faut que je me limite à parler de domaines où j'entends quelque chose. C'est-à-dire en gros seulement les jeux de rôle de 1973-1980 et l'histoire compliquée de la Justice Society of America.
Add. Zut, on va croire que j'ai tout plagié sur David Kurtz, on a quasiment les mêmes erreurs !
Des nouvelles sportives we can believe in
J'avais aussi tort de dire que cela pouvait dépasser la "politique de l'identité". Le vrai changement n'est pas qu'il soit noir mais qu'il soit le premier Président Geek. D'ailleurs, je lui trouve quelque chose de Monsieur Spock dans son flegme impressionnant (et il est vraiment un Trekkie).
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Libellés : nombril
mercredi 5 novembre 2008
L'anomalie alaskienne
Non seulement ils donnent Sarah Palin, mais en plus ils réélisent Ted Stevens, juste après qu'il a été jugé coupable de sept crimes (je suppose que ses "cadeaux" seraient comptés comme "abus et recel" en droit français mais je suppose que je dis n'importe quoi dès que j'utilise un terme juridique).
Il est vrai que Ted Stevens (85 ans) est Sénateur de l'Alaska depuis 1968, soit 40 ans, ce qui doit donner aux Alaskiens un peu l'attachement indulgent que certains Français semblent avoir pour notre Président précédent. Les sondages se sont trompés et il a eu un score bien supérieur à ce qui était prévu (peut-être que les électeurs n'osent pas avouer qu'ils vont voter pour un politicien jugé coupable).
Il va y avoir un recompte (comme dans le Minnesota pour Coleman d'ailleurs).
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La fin d'un cycle Phoenix/Chicago
Il est rare que j'apprécie le chrétien-social fondamentaliste Rob Dreher mais il a (via) une bonne formule en parlant d'une coïncidence dans ce "parallélisme poétique" digne d'un scénario de fiction (traduction libre) :
1. Le mouvement conservateur moderne commença avec la défaite écrasante du Sénateur de l'Arizona Barry Goldwater en 1964.
Il se termine avec la défaite écrasante de son successeur, le Sénateur de l'Arizona John McCain pendant l'élection présidentielle de 2008.
2. La gauche moderne commença son implosion avec les émeutes à Grant Park pendant la Convention démocrate de Chicago en 1968.
Ce soir, la gauche moderne renaît à Grant Park à Chicago où un Démocrate noir de Chicago célèbre sa présidence.
En revanche, je crains que la Guerre Civile de 1860-1865, prolongée depuis 150 par l'amertume des différentes cultures du ressentiment, ne soit toujours pas terminée, même si le Sénateur de l'Illinois devenu jeune Président accomplit enfin les promesses ouvertes naguère par le 16e Président, Abraham Lincoln.
La stratégie sudiste des Républicains continue à être très efficace, comme elle l'est depuis Barry Goldwater et surtout Richard Nixon, malgré les quelques pertes latérales en Caroline du Nord et en Virginie. Ce qui est nouveau est plutôt que la stratégie de coalition "arc-en-ciel"/bleue claire des minorités et des modérés a fini par l'emporter contre celle des évangélistes et des ploutocrates.
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Libellés : spirit of '76